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Un printemps particulier

Alors voilà, c’est le printemps. Et le printemps, parait que c’est synonyme de réveil des sens. Ben oui, les fleurs qui s’ouvrent, les bourgeons qui bourgeonnent, les jupes qui raccourcissent, les jours qui rallongent, etc etc etc. La fête du slip, quoi.

Sauf que.

Un printemps particulier Sauf que cette année, mon printemps, je le passe à deux. Quand je dis à deux, c’est à deux dans le même corps, genre. Oui, moi j’ai décidé de ne pas faire comme tout le monde et de m’agiter sous la couette en novembre, mois sinistre s’il en est, histoire d’être complètement hors service à l’heure où même les oiseaux forniquent – ne me demandez pas comment, je n’ai même pas envie de savoir à quoi ressemble un pénis de pigeon, c’est bien assez de savoir que cette bestiole se reproduit.

Hors service.

Enfin, pas tout le temps. Parce que le sexe en pleine gestation, c’est encore plus subtil que le sexe en temps normal. Disons que si tu es du genre déjà un peu compliquée en temps normal rapport aux choses de la nature, et bien là, tu deviens à peu près aussi facile à comprendre qu’un mode d’emploi IKEA.

Un exemple ? Ben déjà, en temps normal, tu es d’accord qu’une femme n’est jamais tant excitée que lorsque son homme fait mine de ne pas s’intéresser à elle ?

Et bien là, banco, c’est pire.

Si l’être masculin qui partage ta vie tente ne serait-ce qu’un geste vers toi alors que tu essaies tant bien que mal de t’endormir, il te prend l’envie de le mordre en lui rappelant que c’est à peu près de cette façon que “tout ça” a commencé. Tout ça = seins douleureux et lourds, vergétures en pleine bourre, nausée dès que la moindre odeur autre que celle du savon parvient à tes narines, brûlures d’estomac qui partent à priori des talons pour remonter insidieusement le soir dans ta gorge, au moment même où l’autre abruti tente son approche.

En revanche, si d’aventure il t’ignore, alors là, c’est l’incendie. Et sans crier gare, alors que le sexe et toi ça a toujours été plutôt du genre Charles et Caroline Ingals, tu deviens plus chaudasse que Vincent Mc Doom. Une garce s’empare de toi, te fait prononcer des insanités qui feraient rougir le professeur Choron – paix à son âme – et tu es prête à tenter des trucs que même pas en rêve tu ne savais que ça existait. Sauf que ton corps à priori, lui, il savait, justement. Voilà, d’un coup d’un seul les flammes te sortent du… Bref.

Et forcément, l’homme, il prend peur. Non parce que la putain, d’accord, mais pas si en elle couve une future maman.

Bref, difficile de se retrouver dans ces moments là, et je passe sur l’haleine de l’autre qui te semble étrangement beaucoup plus chargée qu’avant alors même que son petit cul moulé dans son 501 te fait grimper au plafond mentalement.

Enceinte, c’est simple, tu es le docteur Jekyll et Mister Hyde du sexe.

Et puis parfois, ça marche, tes désirs rencontrent ceux de l’homme. S’en suit une étreinte de niveau 8 sur l’échelle de Richter. Et là, ça te prend, alors que tu ne t’y attendais pas. Un orgasme venu du tréfond des temps. Qui secoue une à une toutes les terminaisons nerveuses de ton corps. Un plaisir nouveau et inconnu, la sensation de l’avoir trouvé.

Quoi ? Ben le point G, pas le trésor des templiers. Quoique…

Photo : © Benjamin Earwicker via stock.xchng

9 Responses to “Un printemps particulier”

  • Ecilam

    Très bon cet article !!!

    Il parait, qui plus est, que c’est supra bon pour le bébé la jouissance de la femme … c’est ce que j’ai entendu dire, mais après aucun enfant ne pourra en témoigner ^^

    Profitez en alors, puisqu’il ne s’en souviendra pas :-)

  • C’est exactement ça! et “quand tes désirs rencontrent ceux de l’homme…” J’me laisserai bien tenter par un p’tit 4ème moi!!!

  • Le bébé reçoit aussi la décharge hormonale d’endorphine après l’orgasme et donc il se sent aussi bien que maman, détendu et heureux… alors vite vite des orgasmes!!!

  • et profite-en parce que quand la puce sera là, terminé les calins !!!

  • Je confirme, pendant ma première grossesse, j’attendais des jumeaux et j’avais les hormones en liesse, je sautais sur leur père toutes les 2 minutes. Lui qui est toujours partant, j’arrivais à l’épuiser, c’est dire.
    Depuis il adore quand je suis enceinte. Alors on a remis ça deux fois de plus.
    La deuxième fois, le chéri a été un peu dépité, les parties de jambes en l’air étaient sympa, mais pas aussi excitantes que la fois précédente.
    La troisième fois, mazette, on s’est bien rattrapé. Alors c’est sûr, c’est seulement quand madame veut, mais mieux vaut vérifier la literie avant de concevoir bébé parce que ça va swinguer!

  • Ladybibi, j’ai l’impression qu’en effet, vous ne vous êtes pas ennuyés !!!

    Serena, oh, terminé pour un temps !

    EvaD, si en plus c’est bon pour le bébé…

    Zézé, ;-)))

    Ecilam, exactement, vu qu’ils ne pourront jamais ne nous le reprocher…

  • Merci Caro pour ce moment de delectation…..

  • j’ai déjà vu Caroline Hingalls s’agiter autour de son mari, l’épisode était très drôle…

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