Humeurs

Les Os

Je te regarde, on voit tes os, tes côtes, à travers les bleus, comme tes yeux ; les bleus-profonds. On s’y noie, personne ne voit.

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Sous ta peau, sous tes accrocs. T’es là, t’es là, je t’entends, je te reçois. Comme la première fois ta maigreur m’effraie, ton corps gracile, tes doigts sur moi, léger, complètement léger et vide sans doute.

Comme une plume, comme du vent. Tu es là sans conséquences et sans la vie tout autour.

T’es maigre, putain qu’est-ce que t’es maigre, c’est comme si tu n’étais rien, un souffle. Mais tu le fais bien – m’effleurer sans me toucher. Qu’est-ce qu’on fait-là toi et moi ?

Moi avec mes hanches, mes fesses, mes seins et ma lourde tristesse, et toi rien, ton rire, ton sourire. La balance qui fait nous deux, c’est tout ce qu’il y a ; en plus de la brise entre toi et moi.

Ça nous suit, ça suit nos pas.

(cc) Timo Schmitt

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