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Mon amour

Mon amour

 

Je voudrais te dire que j’ai envie d’avoir un enfant de toi.

Que j’ai envie de porter ce trésor dans mon ventre et de te voir émerveillé et heureux.

Que je rêve de ces moments où on inventera des prénoms, une frimousse, un avenir à trois.

Que j’aimerais découvrir à sa naissance qu’il ou elle a tes yeux.

Que je n’ai pas peur parce que je pense que tu seras un père merveilleux et qu’ensemble, on saura donner ce qu’il faut à cet enfant pour qu’il grandisse en devenant quelqu’un de bien et d’heureux.

Que j’aimerais connaître et être fière de cette personne qui sera issue de notre amour l’un pour l’autre et pour elle.

J’aimerais te dire tout ça, souvent.

 

Mais je ne le fais pas. Parce que ce n’est pas vrai. Ou pas encore.

Parce que je me sens encore trop de choses à vivre et à apprendre pour être mère.

Parce que j’ai un peu peur de donner à ce monde un enfant.

Parce qu’il parait qu’on n’a plus jamais l’esprit tranquille.

Mais surtout parce que j’ai envie de t’avoir encore un peu pour moi toute seule et d’être encore un peu à toi tout seul et que notre amour me comble.

 

Est-ce que c’est nul ? Est-ce que ça changera ? Est-ce qu’on peut continuer comme ça tant qu’on est heureux ?

J’espère que tu comprends, maintenant, que si je ne veux pas encore, c’est parce que je t’aime.

10 Responses to “Mon amour”

  • J’espère que ton homme te lira et comprendra… C’est pas nul et totalement normal…

  • Antigone, tu viens de me faire faire un voyage dans le temps. Et j’ai quantité d’amies, d’amis qui pourraient faire une jaunisse en te lisant. Une jaunisse réactionnelle.

    Pourquoi???????????
    Eh ben passske.
    Te dire pourquoi serait comme un nuage dans une belle journée et je n’ai pas envie de polluer.

    Il ne faut pas préméditer un enfant. Quand on y pense-trop-, on ne le fait pas: c’est vertigineux, sacré. Les lapins ne pensent pas, tu vois le résultat.
    Mais qd on l’a, cet enfant qui a tout ce qu’on aime dans son père, l’image d’Epinal fait un peu la tête: il faut des moyens financiers-donc du temps- pour avoir -justement-le temps de profiter d’autre chose que des inconvénients. Bien sûr c’est merveilleux; mais il y a de la fatigue, la perte frustrante et momentanée de la vie consacrée à lire à écrire, à parler?-, il faut peut-être avoir la sensation d’être prêt pour le vivre sans frustrations: et là c’est merveilleux! inouÏ.
    Comme toi je crois qu’il faut être prêt, ne pas succomber à la tentation de la grossesse et à la rengaine de l’horloge biologique. Aux yeux du merlan sur le point de frire.

    Un jour tu te lanceras, peut-être n’auras tu plus beoin d’y réfléchir. Comme une pomme mûre ne réfléchit pas pour se lancer de l’arbre.

    ….pffff des milliers d’autres choses qu j’aurais pu te dire si on sirotait tranquillement un petit verre au coin d’une rue, d’une plage ou de la BN. Ojala qu’elles t’arrivent quand me^me, bien que je ne te connaisse qu’à travers tes écrits….

    Confraternellement !

    gen

  • Même si mon horloge biologique est encore loin de sonner l’alarme, je ne suis mais alors pas du tout prête pour un enfant, même si paradoxalement, je rêve d’être un jour une mère et de serrer un enfant qui sera le mien.
    Je le sais tout simplement en lisant ton article ou les autres qui parlent de maternité.
    “J’aimerais découvrir à la naissance qu’il ou elle a tes yeux” = la naissance? le “pousser madame” les jambes écartées avec une tronche à mourir, au secours !!!!
    Penser à inventer des prénoms, s’imaginer le visage de son bébé, moi, ca me terrifie. Qaund je lis ca, j’ai envie de courir dans l’autre sens.
    Alors je te parle même pas des articles qui parlent de l’accouchement ou des nausées matinales.
    C’est grave docteur?

