Back Room

La Chevelure, Episode 2 : Ascension

Les voilà maintenant tous les trois dans la chambre. Le notaire n’a pas rompu le charme, ils s’y sont dirigés sans hésiter, Léonore prenant Ludivine par la main.

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Celle-ci est maintenant debout devant elle, elle vient de faire tomber sa robe bustier d’un seul mouvement de fermeture éclair. Sûre de sa beauté, elle secoue légèrement la tête pour dégager ses cheveux, et son sourire sonne comme un défi, un « cap ou pas cap ? » provocant.

L’amant est en retrait, adossé au mur il observe les deux femmes : il attend,  gourmand. Léo se régale du spectacle qu’offre la jeune femme. Ses seins sont très beaux, lourds, joliment incurvés, les aréoles bien dessinées, les bouts dressés. Ils se soulèvent au rythme de sa respiration. Les taches de son, éclaboussures ensoleillées, ponctuent le décolleté.

Sa taille très marquée souligne la plénitude des hanches. Ses longues jambes fuselées sont nues et sa culotte en dentelle vert émeraude révèle une courte toison fauve qui réjouit Léo : pas de sexe lisse de fausse petite fille. Le corps que vient de dévoiler Ludivine affiche une plénitude et une féminité triomphantes.

Ses cheveux parent ses épaules d’une étole enflammée, Léo ne se lasse pas de ce plaisir des yeux. À son tour elle se déshabille lentement sans la quitter du regard, passant son top par dessus sa tête, puis faisant glisser sa jupe sur ses fesses nues. Comme elle adore à le faire, elle a enlevé sa culotte plus tôt dans la soirée et l’a confiée à son amant. Cette découverte amène un sourire sur les lèvres de Ludivine.

Léonore garde ses talons hauts : son amant l’aime ainsi. S’approche de Ludivine et l’enlace et l’embrasse. Caresse ses fesses sous la dentelle, sent la belle frémir sous ses mains, remonte sur les seins, les caresse de la paume, leurs bouches toujours soudées, sa langue cherchant la sienne, son bassin épousant le sien dans une lente danse rituelle. Elle sent son amant contre son dos, il s’est rapproché et les caresse toutes deux à l’aveugle tout en léchant et mordant sa nuque : elle rugit de plaisir et renforce l’assaut de ses lèvres sur Ludivine.

Les mains de celle-ci s’enhardissent et elle caresse à son tour les seins de Léonore, puis se penche pour en prendre le bout entre ses lèvres, puis entre ses dents. Léo pousse un cri sous la féroce caresse. Tendant son cou en arrière, elle rencontre la bouche de son amant qui prend la sienne avec une douceur impérieuse.

De ses mains il vient prendre son sexe, elle soupire, il glisse le bout de son doigt entre ses lèvres déjà gonflées d’envie et rencontre son clitoris frémissant : sa chatte tout entière appelle la caresse. En virtuose son amant fait vibrer cet instrument de plaisir, passant d’une lèvre à l’autre, caressant le clitoris, glissant un doigt dans la cavité ruisselante. La délicieuse intrusion fait rugir une Léonore possédée d’une joie sombre, sa bouche quitte celle de l’amant pour s’emparer furieusement de celle de l’amante, ses mains glissées sous sa divine chevelure pour maintenir le joli visage en son pouvoir.

Ludivine avance convulsivement son bassin pour profiter elle aussi de la caresse des doigts de l’homme. Ecoutant cet appel muet, il joue de son autre main et glisse ses doigts sous la dentelle. Les deux femmes soupirent, grondent et gémissent à l’unisson, l’homme grogne du plaisir et du désir que lui procure cette caresse stéréo. La glace contre le mur leur renvoie le spectacle de leurs profils mêlés : elles nues, lui habillé. Et la beauté de l’image, le contraste des peaux blanches avec ces mains noires, la lumière de cette chevelure les emplit d’une joie sauvage : ils sourient tous les trois quand leurs regards se rencontrent dans le miroir, allumés par la jubilation de l’instant.

L’homme s’agenouille alors entre les deux femmes, enlève la culotte de dentelle qui habillait encore Ludivine, et rapproche celle-ci de Léonore afin de pouvoir les atteindre toutes les deux. En soupirant de plus belle les deux femmes collent leur sexes l’un contre l’autre, les hauts talons de Léo la portant exactement à la même hauteur que la grande rouquine.

Léo fait descendre ses lèvres et sa langue le long du cou de la belle, qui renverse la tête en arrière sous le coup du désir, elle longe les épaules puis descend sur ces délicieux seins en poire. Elle les taquine de sa langue et de ses dents, elle les suce et les lèche tour à tour tandis que monte le plaisir réciproque que suscite cette divine caresse.

L’amant quant à lui profite de ces deux sexes joints, enfouit son nez dans l’un et l’autre, en savoure les effluves différents qui se mêlent, excite l’un puis l’autre de sa langue, suscitant tremblements et frémissements croissants.

Pour Léonore les sensations se multiplient : ces seins dans sa bouche, ce sexe familier aussi bien qu’étranger contre le sien, cette langue, si familière elle, tout se mêle, tourbillonne, jette des étoiles derrière ses yeux et l’emmène vers l’orgasme auquel elle succombe dans un cri rauque, arquant tout son corps dans un spasme violent qui fait gicler de son sexe ce liquide cristallin que son amant aime tant. Galvanisé il donne sa langue à Ludivine, l’enfonce en profondeur et y joint ses doigts pour la faire partir à son tour : le plaisir de la belle rousse explose en silence mais dans un tremblement du corps tout entier.

Epuisés les amants s’écroulent enlacés sur le tapis, affichant ce sourire émerveillé et triomphant du plaisir assouvi. Sans se regarder, les deux femmes respirent, reprennent leur souffle et leurs esprits, savourent les dernières ondes du plaisir, les gravent dans leur souvenir.

Mais bientôt Léo regarde son amant de son regard mutin, celui qu’il aime tant, celui qui marque le renouveau du désir. Elle ramasse ses cheveux dans un chignon fragile et se coule jusqu’à sa queue dressée, qu’elle commence à humer en soupirant de plaisir puis à lécher lentement. Ludivine se redresse et s’approche à son tour, progressant souplement comme un fauve à l’affut, sa crinière la nimbant de lumière. D’un regard elle demande le feu vert de Léonore avant d’approcher elle aussi sa bouche de la queue convoitée.

C’est un étrange baiser qu’échangent alors les deux femmes, chacune penchée sur l’homme mais les yeux dans les yeux, leurs langues se léchant tout en le léchant lui, puis l’une se retirant pour mieux jouir du spectacle, l’autre suçant l’homme mais regardant la femme… L’amant en est troublé. Il se sent exploité et pourtant si puissant, il se sent instrument mais tellement excité…

Quand il jouit c’est pour marquer son territoire, dire sa décision de n’être plus objet, et les deux femmes acceptent, leurs lèvres se rejoignent, le boivent, s’en délectent, elles le lèchent sur leurs lèvres et leurs yeux en pétillent. Léonore rit : rire de jubilation, d’incrédulité devant l’intensité du plaisir, Ludivine rit aussi et l’amant les rejoint dans cette joie partagée. Cette joie intense qui naît du constat renouvelé du plaisir.

« Mon Dieu » soupire Léo, s’étirant comme un chat au soleil, « on n’a jamais rien inventé de mieux ! ».

(cc) PRO rabiem22

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