Quotidien

Dis-moi comment tu accouches je te dirai la mère que tu es

Depuis la suppression du service militaire, les soirées mondaines sont amputées d’un sujet de conversation incontournable. Pour mon plus grand bonheur je dois le dire. Non parce que très franchement, subir le compte-rendu des trois jours, des innombrables tentatives de se faire exempter P4 puis des joyeuses aventures du trouffion Jean-Paul dont tu as du mal à croire qu’il ait pu un jour être chasseur alpin rapport qu’il pèse aujourd’hui cent kilos, c’est loin d’être folichon. Bref, les générations à venir sont épargnées de longs récits aussi intintéressants que pas drôles et rien que pour ça je dis merci Jacques Chirac.Hélas, il en reste un.

De sujet de conversation, je veux dire.

Et à moins qu’on ne décide de supprimer l’accouchement, on n’est pas près d’en être débarrassés.

Et oui, les hommes ont – avaient, plutôt - le service militaire, nous les femmes on a l’accouchement. Je passe sur les histoires abominables et détails scabreux dont certaines mères fières de l’être sont prêtes à t’abreuver dès la première coupe de champagne avalée. Je passe aussi sur la description minutieuse des hémorroïdes, de l’épisiotomie de DOUZE centimètres – à ce moment là tu visualises et tu vas vomir ton toast au tarama – ou sur la confession ultime: “oui on fait caca pendant, mais je t’assures, tu t’en fiches parce que donner la vie c’est tellement incroyable”.

Evidemment, si en plus toi tu es enceinte, ton interlocutrice se sent investie d’une mission essentielle: t’expliquer comment on DOIT accoucher pour que ce moment soit vraiment merveilleux. Oui parce que figures-toi qu’aujourd’hui, si tu te contentes de mettre bas avec péridurale et pieds dans les étriers, autant te dire que ton gosse il est mal parti dans la vie rapport que tu n’as pas optimisé sa venue au monde. Un VRAI accouchement ma chérie, c’est autre chose. D’abord, la péridurale, tu es priée de tenter d’y renoncer. Beh oui, la douleur, c’est fondateur. Et indispensable à l’équilibre psychologique de la mère et de l’enfant qui “sentent” passer la naissance. Après, la position d’examen gynécologique, tu oublies. Comment tu crois qu’elles accouchaient les femmes au temps d’Adam et Eve, hein ? Tu penses qu’elles étaient sur des tables d’accouchement, sur le dos, sans connection avec la terre qui te nourrit* ? Accroupies, quelles étaient. Absolument. C’est LA façon originelle de mettre ton enfant au monde. Si en plus tu pratiques le chant prénatal et que tu peux faire ça chez toi loin du corps médical, alors là on pourra peut-être estimer que tu as VRAIMENT accouché.

Tu vas me dire que j’exagère, voire que je fais du mauvais esprit. Certes. Mais pas tant que ça. Et si je ne remets pas en question le fait qu’un accouchement qui se passe bien n’a pas besoin d’être nécessairement médicalisé, si je ne nie pas le droit de chacune à décider de la façon dont elle souhaite vivre cet événement, je ne peux m’empêcher d’avoir envie de mordre lorsque je m’entends dire – et pas qu’une fois – : “ah, tu as eu une césarienne ? Ma pauvre, ça doit être difficile de ne pas avoir accouché”. Heu… ben quand même, non ?

Oui, envie de mordre parce que jusqu’à nouvel ordre, ce qui compte, c’est que l’enfant sorte en bonne santé. Pas que la mère ait la sensation d’avoir accompli un exploit. Ce qui compte ce sont les vingt ou trente années qui vont suivre durant lesquelles on va faire l’apprentissage de la maternité. Et sacraliser l’accouchement, ça revient à culpabiliser toutes les femmes pour lesquelles cet instant ne se serait pas passé comme prévu. Cela revient surtout à réduire la parentalité à un événement qui n’est pas une finalité mais simplement le début d’une longue histoire…

* Conneries entendues ou lues, je vous le jure.

