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Caca faber

Un hôte amical de votre site m’ayant enjoint d’aller faire un tour aux wc-comme si y avait besoin de demander…-, j’ai accordé une attention particulière à mon dernier passage dans ce qu’on appelle “lieux d’aisance”, “chiottes”, “toilettes” “wc”, où l’on va en général “couler un bronze” , “démouler un cake” ou toute autre activité en rapport avec notre condition lavoisienne “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”.
Après Henri Miller et tant d’autres -déjà penchés sur le problème- je me suis dit qu’en tant que “caca faber”-traduisez “fabricant de caca”, traduire, c’est trahir de toutes façons- je me devais un petit temps de méditation, favorisé par l’exemple de grands auteurs, sur ce media de notre vie.
C’est dans les entrailles que les devins lisent l’avenir, et, en effet, à défaut d’y lire l’avenir, on peut y lire le présent ou le passé-dis moi ce que tu manges, si tu es stressée par ton boss ton mari tes enfants ta vie de m……(ups!).. je te dirai comment tu chies, liquide ou en boules, en rubans ou en chapelets, avec déflagration, ou en silence, comme un pneu crevé.
C’est dans ces lieux qu’on réfléchit le mieux -il faut absolument essayer vous allez adorer- et le plus sainement: en effet, impossible de se prendre pour Dieu -l’odeur-, impossible de se prendre au sérieux-le bruit et l’odeur-, impossible de se lever et de partir. Réfléchir aux WC force à la sagesse, à la patience, au calme et à la modestie. A la prévoyance….”chéri tu peux m’apporter du papier?”
Alors faut-il bosser aux chiottes, écrire aux chiottes-pardon pour le vocable mais j’accroche pas avec WC- pour un rendement optimal et moral- terminés les gens qui pètent plus haut que leur cul-? ceux qui te ch…. à la raie, ceux qui t’emmerdent… enfin un endroit où on ne vient pas te déranger-sauf bien sûr les enfants qui adorent surmonter la difficulté, faire du sport et toutes sortes de choses qui cessent avec l’âge adulte-.
Bien sûr! Pour peu que vos toilettes soient bien éclairées-mais pas trop, pour laisser de la place à l’imagination-, bien ventilées, que votre tête ne touche pas la porte quand vous vous penchez et que vous ayez de la place pour un café, de quoi écrire, le lieu est propice à la pensée et je ne remercierai jamais assez l’altruisme impérieux de cette blogueuse philanthrope pour cette bonne idée qui nous survivra, c’est sûr..

5 Responses to “Caca faber”

  • Mouahahaha, excellent !
    Du début à la fin, y a rien à jeter !
    Rien de tel qu’un bon article compost, BRAVO !!!

  • à venir: “mais où ça va tout ça?”

  • Pour rattraper le temps perdu sur internet et diverses messageries instantanées, je lis en même temps. Et quand je suis sur mon PC, je regarde aussi des vidéos de Dailymotion à partir du wifi de mon Archos 605. La vie est trop courte, donc j’essaye d’en profiter au maximum ! :)

  • et oui “comment ça va ?” demandait-on à Louis XIV quand il y allait… Dites “ladies room”, c’est pas ça aussi la ‘translation’ ?

    @patteblanche : attention à ne pas vivre trop dangereusement, un certain Boris Vian qui voulait vivre à 100 à l’heure, sous prétexte que la vie consistait en un nombre précis d’heures de veille!!! ben lui il a voulu (en bon mathématicien!) toutes les aligner le plus rapidement possible. Il est mort à 39 ans (d’une vie bien remplie, mais courte!). Bon, ok, pour toi, 39 ans c’est vieux…

  • Quelle plume !
    Je me regale de tes articles

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