“heroes”, malgré moi

« heroes », malgré moiJe n’ai vu ni « X men », ni les « 4 fantastiques », et quant à Superman, mon dernier souvenir remonte à Christopher Reeves sur ses deux jambes. Tout ça pour dire que j’aurais pu passer à des années lumières d’Heroes !
D’ailleurs j’ai bien failli, tout occupée que j’étais à m’occuper de ma toute jeune progéniture . Mais lorsque j’ai vu l’homme-que-j’aime soulever sans cesse le petit d’homme en lui servant du « flying Baby », j’ai compris que j’étais vraiment en train de passer à côté de mes nouveaux héros à savoir, entre autres :
Peter Petrelli, Sylar, et la pompom girl !

J’ai commencé à rattraper mon retard entre deux bibs, regardant émue le bébé à mes côtés et lui souhaitant de posséder, au choix le don de se régénérer comme l’adorable Claire, ou bien de pouvoir peindre l’avenir comme Isaac Mendez. Le soir, je continuais à trouver des dons que les auteurs n’avaient pas encore inventés, me faisant aussitôt rattraper à l’épisode suivant. Ils dépassaient mon imagination…
Avant cette série, j’effleurais le bout de mon nez en espérant le faire remuer comme Samantha, et que les choses se mettraient à tourner en ma faveur . Maintenant il m’arrive aussi de souhaiter être parfois invisible, si ce n’est d’être dotée d’une force extrême, qui plus est d’entrer en communication avec les distributeurs automatiques des banques.
Pour revenir à des sujets bien féminins, ils sont une fois de plus très forts ces américains en matière de casting : Peter Petrelli et Isaac Mendez en matière d’ OFT ( Objet de Fantasme Télévisuel), valent leur pesant de cacahuètes.
Pourtant, histoire de ne pas raconter la même chose que tout le monde dans les dîners, autant se la jouer un peu critique, et lancer à la cantonade :
- Avez-vous remarqué la maîtrise du cadre, les effets spéciaux juste comme il faut, le coup de patte du chef op’, qui utilise une tonalité de couleur par lieu ? Et ajouter J ‘AAAAAdore l’ambiance bleutée de l’atelier de Mendez, et le jaune vieilli cher aux scènes de Las Vegas chez Nicky.
- Avez-vous noté que les états d’âmes de nos héros ont un petit quelque chose qui sent le souffre ? et de préciser : De la relation limite incestueuse entre Claire et son oncle Petrelli, les émois post-adolescents limite homosexuels entre les deux japonais qui se promettent de ne jamais se quitter , la rédemption de Sylar avortée par sa mère castratrice, Freud n’a rien inventé.
- Et là, ce génial jeu de miroirs, vous l’avez vu ? Chaque personnage est à la fois le héros et la groupie de sa groupie, et ce quelle que soit la différence d’age: Nicky (33 ans) est admirée par son fils ( 10 ans) qu’elle admire elle –même, car il lui sauve la vie. Claire admire Peter qui admire Claire. Le point culminant reste Sylar qui admire chacun d’eux, au point d’avoir un besoin vital de s’approprier leurs pouvoir en les tuant.

Sous ses allures de comics, « heroes » va un peu plus loin que le bout du nez plein d’acné des ados. Chacun peut alors y retrouver ces rêves d’enfants volants, et moi je n’ai pas fini ma liste de pouvoirs, alors j’y retourne jusqu’à la saison 2 !

PS : je plains mes amis qui n’en sont qu’à l’épisode 2, quoique !!!!

4 Responses to ““heroes”, malgré moi”

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