47 Responses to “Dis-moi comment tu accouches je te dirai la mère que tu es”

  • Merci Caro….Je n’en peux plus de ce regard apitoyé quand je dis que j’accouche par césarienne, programmée pour la deuxième, en plus!
    Je m’en sors en donnant le poids de mes bébés, puis en expliquant ma venue au monde toute bleue, en détresse respiratoire,séparée de ma mère, tout ça parce que le médecin disait à ma mère qu’elle y arriverait sans césarienne!

  • Merci Caro, je suis comme Nastia, 2 césariennes (et mal vécu en plus, rapport au fait que justement, je m’étais bourrée le mou toute seule en me disant que je n’étais pas capable d’accoucher correctement…).
    Et puis, finalement, le “tu enfenteras dans la douleur”, c’est d’un banal!!!!! Et en plus, c’est pas vrai, il n’est écrit nul part que pour avoir un bébé, on est obligée de souffrir de d’avoir des positions bizarres.
    Encore merci pour cet article!

  • ah… les histoires d’accouchement. Tout un poème. Quand on commence on ne peut plus s’arrêter, c’est un peu nos “guerres de tranchées” si vous me passez l’expression
    Moi aussi j’en ai entendu un paquet, surtout quand j’attendais le 1er évidemment. Après, je m’étais fait ma petite idée sur la question.
    Donc alors, quand j’ai ressenti les 1ères contractions il était 6 heures du mat’ :)) hahah, non, allez je rigole, je vais vous épargner ça :)
    restons zen, encaissons sagement les “conseils avisés” de celles qui ont tout vu, tout vécu.
    bah en tout cas, félicitations, parce que, que ça se passe d’une façon ou d’une autre, c’est quand même pas une partie de plaisir.
    moi je préconise “à l’indienne”, accroupie toute seule dans la foret. (mais euh, lointaine hein la forêt)

  • moi j’avoue… j’adoooooooore les histoires d’accouchement. c’est comme les mariages, même si c’est des gens que je connais pas je veux quand même voir les photos. Voilà c’était mon 1er coming out de gravitude avancée pour 2008. ça commence mal.
    Plus sérieusement l’autre jour j’entendais une nana qui disait vouloir accoucher avec des tamtams africains !! Bon ne perdons pas de vue que la base d’un accouchement réussi c’est un bébé et une maman en bonne santé, le reste c’est un poil moins important (à mon humble avis). Quant au mec qui a inventé la péridurale… ce type-là mérite une rue à son nom dans toutes les villes du monde et aussi un jour férié pour son anniv, et une canonisation rapide. Je l’aiiiiiiiiiiiime !!

  • Hey Ninouche, moi non plus je ne deteste pas les récits d’accouchement ou de mariage, les trucs cucus ou scabreux! Mais bon, j’espère que je deviendrai pas comme ces crétines qui le racontent a qui ne veut pas l’entendre!!

  • “Et sacraliser l’accouchement, ça revient à culpabiliser toutes les femmes pour lesquelles cet instant ne se serait pas passé comme prévu” . Je ne suis que trop d’accord avec cette phrase.
    Comme j’ai pu culpabiliser pour avoir eu une césarienne en urgence, et en avoir déduit que je n’avais pas été capable de mettre mon enfant au monde !
    Mais maintenant ça va mieux ;-)

  • Anne, c’est fou hein comme on est conditionnées pour se culpabiliser. Alors qu’on devrait juste être fière de nous d’avoir su porter un petit jusqu’au bout et de lui avoir donné la vie…

    Pepite2choco, moi non plus, je ne déteste pas à tous les coups. Mais je hais lorsque c’est raconté avec l’intention cachée de t’expliquer que tu n’a rien compris à la vie si tu n’as pas la même conception de l’accouchement…

    NInouche,, je veux bien t’aider pour la cannonisation de monsieur péridurale !

    Verofreud, très bon “la guerre des tranchées” !!!

    Clinsette, contente que mes mots puissent t’aider à te convaincre qu’accoucher par césarienne n’est ni honteux ni déshonnorant. N’oublions pas que sans césarienne nos enfants ne seraient peut-être pas en vie aujourd’hui…

    Nastia, idem. Et surtout, tous mes voeux pour ce deuxième accouchement !!!

