Culture

Inspiration day #1 : 2014, suite et fin

Nous sommes aujourd’hui le vendredi 2 janvier 2015, et il se trouve qu’Euterpê m’inspire beaucoup aujourd’hui, lorsqu’elle me laissa parfois démunie durant l’année 2014. C’est pour cette raison que je vais poster aujourd’hui non pas un, mais deux articles.

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Je me suis aperçue dans un premier temps que mon bilan de 2014 n’était pas exhaustif, bien qu’il soit déjà très rempli. Même si j’ai acheté beaucoup moins de CD et que je suis allée à moins de concerts qu’à l’accoutumée, cela ne veut pas dire pour autant qu’elle a été nulle sur le plan musical. Spotify a été mon ami quand, en voiture, je me lassais d’écouter Oüi, RFM ou Nova. Voici ma petite sélection d’artistes qui, selon moi, ont marqué 2014.

Milky Chance, Stolen Dance

Evacuons tout de suite ce groupe allemand à l’apparence faussement cool et aux beats « wankelmutiens » si mous, parce que je sais que, passé octobre 2014, vous avez préféré occulter le fait que vous l’avez écouté jusqu’une trentaine de fois par jour. Cela fait partie des « tubes de l’été » dont les radios étaient persuadées qu’en les passant en boucle, elles récupéreraient de l’audimat. Sauf que les gens, à force d’écouter Stolen Dance partout, ont fini par télécharger de la musique en stream pour éviter de subir cela à longueur de temps. Des méfaits de la rotation lourde en programmation…

Jamie N Commons, Rumble and Sway

Petite rythmique jazzy, voix rauque à souhait, petite mélodie sympa, bref, ça a fait partie de mes petites fraîcheurs de 2014. Surprise, c’est encore un Anglais de moins de 30 ans – et vous verrez que dans cette liste, vous en aurez beaucoup. Rumble and Sway est tiré de son second album qui est sorti en Angleterre en 2013. Si vous avez envie d’en savoir plus, sachez qu’il a fait cette année une reprise de Immigrant Song de Led Zeppelin pour la quatrième saison de Game of Thrones.

George Ezra, Budapest

Il est Anglais, il a 21 ans et j’ai sérieusement cru que c’était un vieux bluesman du fin fond du Missouri qui sortait un truc un peu optimiste. Je ne sais vraiment pas ce qui se passe avec l’Angleterre pour qu’ils puissent sortir des mecs qui ont l’air de boyscouts et d’avoir plus de métier que Johnny Halliday. Même si cela a été consacré tube de l’été sur Oüi et que la programmation a failli m’en écœurer, j’espère que ce petit mec ira très loin dans le temps.

Nick Mulvey, Cucurucu

L’honneur est sauf : cet Anglais vient de fêter son trentième anniversaire et a l’air d’avoir largement plus de métier que les deux artistes précédemment présentés. En effet, avant de balancer des jolies chansons folk à écouter au bord de la plage, Nick Mulvey a surtout étudié la musique à La Havane – il est parti là-bas à 19 ans, pipou – et a fait partie d’un orchestre de jazz, le Portico Quartet, en tant que percussionniste. Tout de suite, ça place un homme.

Lana Del Rey, West Coast

Pour une chanteuse qui était censée en avoir fini avec sa carrière, je trouve que Lana Del Rey en a quand même sous le pied. Mais ce hold up parfait qu’est Ultraviolence n’aurait pas été possible sans Dan Auerbach, producteur de talent, mais aussi membre des Black Keys – qui, au vu de la déception qu’est le nouvel album du groupe, aurait tout aussi bien fait de se concentrer dessus. Dans cette chanson, il y a tout ce que j’aime : de la guitare langoureuse, du beat sensuel et élaboré, de la désynchronisation réussie au refrain. Bref, c’est le morceau de 2014 avec The Chamber de Lenny Kravitz qui rendrait sexy Jean-Pierre Jouyet [ndlr : Secrétaire général de la République Française].

London Grammar, Strong

Encore des Anglais de moins de trente ans, mais cette fois, qui ne foutent pas une grande patate. Si on doit désigner de dignes héritiers à Frédéric Chopin et Léo Ferré en termes de musiques pour se pendre, je pense qu’on a trouvé une tribu de champions. Je pense également que, vu l’étendue de leur succès en 2014, beaucoup de personnes sur cette terre ont vécu une année de merde.

Peter Peter, Beauté baroque

J’ai été séduite par l’apparente simplicité et la recherche esthétique de ce Canadien, seule sensation francophone de cette liste (et je m’en excuse). On dirait un avatar musical et apaisé de Xavier Dolan, tant il y a cette même recherche de beauté et de sentimentalisme sans mièvrerie dans leur expression artistique.

Hommage aux disparus

- Joe Cocker : Le Chevalier m’a annoncé son décès alors que je conduisais. C’était dangereux, j’ai failli faire une sortie de route tant j’étais émue.
- Fauve : Vieux Frères a prouvé qu’en fait, artistiquement, la blague était concise à l’année 2013.
- Détroit : Bébert, tu partais sur de bonnes bases. Mais Pascal Humbert n’étant pas Serge Teyssot-Gay, vous n’auriez pas dû faire du sous-Noir Désir (en témoigne le gênant Dans le creux de ta main).
- Pharell Williams : Because I’m Happyyyyyyyyy… FERMEZ. VOS. P*TAIN. DE. GUEULES.
- Joyce Jonathan : Souffrant de l’impopularité de François Hollande, la France s’est enfin aperçue qu’en fait, elle était fade comme une chanteuse de foire à la saucisse.

Et vous, quelles étaient vos sensations de 2014 ?

(cc) Ozan Hatipoglu

One Response to “Inspiration day #1 : 2014, suite et fin”

  • Ah, c’est lui Milky Chance ? J’ai jamais entendu cette chanson en entier, je crois. Et je vais pas commencer aujourd’hui, du coup. Je vais continuer à écouter de la folk norvégienne jusqu’à ce que mort s’en suive, ma foi.

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