Back Room

Les pratiques de Tata Pucelle : la bifle

Même si mon militantisme pour la reconnaissance de la bisexualité et de certaines formes de couple m’a fait écrire beaucoup de mots ces derniers temps, je n’oublie pas ma vocation première sur la Back Room (mise à part chroniquer des livres cochons, mais je ne traîne plus assez à la Musardine pour ça) : donner des leçons de savoir-vivre sexuel. Comme ça, gratuitement. Parce que j’estime qu’aucune pratique n’est honteuse dans la mesure où elle est faite dans le respect de chacun, j’aime passer chaque fait et geste amoureux à ma moulinette pour que plus personne ne se dise Pouah, c’est immonde sans comprendre qu’il y a réellement des personnes qui aiment ce genre de pratique.

Aujourd’hui, après la fellation et le cunnilingus, je vais parler d’une pratique qui paraît être très en vogue chez les jeunes, mais dont l’usage, à mon avis, date largement d’avant 2011 : la bifle.

Pratique réputée violente et donc pas très conviviale – même avec un sexe, recevoir une tape est toujours désagréable quand on n’est pas super ok avec la pratique –, son côté canaille attire pourtant de plus en plus de pratiquants dans son giron, d’où sa popularité. Encore une fois, on doit encore à la pornographie la recrudescence des bifles dans les pratiques conjugales. En effet, un braquemart en gros plan qui tapote une joue ou un clitoris est censé être “joli” visuellement, à la manière d’une éjaculation faciale. Admettons. Faisons maintenant un tour d’horizon de cette pratique en cinq questions.

Qu’est-ce qu’une bifle, en vérité ?

Comme l’explique la représentante du comité anti-bizuitage dans la vidéo ci-dessus, le mot bifle vient de la contraction des mots gifle et bite. Autrement dit, cela consiste à gifler son partenaire avec sa bite. En vérité, à moins d’avoir un déhanché digne d’un zoukeur et d’y aller franchement avec une trique à péter une assiette, cela ne consiste bien souvent qu’à une série de petits tapotements sur la joue. Le mieux est de contrôler le mouvement en tenant l’engin avec sa main, mais force est d’avouer que même la bite de Rocco Siffredi ne peut pas avoir une amplitude de mouvement assez grande pour que cela fasse le même effet qu’une gifle. Il y a de grands risques, en effet, de ne pas pouvoir viser sa cible si on laisse une trop grande amplitude au sexe en mouvement.

Est-ce que ça fait mal ?

Si le sexe rate sa cible – un coup dans l’oeil, un peu comme une faciale, exactement – ou si le coup est porté sans volonté de contrôle du mouvement, évidemment, ça fait mal. Mais même en contrôlant ses mouvements, en étant respectueux et en veillant à faire le moins de mal possible, il arrive un moment gênant où le/la destinataire de la bifle ressente des irritations ou des rougeurs. Mais cela n’est pas irréversible, il existe désormais des solutions pour une pratique de la bifle respectueuse et sans désagréments.

Comment on se sent quand on reçoit une bifle ?

Il faut se l’avouer : être biflé, dans l’imaginaire collectif, veut souvent dire Tu es tellement une sous-merde que tu ne mérites même pas que je salisse mes mains à te frapper. Autrement dit, la personne qui bifle ne vise pas la joue en premier, mais l’ego. En biflant son/sa partenaire, le propriétaire du sexe en action semble lui intimer sa supériorité, comme pour lui dire C’est moi le maître, tiens, prends mon sceptre dans ta gueule. Malgré tout, dans les petites “humiliations” du couple au quotidien, la pratique supplante aisément la fessée dans les coups portés à l’autre en guise de préliminaires. Comme je le disais en préambule, la bifle a un petit côté excitant qui saura mettre un peu de piment dans un couple un peu endormi.

Est-il nécessaire d’avoir un gros zizi pour bifler ?

Autant le dire tout de suite : se faire bifler par un micropénis, c’est comme une collision entre un vélo et le pare-choc arrière d’une voiture à 2 km/h. On prend le risque de ne rien sentir. Pour autant, il n’est pas nécessaire de posséder un énorme engin pour apprécier une bifle en bonne et due forme. La seule condition est de ne pas bander mou ou, pire, d’être complètement au repos. Un minimum de rigidité est quand même exigée pour la bonne tenue de la pratique.

La bifle ne se limite-t-elle qu’au visage ?

Justement, non ! Elle peut très bien faire partie intégrante d’une branlette espagnole – des petits tapotements sur les seins pour en éveiller la sensibilité – ou être une très bonne variante de la fessée – testé et approuvé. La joie de cette pratique est qu’on découvre qu’un sexe en érection ne se limite pas au va-et-vient dans un orifice quelconque, mais qu’il peut aisément remplacer une main, une bouche… On fait bien du footjob, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas bifler une colonne vertébrale (zone qui peut s’avérer très érogène lorsque bien caressée…).

Bref, la bifle devrait sortir de cette mauvaise presse. Oui, elle peut très bien s’avérer comme une pratique respectueuse et réellement excitante pour l’expéditeur comme pour le/la destinataire. C’est comme tout, il suffit d’essayer pour adopter. 

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