  • C’est fou, Penseederonde: tu as pensé au même sujet que moi…mais comme nous n’avons pas la même plume, je crois que j’écrirai tout de même mon article…
    J’ajouterai sur l’Art et la manière de faire culpabiliser les mères dans nos sociétés modernes que déjà on te fait culpabiliser avant la naissance si tu ne suis pas LE cours de sophrologie, LE cours d’haptonomie, LE cours en piscine…
    Puis si par malchance ton bébé pointe son nez avant les 39/40 semaines là on te fait aussi culpabiliser de ne pas avoir su le garder jusqu’au terme….
    Puis viens la culpabilisation de l’accouchement…
    Et à cela tu peux ajouter, la culpabilisation de l’allaitement maternel qui est une vrai paradoxe car si tu ne veux pas allaiter, tu es une “mauvaise mère”…donc la logique voudrait qu’en allaitant au sein tu sois LA mère idéale; mais NON car si tu n’allaite pas selon les règles de l’art imposées par des têtes bien pensantes (c’est-à-dire 1 tétéé toutes les 4h de 20 minutes maximum pendant un premier temps puis plus bébé grandit moins tu lui donne…et ceux jusqu’au 3 ou 4ème mois environ, car si tu as le malheur d’allaiter au delà, tu deviens une martienne!) tu peux de nouveau culpabiliser!

  • Alors là, c’est très net, tu n’allaites pas, tu n’es pas une bonne mère. CQFD
    J’ai trois enfants, je n’ai allaité que le premier car il était grand préma et encore, je n’ai “tenu” que quelques jours.
    Faut voir ce que j’ai pu me prendre comme remarques acerbes et attention, à commencer par ma propre mère. Je ne vous parle même pas de l’équipe médicale !
    Sinon, en plus d’être très en avance, mon petitou est arrivé … par le siège … je vous raconte ? Allez, non, je vous épargne :)

  • Merci, Caro, mais je me suis mal exprimée…Elle est née il y a 15 mois!
    J’avais d’ailleurs adoré cet accouchement par césarienne programmée, si c’est ton cas, je trouve que la deuxième passe mieux que la première, on “sait”, on ne flippe pas, on connaît les positions pour ne pas avoir mal.

  • J’ai accouché sans péridurale par choix même si j’avais gardé une option au cas où… J’ai dégusté mais tout oublié dès que ma fille s’est retrouvée sur mon ventre. Pourtant je suis super douillette et j’annule tout rdv chez le dentiste s’il ne me fait pas d’anésthésie pour un détartrage !
    Je ne raconte jamais les détails de mon accouchement et j’ai toujours peur d’être prise pour une folle d’avoir osé refuser la péridurale.
    Le papa lui est super fier de moi, il parle de moi comme d’une guérrière, une amazone…
    Bon, c’était juste mon choix et c’est trop perso pour dire aux autres comment “il faut accoucher”

  • Dans le même genre, je demande la famille “je vais t’expliquer pourquoi c’est bien de laisser hurler ton bébé pendant des heures jusqu’à la syncope because ça lui fait les poumons et tout ça, et que, oui, c’est bien connu un nourisson de 2 semaines, ça fait déjà des caprices et que ça a même déjà le vice en lui”.

    M’est avis que la question est suffisamment intime et complexe pour que chacune garde son quant-à-soi sur le sujet et c’est la raison pour laquelle je ne me suis jamais avisée de dispenser la moindre leçon en la matière à mes copines, mais non, les partisanes de la manière forte (faible ?) n’en peuvent plus de tenter de te rallier à leur cause et pratiquent à cette fin un prosélytisme éhonté.

    Comme si ça leur était une injure toute personnelle que tu te mettes en tête que ton bébé ne pleure pas pour te faire chier mais pour exprimer une gêne et que tu t’avises d’essayer de la soulager.

  • mon q sur la commode : je suis tout à fait d’accord avec toi.

    je vais faire une exception au “non racontage” d’accouchement dont je suis coutumière, juste pour dire que non, on n’oublie pas forcément les douleurs d’un accouchement, même quand on a le petit paquet criant sur le ventre.
    Le preuve en est… toutes ces femmes qui racontent justement les péripéties de leurs accouchements.

  • Oh que non, on n’oublie pas, et comme aucun accouchement n’est semblable à l’autre, ça nous fait quelques bad souvenirs. Il n’en reste pas moins que ça en vaut la peine certes mais qu’on ne vienne pas me raconter que : c’est le mal joli, le mal qu’on oublie !

