Culture

Ailleurs, les histoires de Cécile Nadaï… en bouquin !

Ailleurs, ce sont 16 histoires courtes où il est question de voyage, de rêve, d’amour, de liberté, de quête, de sens, d’absence ou d’identité. Il y a les amoureux perdus, l’indécise, la nostalgique, celui qui attendait et n’espère plus, celle qui part et celui qui revient, celui qui fuit et celle qui se souvient, celui que l’on quitte et celui qui la quitte, celui qui voudrait être fou, la petite philosophe, celui qui défie le temps qui passe et la voyageuse solitaire. Tous sont ailleurs, vont ailleurs, rêvent d’ailleurs, viennent d’ailleurs.”

PRESE-AILLEURS-11J’ai réfléchi longtemps avant de trouver les bons mots pour vous décrire précisément ce que j’ai pu ressentir en lisant, pendant quelques petites semaines, Ailleurs, le tout premier ouvrage de Cécile Nadaï, qui sévit sur le magazine des filles à la page depuis de nombreuses années.

Je ne reviendrai pas longuement sur l’effet que me faisaient déjà ses écrits sur Ladies Room : pleins de malice, d’ingéniosité et de candeur – à son image en somme – ses textes m’ont toujours donné du grain à moudre, qu’ils me fassent sourire, réfléchir ou même gamberger. Les bons mots, je ne les ai pas trouvés, mais je compte bien écrire quand même, parce qu’on perd souvent beaucoup de temps à trouver le mot adéquat pour décrire l’indescriptible.

Avec Ailleurs, Cécile a sans nul doute rempli son pari, celui de m’y emmener, justement : ailleurs. Je suis partie avec elle sans retenue, là où ses mots me montraient la voie. Je me suis prise au jeu de toutes ces histoires qui racontent la vie, celle que l’on mène ou dont on rêve. 16 histoires seulement. Courtes, si courtes. Mais tellement authentiques dans leur simplicité. Des tranches de vie de l’ordre de l’anecdotique souvent, mais habitées par un sens de la projection tellement fort qu’il m’est arrivé, à plusieurs reprises, alors que je bouquinais tranquillement dans les transports en commun, de décrocher de ma lecture pour regarder les gens tout autour de moi et de m’imaginer que les personnages que je découvrais, que je déchiffrais, pouvaient éventuellement être là, quelque part avec moi.

Je crois qu’au bout du compte, le vrai talent de Cécile est là, au-delà de sa plume légère et fluide qui rend la lecture tellement agréable : donner du corps à tous ses personnages, en quelques pages seulement. Sans s’embarrasser de fioritures, d’un contexte trop lourd, d’histoires alambiquées ; tout est là et la sauce prend, d’emblée.

Il va sans dire que j’écris cette chronique avec mon cœur, mais j’espère qu’elle ne sera pas tant le reflet de mon affection pour Cécile que toute l’admiration que je lui porte, à elle et aux auteurs de sa facture, capables de m’embarquer sans chichis dans des situations parfois sans queue ni tête, qui pourtant m’enthousiasment et m’émeuvent profondément.

Je ressors grandie de cette lecture, de tous ces parcours entre réalité et fiction, d’autant plus convaincue par Chateaubriand lorsqu’il affirme que “L’être humain n’a pas besoin de voyager pour s’agrandir ; il porte en lui l’immensité.” Cécile, merci pour ce moment. Et au plaisir de découvrir tes prochaines envies d’Ailleurs.

Ailleurs, recueil d’histoires courtes, par Cécile Nadaï, 209 pages
Disponible ici en version papier, et ici en format Kindle

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