Coeur

Qu’importe le garçon, pourvu qu’on ait l’ivresse


Article sélectionné par La poupée russe lors de sa semaine de rédaction en chef

Je suis amoureuse. Ce n’est pas franchement un scoop mais le fait est que ça dure, et que j’ai largement dépassé la date de péremption de Beigbeider (l’amour dure trois ans) et des scientifiques (l’amour dure un an).

Qu’importe le garçon, pourvu qu’on ait l’ivresseAvant de rencontrer le garçon qui partage mes nuits, j’avais des coups de foudre, des envies subites, des passions de cinq minutes… Mais rien de durable. Là, on vient de fêter nos quatre ans et demie, et je suis toujours aussi fétichiste de mon copain.

Si un jour vous vous demandez si vous êtes amoureuse, suivez le guide…

- Je ne dors jamais sans t-shirt porté préalablement par lui (que je parfume en fouinant sa trousse de toilette si l’odeur s’estompe).

- Je n’ai jamais de temps pour faire la vaisselle mais j’en ai toujours pour aller boire un verre avec lui. On prend au moins une heure par jour pour nous, à discuter, à se raconter notre journée… et on n’a jamais été en rade de sujets de conversation.

- Je le prends en photo quand il part en voyage, histoire d’avoir une “dernière” photo si quelque chose lui arrivait.

- Je lui ai offert une bague pour pouvoir identifier son cadavre si jamais il avait un accident d’avion – il passe sa vie dans l’avion. Vous trouvez ça absurde ? Tsss, welcome dans la vie d’une fille amoureuse.

- Je lui ai volé (il était consentant) sa bague “familiale”. C’est une sorte de talisman, j’aime bien l’avoir sur moi, même si elle est bien trop grande pour que je la porte.

- Je me suis convertie à Ikéa comme je serais entrée en religion. Il voue un culte à Ikéa, mais bon, c’est plus original que le foot, pas vrai ?

- Je ne veux pas d’enfants mais si j’en voulais, il serait leur père. Evidemment.

- Je ne veux pas me marier mais si je voulais disparaître, je prendrais son nom. Evidemment :)

- Je tolère sa frénésie de shopping. On a cinq ordinateurs, douze clés USB, huit enceintes et cinquante machines inutiles dans l’appart’… mais ça reste mieux que le foot, pas vrai ? Et puis il faut voir ses yeux quand il rentre avec quinze nouveaux CD qu’on n’aura jamais le temps d’écouter : ça vaut le prix qu’il y met.

- Je me nourris actuellement uniquement de pain et de soupe, parce qu’il a décidé d’expérimenter ses machines à pain et à soupe. Et je me suis aperçue que l’amour avait un goût. Celui de la soupe maison.

- Je ramasse patiemment ses chaussettes tous les jours. Il ramasse patiemment mes fringues dans la salle de bain.

- Hier, je lui ai repassé des slips. OH MON DIEU. Mais ça me détendait. (Je m’excuse vite fait auprès de Simone de Beauvoir, qui reste ma grande héroïne : t’inquiète Simone, je suis et reste féministe.)

- J’ai des insomnies quand il est en voyage. Rien contre quoi me caler, aucun rempart contre les cauchemars : je déteste dormir sans lui.

- Je cristallise totalement. Pour moi, il est bien plus qu’un garçon. Il est minéral, il est solide, il est la fondation dont j’ai besoin pour avancer. Il est le point zéro. Je me demande si je vais, un jour, le considérer simplement comme un être humain.

Le plus bizarre dans tout ça, c’est que je ne suis pas du tout romantique – à la base. Je ne suis pas intéressée par les trips avec bougie, fleurs et chocolat, pas intéressée par les jolies robes et la vie de couple… non, vraiment pas. Mais je suis intéressée par lui. C’est peut-être ça qui fait durer la magie.

(Ça, et la soupe maison.)

10 Responses to “Qu’importe le garçon, pourvu qu’on ait l’ivresse”

  • Et bien toi tu es dans le “ou plus si affinités”.Hé oui le véritable amour ouvre de nouvelles options et nous apprend plein de choses sur nous-même. Enfin, moi le véritable amour je l’observe sur mes amies !!! Et l’amour leur va bien .
    Allez que ça dure pour touuuujouuuuuuuurs votre amouuuuuuur.

  • Je dirais sentimentale mais pas romantique en effet! Repasser ses slips?! Ça se repasse???!

  • Bah bien sur que ça ce repasse un slip!!! Nan je déconne un boxer encore mais un slip…

  • Waouhhhhhhhhhh

  • Je garde cet article au chaud.
    Même s’il paraît que si on se pose la question “suis-je amoureuse?” ça veut déjà dire que non, pas vraiment.
    C’est tellement une évidence parait-il …

    (Et vive les machines à pain, si, si!)

  • Alors j’ai tout bon moi aussi (tiens quatre ans et demi, comme toi, d’ailleurs). J’adore ton passage sur la cristallisation. Moi, je lui dis souvent qu’il est mon chêne, mon arbre, rapport aux racines pour la stabilité, il est ma famille, l’écorce pour la force tranquille, il est mon repère , et les branches pour garder la tête en l’air, et nos rêves…
    Ca vit longtemps un arbre, bien plus que 3 ans!

  • Gosh, tu vas ruiner mon cynisme, là. Très bel article, ça donne envie de manger de la soupe et de ramasser des chaussettes.

  • Ton article m’a fait font fondre… Je me reconnais dans chaque ligne. Il m’a aussi fait repenser à la chanson de Stephan Eicher “Combien de temps” ;)

    “Et je bois, je bois et je suis saoul de toi, saoul de toi”

  • très bel article, je partage tout et pour moi l’amour dure plus de 10 ans (avec un bébé en prime)

  • Super!!!!!!!mais Ikea bof…..

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