  • Je trouve drôlement rafraichissant vos commentaires, loins des clichés et autres propos compassés sur l’accouchement les filles !

    Mlavi, entendons-nous bien, je ne juge pas celles qui choisissent de refuser la péridurale. Je suis juste un peu gênée par le fait que ces femmes là soient en effet félicitées comme “des guerrières” parce que pour moi refuser la douleur n’est pas une preuve de lacheté ou de faiblesse. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut et comme tu dis, l’essentiel surtout c’est de ne pas tenter d’expliquer aux autres comment il FAUT faire…

    Egalement ok avec mon Q sur la commode !

  • Au sujet de la péridurale – même si je me sens assez peu concernée, n’ayant pas envie d’enfants – ce que j’ai entendu et la raison pour laquelle certaines de mes copines y ont renoncé, c’est qu’apparemment, quand si on sent ce qui se passe, l’accouchement abîmerait moins les organes génitaux, alors que sous péridurale, le bébé ferait plus l’effet d’un boulet qui passe en ligne droite, pour ainsi dire, et ferait plus descendre les organes.

  • Moi j’écoute les récits d’accouchement (et comme déjà évoqué plus haut, mon petit côté voyeur se régale des détails croustillants, limites sanguinolants) pour commenter laconiquement : “moi, je sais pas ce que ça fait d’accoucher, je suis en procédure d’adoption”.
    Silence gêné immanquable. J’avoue c’est vicieux, mais c’est bon :)
    Après faut gérer les remarques usantes : “Adopter ? ouaah, c’est beau ce que tu fais !”.
    Euh non, je veux juste fonder une famille, mais merci !
    En tous cas du coup mes récits à moi sont moins gores ! :)

  • M’dame Jo, ça c’est bon pour la péridurale de maman, celle des débuts, qui était dosée n’imp. Mes enfants ont 20, 15 et 7 ans, je peux te parler de l’évolution.
    Le premier, pas possible cause bref, j’avais dit pas de détails.
    La deuxième, elle a marché (très bien) mais que du côté droit.
    La troisième, nickel mais je te garantis que “tu ressens” sacrément le passage, alors ok, tu ne grimpes pas aux rideaux mais c’est rudement bien imité au niveau sensations.

    Bon, je n’ai pas croisé 2 femmes pour qui ça s’est passé de la même manière, entre celles qui oublient, occultent, en rajoutent, va faire le tri. Perso, la péridurale, je suis sacrément pour et je la conseillerai à mes filles, ça ne fait pas un pli !

  • Moins gores jeunefille77, mais le parcours de la combattante pour y arriver ? J’ai un couple dans mon entourage, qui attend juste depuis … j’arrête, je ne veux absolument pas te décourager.
    Quoiqu’il en soit, bravo !

  • Je rejoins O’paline : les effets secondaires de la péri dépendent vraiement du dosage, et maintenant c’est quand même assez bien maîtrisé. Et c’est aussi à la sage-femme de guider les poussées, justement pour limiter les dégâts au passage. Enfin quand c’est bien fait c’est vraiment magique : les sensations sans la douleur, faut l’avoir vécu pour y croire ! Puis après, péri ou pas péri, on se remonte les organes avec la rééducation, joie et bonheur, mais c’est pour la bonne cause.

  • Rire Ninouche, la première séance de rééducation chez le kiné, c’était gérable, pipi stop et hop hop hop mais pour la seconde…
    Lorsque je suis passée à la pharmacie acheter “le matos” et on était loin du sextoys, j’ai eu une de ces frayeurs en voyant la taille du binzzzzz. Mais comme tu dis, le petit bonheur pour la bonne cause :)

  • O’Paline, t’en fais pas, on est au fait de l’épreuve : nous avons notre agrément depuis juin 2005 et nous avons eu l’attribution de notre fille en Haïti il y a 1 an, 2 mois, 1 semaine et 5 jours… et nous avons sans doute encore 1 an (ou pas loin) à attendre avant d’aller la chercher.

    Un parcours du combattant en effet… une autre forme de grossesse, en quelque sorte ! :)

  • Oui, je sais que c’est de la haute-voltige, ce n’est pas fait pour encourager les adoptants, pfffffff.
    Enfin, je vois que tu es préparée.
    Tu as déjà des contacts avec ta petite au moins ?