  • Pepite: merci de tes mots
    gen: j’ai largement l’âge d’avoir un enfant et je me pose la question depuis longtemps mais je ne sens pas que c’est le moment. Comme tu le dis si joliment “une pomme mûre ne réfléchit pas pour tomber de l’arbre” (est-ce que comme elle, on devient blette après, quand on s’est lancée??) J’attends tranquillement de devenir mûre, je suis sûrement encore un peu verte, sans doute. Mais je ne m’en fais pas, le jour où ce sera le moment, je le sentirai et ce sera bien! merci à toi!
    girlizounette: c’est vrai qu’il y a aussi ces aspects qui effrayent un peu, et comme toi, rien que d’entendre le mot “accouchement” j’étais révulsée et révoltée à l’idée que ça m’arrive un jour! Mais je dois avoir fait des progrès parce que ça me semble de moins en moins terrible, genre un mauvais moment à passer. Reste le plus gros: franchir le pas.

  • Si le mot vous fait peur, laissez moi vous dire-moi qui n’ai rien “oublié”, elles mentent celles qui disent”on oublie” ou alors elles étaient anesthésiées, elles-, laisse- moi te dire, ….rien du tout, finalement… je pourrais devenir une forme de contraception.
    Disons que je sais à présent pourquoi les portes des salles dans lesquelles on accouche -à la sauvage- sont doubles et fermées.Pourquoi c’est pô grave l’épisiotomie, la dislocation des membres-enfin, ce qui est attaché d’habitude ne l’est plus: les os du bassin entre eux, votre éducation à votre langage réduit à un clafoutis de hurlements…..- Parce qu’on est content que “la femme et l’enfant se portent bien” c’est tout ce qui compte….
    C’est mieux qu’une appendicite: au bout de ce petit tunnel traversé par un….947 plein gaz, il y a cet enfant qui abrogera toutes nos tentatives de sieste, grasses mat, conversations téléphoniques, entreprises intellectuelles, intimité sous toutes ses formes etc et qu’on aime tant que quand il dort enfin, on va le voir dormir ou on ressasse son dernier rot, son dernier sourire pertinent -qui ne soit pas que le fruit d’une digestion paisible- et toutes sortes de conneries que je ne pensais pas faire, moi aussi. Et ça continue: on est toujours plus vieux que son enfant et on redécouvre tout avec lui, sous son angle très particulier. Un parfum d’aventure. Avec un nuage de vomi.

  • Ouh là. arrête je pensais avoir fait des progrès et je régresse presque en te lisant!
    en somme “no regrets” pour toi?

  • Aucun regret sauf celui peut-être de n’avoir pas pu apprécier les bons moments à leur juste valeur à cause de conditions de vie trop difficiles. Je vis dans un quartier où peu-on était deux femmes écoles maternelle et primaire confondues à travailler-peu de femmes, donc, travaillent: elles ont des voitures, se font livrer leurs courses et ont des femmes de ménage, des nounous, des maisons vastes et bien équipées…Et ça aide bien!!!!!! Sans aller jusque là, j’aurais bien aimé travailler moins dur et moins lgtps-partir avant le réveil de son enfant et revenir quand il est couché est frustrant- gagner plus et pouvoir ainsi mieux profiter de mon “fils unique” dans sa petite enfance… Le cumul des fatigues empêche d’être aussi patient qu’on aimerait l’être, aussi disponible… et d’avoir envie d’agrandir la famille…
    Mais je n’ai jamais même eu l’idée d’un regret car tout est balayé par un Amour invraisemblable! quelque chose qui éclaire de l’intérieur comme une lampe! qui rend meilleur et plus ouvert au monde-la vertu de la jeunesse et de l’altérité-..Il a douze ans et pourtant quand je sais qu’il est là, dans sa chambre, à dormir sur ses petites oreilles molles, je biche comme personne!!!!

  • En fait ça donne envie. J’espère que ça m’arrivera aussi finalement! bises à toi gen

  • ben moi j’en ai 3 (des enfants), que j’ai eu quand j’avais entre 30 et 36 ans (donc, pas très tôt, finalement), et même si c’est pas facile tous les jours (loin s’en faut…) j’en suis très heureuse. Mais je ne conseille rien à personne :)

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