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un mardi sur la terre

Se dire que la vie ne se résume pas à un mardi miteux.

Se dire qu’il faut se forcer à envisager l’avenir avec enthousiasme “que va m’apporter cette belle journée à venir ?”

Faire l’impasse sur un patron plus que susceptible (mais ne le sont-il pas tous ?)

Faire l’impasse sur quelques collègues lèche botte (et plus si affinité), prêtes à beaucoup, beaucoup, pour attraper le petit bout de rosbif qu’il leur jettera après s’être repu.

Se dire que la vie ne se résume pas au travail. Oui mais difficile quand on y passe le plus clair de ses journées;

Se dire que ce n’est pas grave si on a quitté les enfants ce matin avant que le soleil se lève (on n’a toujours pas vu le soleil d’ailleurs), devant leur chocolat au lait, et qu’on ne sait qu’à moitié comment ils se sont habillés pour aller à l’école.

Se dire qu’on se rattrapera, un jour, on ne sait pas quand. Mais on n’est pas sûre que le temps perdu se rattrape.

Se dire que “la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie” même si on y croit en pointillé.

Que le printemps c’est mieux que l’hiver, et que le printemps, c’est presque bientôt.

Que des gens, sur cette terre, sont heureux d’aller au travail et que j’aimerais bien, moi aussi, avoir ce sentiment, mais pour ça, il faudrait que le ratio “gens sympas au taf / connards au taf” soit inversé.

Que l’éclate et l’épanouissement au taf, ça a l’air plutôt mal barré dans un avenir proche, et qu’il faudrait stopper cet immobilisme pathologique, mais se souvenir en même temps qu’on a quand même un chèque à la fin du mois, et que ce serait un peu dangereux de lacher l’affaire.

Bref, se dire qu’il y a pire ? mais ouiiiii, mais on le sait ça, qu’il y a pire, mais on s’en fout, là tout de suite. Et au fond, c’est peut être ça le problème, tout le monde s’en fout de tout le monde.

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3 Responses to “un mardi sur la terre”

  • Houlalalala! Tu nous fait une déprime hivernale ma ptite Véro? :(

  • ben c’est ça les coups de lune!!! elle s’en vient, la lune pleine, avec son gros faisceau lumineux et puis elle éclaire nos entraves, elle nous montre les ornières que la nuit nous cachait, “lune,lune,lune,lune… d’amertume ou bien sucrée” chantait le Julien Clerc de mes 14 ans. Elle nous montre aussi les nouveaux chemins, elle nous donne le courage et la force de casser ces entraves, de “pousser une gueulante”, de regarder dans la nuit. “Quand je regarde la lune, comme je suis amoureux, je sais qu’elle regarde la lune, et moi, je suis heureux… Lune, lune, lune, lune… d’amertume ou bien sucrée”. Un autre moment “sucré” hier, c’était pendant mon atelier théâtre, d’avoir joué, d’avoir improvisé. Ce soir je vais chanter : “Mélissa, métisse d’Ibiza…” encore du Juju!!! mais aussi “Amazing grace how sweet the sound…”. Ca m’aide à faire passer l’amertume qui se colle parfois à mes jours. Ciao bella!

  • En plein dedans, globalement les gens s’en foutent ou ils ont leurs propres (ou sales) problèmes ce qui revient au même parce que, du coup, forcément, ils se foutent des soucis des autres …

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