  • Oui, on est en contact régulier avec la crèche où elle est à Port-au-Prince, on arrive à avoir des photos assez régulièrement. Elle nous connaît aussi : elle a des photos de nous et on lui envoie des petits cadeaux dès qu’on peut. Elle a 30 mois.

    Le plus dur c’est la procédure administrative sur place qui est très longue. On a peu de nouvelles de notre dossier, c’est ça qui est le plus dur finalement car on arrive pas à imaginer quand on pourra partir la chercher.

    Mais comme tu le dis, c’est le lot de tous les adptants.
    C’est sûr que nous ne sommes pas aidés… mais c’est un autre (et vaste :)) débat.

    Faudrait que je fasse un article là-dessus tiens !

  • Absolument, c’est hyper instructif et je suis certaines que pas mal de gens vont découvrir à quel point c’est mal fichu !!!
    Donc, tu sais ce que je te souhaite pour 2@@8 ? Je te le souhaite très très fort. Et bisous en passant, juste parce que j’en ai envie.

  • http://moushette.blogspot.com/

    Tiens, jeunefille 77, ce site c’est le blog de Moushette, une maman qui a adopté deux bouts de chous en Inde. Je le suis régulièrement et elle est bénévole dans une association d’adoption. Je te le file parce qu’elle en parle beaucoup, et ptet que ça te plaira!

    Des bises aussi!

  • Merci Pepite – je connais un peu Moushette pour la croiser sur les forums “adoption”… Internet est un tout petit monde :)

    Et Merci O’paline pour tes voeux ! Je vais réfléchir sérieusement à un article sur le sujet.
    Bisous aussi !

  • Merci pour cet article. Ca fait du bien de lire quelque chose qui ne soit pas soit complètement culcul soit complètement impudique sur l’accouchement. Stop les soirées ou toutes les minettes de la tablée se mettent à raconter non pas l’émotion du premier regard mais les détails limite gores de l’expulsion avec les forceps et autres ustensiles. A mon avis, ce genre de débalage est lié au fait que pas mal de nanas associent leur ou leur(s) accouchement(s) à des moments de bravoure ou de mega flippe et que dans les 2 cas elles ont besoin d’exterioriser pendant en moyenne 10 ans pour s’en remettre. Ceci étant ca reste très peu sympa à la fois pour l’auditoire et pour les pères qui voient ainsi leur intimité de famille déballée aux yeux de tous. Franchement on s’en care grave.

  • Quand on parle du loup…. Me voici ! :-)

    PenseesdeRonde, merci pour cette article ! Comme je suis une maman adopteuse ça ma fait toujours du bien de rigoler sur les grossesses des autres !!!! Je n’ai aucun regret de n’avoir jamais vécu une grossesse, d’autant plus qu’elle aurait été médicalisée à donf, cerclée, allongée, avec la peur au ventre pdt 9 mois (puisque je suis une fille Distilbène)… Alors je préfère rire de celles des autres !!!

    Il y a dans la grossesse/l’accouchement et l’adoption tout autant de moments désagréables que de moments de rencontres magiques. Le tout est juste une histoire de chemins différents, mais la destination finale reste la même, l’amour de son enfant…

    Pépite, merci pour la pub ;-) !

    Jeunefille, courage pour l’attente infernale. Rien de plus difficile de savoir que son enfant grandit loin de soi à l’autre bout de la terre… C’est une souffrance sournoise, souvent mal comprise par l’entourage, et il faut bcp de courage pour l’affronter avec le plus de lucidité possible….

  • Je n’ai pas encore de petit bout mais ça me fait trop peur quand j’entend toutes les femmes raconter leur accouchement….
    et franchement moi je dis césarienne ou accouchement normal où est le soucis???
    Le bébé est là? il va bien? Amors tout est bon!
    l’important c’est la santé de la mere et du bébé :o)

  • Fô pas parler de son accouchement non-médicalisé par ce que ça culpabilise celles qui ont accouché par césarienne…
    Fô pas parler de son allaitement parce que ça culpabilise celles qui donnent le bib…

    donc dans ces cas là je m’en vais papotter foot avec les mecs ^^

    et au desert plus personne ne me crois quand par mégarde j’avoue avoir 2 enfants, et m… je risque de faire culpabiliser celles qui veulent pas de mômes.

