Humeurs

Mon Ambiguité.

Ambiguus, de ambigere, douter, de amb, autour (voy. AMBE), et igere, pour agere, pousser (voy. AGIR) ; mot à mot, qui pousse de deux côtés…

Vous l’avez toutes et tous compris, c’est l’étymologie du mot qui régit nos écrits en ce jour…

Ambigu : qui pousse de deux cotés… 

L’introversion et l’extraversion sans doute… Une façon de se protéger et de ne pas se dévoiler en jouant à la fois la carte du mystère et celle de la retenue. Ou l’extravagance d’un mensonge éhontement proféré pour semer le doute et donner du poids à sa personnalité…

J’ai longuement pour ma part, utilisé ces deux « côtés » de l’ambiguïté. J’ai secrètement gardé ma sexualité, et l’ai ainsi rendu mystérieuse et en proie à toute l’imagination des intéressés. Mais j’ai aussi usé de ces mensonges, ceux qui répondent plus ou moins au mystère mais qui finalement n’assouvirons pas les désirs de connaissance de nos interlocuteurs.

Oui mais voilà je doute… C’est normal me direz-vous, c’est ambigu…  Après tout l’ambiguïté sert à cela, faire douter notre lecteur, le troubler pour finalement le rendre vulnérable. Vulnérable à quoi ? Nos charmes ? Comme toi L. ?

Lorsque durant ces quelques interminables nuits passés à mes cotés, où tu me caressais comme pour me faire douter au sujet de tes sentiments ? Des miens ? Ou ce n’était peut-être finalement que dans le but d’ôter ce doute ; qui t’envahissait ; de ne jamais pouvoir être aimé, tout cela sans devoir assumer une réelle relation…

C’est sans doute ça l’ambiguïté, dissimuler pour ne pas avoir à payer. Profiter sans jamais avoir à donner. Un peu comme quand je me proclame « inapte a l’amour », ou si l’on préfère « apte pour la nuit »… Finalement j’assouvis mes besoins sentimentalo-sexuel sans avoir à donner en « tout temps »…

Je suis ambigu… Je m’en rends bien compte, mais là ou c’est ambigu c’est que je le suis avec moi même. Je m’endurcis et j’appelle à l’aide… Je suis vrai et je mens… Je suis moi et celui que je dois être… Il n’y a plus de place que pour la confusion, et ça va être une belle confusion aujourd’hui.

Confondez nous, confondons nous, parce qu’au final se confondre, c’est se brouiller et unir, identifier et étonner, c’est finalement équivoque pour ne plus dire… ambigu.

23 Responses to “Mon Ambiguité.”

  • Selon toi l’ambiguïté c’est une sorte de carapace?!

  • Selon moi l’ambigüité c’est une multitude de facettes, celles exposés ici sont celles que j’utilise, ou qui mon marqué. Il va sans dire que la liste et loin d’être exhaustive.

    Attention cependant, ce n’est pas a proprement dit, telles chose, ou telles autres. L’ambigüité a ce pouvoir d’être ou de ne pas être. Un coup noir, un coup blanc. En fonction de cette possibilité c’est tout a chacun d’essayés de s’en accommodé afin d’en tiré le meilleur partie.

    C’est drôlement bien jouer le coup du anonyme sur son article… Sauf que j’aurais vu une petite case a cocher avant d’envoyer le commentaire. “Apparaitre sous son pseudo”. Parce que là, impossible de semer le troubles dans l’esprit des lecteurs, et lectrices…

  • je reviendrai te lire demain… maintenant dodo…

  • @Dacoste : avec qui se confondre… ??? l’ambiguïté n’est pas forcément “normale”, elle est parfois un choix, souvent une obligation… plus souvent encore : une interdiction…

  • Dacoste il est où ton compte-rendu de mardi?tu te souviens que t’avais promis…

  • @Dacoste : en tout cas, là, tu étais sincère et pas ambigu…

  • Lucia : Je suis toujours sincère. L’ambigüité na de sens qu’en terme de petites choses… On ne pourrais pas vivre pleinement sa vie dans une ambigüité totale. Ce serais trop de mensonges et de dissimulation pour un esprit saint :).

    Je n’ai pas vraiment saisie ton avant dernier com par contre… tu trouve que je parle de l’ambiguité en terme de normalité?

  • Mais on est tous ambigus : tu parles de la même façon à tes parents qu’à tes potes ? Tu leur dis les mêmes choses ? Tu parles à ta chérie de la même façon dans l’intimité et en public ? T’es le même à la maison et au bureau ?

  • Tu trouve que c’est de l’ambigüité? Certes on est différents face aux différents interlocuteurs de notre vie mais il y a généralement den grande similitude.. Ou alors dans quel cas tu n’est plus ambigu… mais Schizophrène…

  • Aïe aïe aïe Dacoste. J’ai remarqué que chacune a sa sensibilité sur un sujet bien particulier ici. La mienne se porte sur les maladies mentales. Juste je veux faire un aparté, la schizophrénie ne signifie pas “personnalités multiples”. C’est un glissement commun qui est souvent commis par des gens tout à fait innocents, je ne te blâme pas. Mais on parle de schizophrénieS pas de la schizophrénie, parce que ça regroupe un ensemble de pahtologies liées à des troubles dissociatifs de la pensée. Sans vouloir entrer dans la médecine pure, les schizophrénies comportent des troubles de l’apprentissage, et des problèmes comportementaux. C’est un peu des “dys” (fonctionnements, lexies, etc.), mais en pathologique.
    Je dis ça juste parce que je connais quelqu’un de schizophrénique et je peux t’assurer que cette personne n’a pas du tout plusieurs personnalités !
    Après cette minute médico-culturelle, j’en reviens à tes moutons : un être humain est un tout composé de multiples facettes (l’enfant, l’homme/lafemme, le mari/l’épouse, l’employé/le patron/le collègue…).

