Humeurs

La Trouvaille

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Mon sort est une arme
L’orage me fait peur
La tempête des corps
La chaleur et puis le froid ensuite

Comme des glaçons, le feu – bouillant
Ensemble, seuls.
La trouvaille, c’est le silence
La pagaille, la présence.


Et les caresses, ensuite, insidieuses caresses, tout contre nous encore, sans jamais s’en lasser, s’enlacer enfin, pour la dernière fois, s’étreindre, s’éteindre à la fin. Les choix des autres, les visages posés sur les nôtres. Rien, on ne dit rien, les doigts posés sur les draps, les phalanges craquant dans le vide, à peine collés, souriant, là, sereins. A cet instant nous sommes tous les hommes du monde, et le néant à la fois, le souffle de la vie, le soupirs des songes.

Incandescents, comme la lueur du jour auquel nous voulons échapper, s’embrasser, fermer les yeux encore, laisser couler les heures, l’aurore.

(cc) Jessie Romaneix Gosselin

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