  • madamedelaprairie, tu peux raconter tout ce que tu veux :) rien ne me fera culpatibiliser…
    par contre c’est les anecdotes façon “ancien combattant” que j’ai toujours un peu de mal à supporter, mais chacun son truc.

  • c’est ça qui m’a fait réagir : “Et sacraliser l’accouchement, ça revient à culpabiliser toutes les femmes pour lesquelles cet instant ne se serait pas passé comme prévu”
    sacraliser c’est un peu beaucoup, mais on a quand mm le droit de dire que c’est un moment super fort, nan ?
    c’est un peu chiant cette nouvelle tendance, dans le même genre c’est hyper ringard de dire que l’on est heureux en couple depuis 10 ans….

    mais sinon je suis d’accord les histoires de bonnes femmes et leur vergetures, je trouve ça crados, et ça m’intéresse pas…

    j’aime le foot, j’vous dis -^

  • Evidemment que c’est fort mais de là à polluer les primipares qui n’en demandent pas tant, tu vois la nuance ?
    10 ans avec le mm homme, ça me fait sourire, 21 en ce qui me concerne, je t’assure, on fait office de dinosaures dans les soirées.

  • merci Opaline pour la nuance -^

    mais entre ne pas en parler parce que ça saoule tout le monde (et je suis d’accord) et ne pas en parler par ce que ça culpabilise, là est la nuance qui me pose problème…

    21 j’peux pas ch’uis trop jeune, mais c’est tout ce que je nous souhaite, j’aime les dinos.

  • Après avoir relu les commentaires à cet article, je tenais à nous féliciter Mesdames, Ladies car autant l’article ne décrit pas les aspects beurk de l’accouchement autant nous avons réussi à en lister certains dans les commentaires! Nous sommes incorrigibles!

  • Pour tout te dire, j’ignorais qu’il pouvait exister de la culpabilité au niveau des accouchements.
    La différence entre une venue au monde par voie basse ou par césarienne ? Franchement, je n’ai jamais eu l’impression que c’était plus une partie de plaisir dans un cas que dans l’autre. Maman qui a connu les deux, résume la chose en précisant que dans la première version, tu as les contractions avant, dans la seconde, tu les as après. Tu parles d’un plaisir, tu les as de toute façon point barre !

    Au niveau de l’allaitement, certaines éprouvent un véritable plaisir, d’autres pas du tout, je ne juge personne, au nom de quoi ? Chacune son choix et/ou ses possibilités.

    Une chose fait l’unanimité, la fameuse épisio, les tailles varient mais les difficultés à s’assoir ensuite et le retour à la vie sexuelle ^ ^

  • Joli post intéressant..

    Il y a des récits d’accouchement tout simplement parce que c’est une des choses exceptionelles (au sens premier du terme) que nous faisons dans notre vie… c’est comme raconter le coup de foudre avec son homme, comme raconter un saut en parachute, comme raconter la fois où on a eu les larmes aux yeux et le souffle coupé devant la beauté d’un paysage…

    Moi, je raconte tout à la fois le plus beau paysage du monde avec le coup de foudre le plus inense de ma vie et la fois où on m’a arraché l’être que j’aimais le plus au mond et que je ne savais plus aimer…

    PS :un livre raconte les enjeux de la naissance et pourquoi on les raconte sans cesse : “au monde” de chantal birman.

  • @O’paline : si si, il y a des femmes qui vivent très mal leur accouchement, et à qui ça peut occasionner des dépressions plus ou moins sévères (et dans la période post-natale on n’a pas vraiment besoin de raisons de déprimer…). Il ne faut d’ailleurs pas le prendre à la légère, parce que ça peut leur pourrir la vie et parasiter leur relation avec le bébé, même si en apparence elles n’ont aucune raison de se plaindre.