  • J’avais hésité a l’utiliser puis bon la flemme a prit le dessus :D. Désolé pour ce “glissement” et merci pour cette minute :).

    D’accord pour l’enfant, mais les autres ça fait plus fonction que personnalité… Je sais pas si c’est moi qui cogite bizarre ce soir. Mais l’ambiguité c’est caractèrement parlant en quelque sorte. Tes exemple finalement c’est plus statutairement parlant… Est ce que dès lors c’est la même ambigüité?

  • Je vois très bien cette nuance… Mais selon nos “rôles”, ce que je veux dire, c’est que notre personnalité change, enfin, pas intérieurement, mais en façade. Alors est-ce que l’ambigüité fait partie de nous ou est-ce qu’elle n’est qu’une carapace, une suite de masques… Il est bien tard pour avoir ce genre de débat (déjà qu’en terminale, les cours de philo de l’aprèm, ça me faisait dormir…).

  • Ouais il est tard mais c’est pas grave demain il serat re là :D. Je me motive et je file pour de vrai. Merci en tout cas pour ce début de débat il fut pour ma part fort instructif.

  • @Dacoste : je voulais dire, quand il y a ambiguïté c’est qu’il y a doute, quand il y a doute c’est parfois qu’il y a difficulté à assumer sa propre identité (parce que nous ne sommes pas tels qu’on nous attend), ou sa différence (par rapport à une “normalité” sociale ou familiale)… d’où le terme “interdiction” : c’est le groupe social qui nous dicte ce qu’est ou devrait être notre normalité, pour s’en protéger on joue parfois d’ambiguïté… Après, il faut distinguer, ambiguïté et mensonge-dissimulation-tromperie… J’ai bien compris que tu parlais du jeu… de la légèreté qui permet de se sortir d’un mauvais pas, par une pirouette de langage, par un gentil mensonge… Euh… c’est un peu compliqué ce que j’ai dit… j’ai du mal à le comprendre moi-même… En résumé : ambigu pour quoi faire ???

  • Nan c’est bon c’est assez clair si on prend le temps de marquer la pause :).

    Bon nous sommes d’accord le doute fait parti inhérente de l’ambigüité, que ce soit dans la situation ou dans notre personnalité. Je comprend maintenant le pourquoi du comment de cette “normalité” et je suis tout a fait de ton avis quand tu dis que l’ambigüité peu servir a facilité l’intégration dans cette norme ou du moins d’obtenir cette illusion de normalité :).

    Là ou je suis pas d’accord, c’est en terme de but final, qui est de ce sortir d’un mauvais pas. Pas seulement, c’est aussi pour, si je puis dire, entré dans un bon pas :). L’ambigüité n’est pas seulement fausse ou mensongère, elle est aussi tendancieuse et vraie. Car dans l’ambigüité, on peu être sincère… Mais les gens n’en ont jamais la certitude…

  • Ambigu et/ou ambivalent?

  • C’est vrai que le terme d’ambivalence colle parfaitement a l’idée, je ne sais pas a vrai dire ou l’on peu réellement différencié une ambivalence d’une ambigüité…

  • Là ou l’ambigu “pousse” l’ambivalent “vaut”. Dans ma tête, l’ambigu agit de façon ambigue tandis que l’ambivalent subit son ambivalence…

  • J’aurais pas vu la chose comme ça… Du moins pour l’ambivalence, c’est le terme subir qui me chagrine… Subit ton vraiment son ambivalence… Finalement être ambivalent c’est plus ou moins maitrisé la chose nan? l’ambigüité a ce coté free lance, qui peu laisser pensé que justement on ne maitrise pas trop la chose que du coup c’est ambigu car on ne sait pas. L’ambivalence au contraire m’apparait beaucoup plus voulu, beaucoup plus maitrisable. Subir c’est un peu, endurer quelques chose qui survient sans que l’on s’y attende… enfin j’ai cette impression.

  • Moi, c’est comme ça que je le vis. Sans savoir que c’est de l’ambivalence, en se sent un peu comme une girouette qui tourne au gré d’on ne sait quel vent. C’est juste qu’on veut tout et son contraire. Une fois qu’on sait qu’on est comme ça ( ambivalent) le tour de passe-passe consiste à ne toujours pas savoir pourquoi on change d’avis, mais à y voir des choses positives et se dire que quelque part, on vit 2 vies…
    Enfin, moi je vis mon ambivalence comme ça.

  • Logiquement. Mais je ne sais pas ce qui me pousse a penser que c’est tout de même choisi. Enfin en tout cas je pense que de la même manière qu’une ambigüité, ça apporte son charme a un personnalité et un peu d’aventure ^^.

  • Je crois qu’il n’y a que moi qui la connait, mon ambivalence… Les autres pensent que j’ai une grande gueule et des idées arrêtées :)

  • Sa m’amène a un tout autre sujet. Les “autres” ne prêtent finalement pas réellement d’intérêt a la réel personnalité des gens, ils ne s’arrêtent qu’a leurs image principale, un peu comme une première impression… Je trouve ça moche… C’est important de connaitre un minimum son interlocuteur ne serais que pour le comprendre…

Répondre à La Fille Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>