My Space

Le jour où j’ai acheté Playboy

Je les vois d’ici vos yeux écarquillés. Playboy? WTF? Vous vous demandez si finalement je ne trahirais pas ici une de mes facettes perverses et lubriques….Ça lui aurait monté à la tête, le pays des Omaillegod.

Le jour où j’ai acheté PlayboyOu alors, peut-être que dans la vraie vie, j’ai toujours voulu être une BB (non, pas Brigitte Bardot, faut pas pousser non plus), mais plutôt une de ces Brainless Bunnies, vous savez, ces filles décolorées aux cuisses fuselées moulées dans des justaucorps roses agrémentés d’une toute petite queue de lapin, qui gambadent sur la pelouse taillée aux ciseaux à ongles de la Playboy Mansion, ou zozottent des inanités en se pendant lascivement aux coudes ridés d’un Hugh Hefner plutot décati, malgré la chirurgie et le pognon.
Et bien non, rien de tout cela…….

Le magazine vient de changer de rédacteur en chef et d’esthetique par la même occasion. Plus lourd que le Vogue, glossé, raffiné, rien que le papier vaut son pesant de photos de qualité et de textes bien ecrits.

D’abord, la couv accroche. Janvier 2008, Ludivine Sagnier (Swimming Pool…) est magnifique. Et quid des filles dénudées? Elles le sont moins que dans certains magazines féminins.

Pêle-mêle, on y trouve des critiques littéraires par Beigbeder, qui quoi qu’on en dise est un type assez marrant, des critiques de films, de zique, une interview de Gilles Lellouche, et SURTOUT, une série sur Tom Ford avec des photos surnaturelles, je suis fan.

Elles exaltent le talent et la sensualité de l’homme qui, après être passé par Gucci et Yves Saint Laurent, a créé sa propre marque pour homme, la ligne de maquillage rétro avec Lauder et les parfums que l’on sait (Je fais tellement trop ma Marilyn avec son Black Orchid….). C’est aussi lui qui est apparu en couverture de Vanity Fair en mars 2006 entouré de Scarlett Johansson et Keira Knightley …nues.

Pour clore le tout, un énorme moment de hype qui exhume qui donc? Et je vous le donne en 1000? Le roi du Moog Modular à tête de pignouf, celui qui trainait vaguement dans nos oreilles avec tout un tas de truc honteux genre Hit Machine, East 17 et La Macarena en 1999? Celui qu’on a laissé faire un show laser à la Daft devant les Pyramides de Gizeh, le héros de la nappe synthétique grand public ? J’ai nomme Jean-Michel Jarre ! A l’occasion de la ressortie d’OXYGENE , Playboy lui consacre un article délicieusement décadent, à l’image du magazine, dont la nouvelle vie ne fait que commencer.

En février, c’était Lou Doillon en couv’ avec une interview à l’intérieur de Paul Sevigny, oui, le frère de Chloe, DJ et dilettante professionel, réalisée par Jay Mc Inerney, l’homme responsable entre autre de l’inévitable Bright Light, Big Cities.

Tous ces numéros sont disponibles en numérique sur VirginMega entre autre.

Photo : ©Playboy janvier 2008

12 Responses to “Le jour où j’ai acheté Playboy”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>