  • Madamelaprairie, ce que je conteste ce n’est finalement pas que les femmes parlent de leur accouchement même si perso je trouve qu’en général ça n’intéresse que celles qui en parlent, mais la façon dont on culpabilise les femmes qui n’ont pas accouché “comme il se doit” actuellement; Et je peux vous assurer que ce n’est pas de la paranoia. Pour avoir eu une césarienne, je ne compte pas les fois où l’on m’a plainte. Et ajourd’hui enceinte, je ne compte pas celles qui m’ont souhaité de vivre “un vrai accouchement”. Ce n’est pas dit avec malice, c’est même censé être gentil. Sauf que désolée mais moi mes jumeaux, je les ai “vraiment” accouchés. Par ailleurs, sacraliser la grossesse et l’accouchement me semble assez exagéré. Ce qui compte c’est tout ce qui se passe après.

  • Ah et j’oubliais, merci aux témoignages d’adoptantes, dont la grossesse, pour moi, est réelle, longue et magnifique.

  • Ben je pense que ça s’explique par ce qu’il y a de “magique” dans cet évènement. On oublie juste de dire qu’au moment précis où on accouchait, on avait juste envie de se laisser mourir… bon mais c’est vrai, c’est oublié trois secondes après.
    De toute façon, on ne peut jamais expliquer à une femme qui doit accoucher comment ça doit se passer parce qu’on n’en sait rien. Déjà, si ça passe… ;-)
    Je te rejoins sur le fait que ce qui compte, ce sont les années qui vont suivre…

  • 42ème commentaire, ne suis-je pas de trop?
    Ben non?
    J’avais une copine qui voulait “tout sentir” pour son accouchement, pour être près de la “nature”. Moi, j’ai dit cash à mon toubib que je ne “croyais pas à la rédemption par la douleur” et il a eu l’air de comprendre. Total: ma cops s’est retrouvée après deux jours de contractions avec un visage défiguré par la “nature”, à crier “JE VEUX LA PÉRIDURALE” à l’hosto et moi, qui n’ai eu que le tort d’accoucher deux semaines et demi après terme, j’ai vu personne-pas de toubib le dimanche – à part, le père-c’est déjà ça- qui m’a confié plus tard “je savais pas q’un être humain pouvait faire des bruits pareils”.
    J’ai intimement haï la sérénité euphorique des nanas qui m’ont dit le lendemain, au réveil-le leur-” oh,moi? c’était comme une lettre à la poste… Et puis, on oublie”

    Ne me demandez pas si j’ai oublié: c’est bien ça le problème : tout le monde assure sussurre et réassure: “on oublie”, après”! Moi, j’ai rien oublié, et les 41 autres non plus, même si elles ne sont pas passées par leurs ventres, leurs blocs opératoires ou leurs hurlements à décorner les boeufs, en se prolongeant dans les épisio, les hémorroïdes et toutes schoses qui nous font ricaner à l’heure de la prostate.

  • calamity, si tu avais lu les 41 commentaires, tu saurais que justement, non, “tout le monde” n’a pas oublié.
    Je reste intimement persuadée que si c’était les mecs qui accouchaient, des “solutions” auraient été trouvées depuis longtemps à la souffrance, l’épisio, etc.
    mais bon, peut être que je me trompe…

  • pareil et ça me rassure, moi non plus je n’ai rien oublié, pas plus que j’ai oublié mes 9 mois de galère, de vomissements et de réflexions débiles…
    et l’expression “mal joli…” on peut tapper, dites, on peut ?

  • Hmmm… accouchement, enfant, désir d’enfant, féminité, maternité… et dire qu’on reproche aux mecs de se chamailler à propos de la taille de leur bite… Z’êtes pas sorties d’affaire les filles… (hum je précise que c’est du second degré, au cas où…)

  • Moi je viens d’accoucher de mon deuxième (sans péridurale; ça me faisait plus peur que l’accouchement lui même!). J’ai allaité ma fille 6 mois complets et j’ai eu droit à toute sorte de remarques… Mais c’était assez facile de faire face parce que tout s’est toiujours très bien passé: c’était le bébé parfait (elle a fait ses nuits en sortant de la mat’). Je vous rassure, il y a une justice, le deuxième qui a 2 mois et demi a des coliques de fou et là… C’est beaucoup plus dur de faire face aux détracteurs de l’allaitement. J’ai juste envie de leur dire “M@!!?#, laissez nous gérer nos enfants comme nous le souhaitons”, après tout, qui mieux qu’une maman sait ce qui est le mieux pour son enfant???

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