My Space

De l’envie d’avoir des enfants (ou pas)

Est ce parce que c’est le printemps (sur le calendrier au moins) que me vient l’envie d’écrire cet article ? Le printemps, la saison des amours et des bourgeons, des éclaircies et des giboulées… Peu importe, entrons donc dans le vif du sujet.

On se pose tous à un moment donné la question de savoir si l’on désire ou non un (ou des) enfant(s). Si pour certains la réponse est évidente (oui/non, question suivante), pour d’autres (dont je fait partie), cela résulte d’un long cheminement, d’un questionnement profond et de plusieurs remises en question successives.

Petite fille, j’affirmais haut et fort ne pas aimer les bébés. J’exprimais par cette phrase un peu excessive le profond désintérêt que m’inspiraient ces êtres incapables de parler, courir, chanter, faire de la corde à sauter, jouer aux Pogs, organiser des échanges de cartes Panini. Cette phase, qui dura jusqu’à la fin du collège, laissa place à une période “je suis dans la norme, j’en aurais deux, mais le plus tard possible, et ne me demandez pas de garder les vôtres ou d’être marraine, j’ai pas que ça à faire”. En somme, c’était une façon de demander à mes parents de ne pas me casser les pieds trop tôt sous peine de me dégoûter définitivement. La phase suivante, qui a coïncidé avec le début de ma relation avec ma première copine (après tellement de tentatives infructueuses avec les garçon, j’avais enfin droit au bonheur), était à nouveau dans l’excès : “je ne veut pas d’enfants, c’est égoïste de mettre au monde des êtres qui vont au final souffrir pendant toute leur vie de n’être que de pauvres grains de sables dans l’univers”. Le pessimisme à l’état pur, l’envie de demeurer libre à jamais, de ne pas être comme tout  le monde (= gosses, chien, barrière blanche, emploi de bureau, vacances en Ardèche), l’envie de dire merde à ce modèle de femme que le monde avait prévu pour moi : tu seras fille de, femme de, mère de (mer-de ?!).

Puis vint le temps de la maturité. Je me rendais enfin compte d’une chose : les enfants pouvaient aussi être une source de joie et d’épanouissement, ils ne se réduisaient pas à ces seuls trois stades : la petite enfance fatigante, la crise d’adolescence fatigante, l’âge adulte décevant. Les enfants pouvaient aussi engendrer de la satisfaction, de l’amour (mais en ais-je vraiment douté un jour ?), et avec eux je ne m’ennuierai jamais. La question avait enfin trouvé sa réponse, ferme et raisonnée : les enfants oui, dans quelque temps (après les études et avec un job stable, la bonne personne, la vraie envie). Le bon moment, en somme.

Et bon, s’il le faut, je veux même bien être marraine civile un jour. Mais n’en profitez pas pour me faire garder vos gamins… à priori j’aurais déjà bien assez des miens. 

2 Responses to “De l’envie d’avoir des enfants (ou pas)”

  • C’est amusant, moi j’ai toujours été très consciente de la source d’épanouissement et tout que les enfants représente, mais, même après le long cheminement de pour et de contre, de pourquoi mon rejet?, de kesk ça traduit exactement?, de où est ma part de révolte?, où est mon désir profond ?, j’en arrive toujours au même résultat : je n’en veut PAS.

    Mais mon entourage, décidément toujours prêt à donner son avis et à ne pas entendre celui des autres, ne l’accepte pas. J’ai droit, toujours, au “tu verras plus tard” “tu es encore jeune” “moi aussi je disais ça”.
    Certes.
    Mais je n’en veut toujours PAS.

    En revanche, je suis marraine ^^

  • C’est infernal cette façon qu’a la société d’essayer sans cesse de culpabiliser les personnes qui ne veulent pas d’enfants. L’espèce n’est pas en voie d’extinction que je sache !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>