Back Room

Le parc

Nous avons décidé de nous promener dans le parc, ce soir d’été. Il avait fait une chaleur étouffante toute cette journée, et les Parisiens souhaitaient se rafraîchir sous les arbres après avoir été enfermés dans leurs bureaux. 

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C’est ainsi que nous nous donnâmes rendez-vous à l’entrée de ce grand parc. Cela faisait quelques jours que nous ne nous étions pas vus et le désir était aussi brûlant que la température extérieure. Nous nous étions rencontrés quelques jours plus tôt et, tout de suite, l’alchimie avait été évidente entre nous.

Je l’ai aperçu à l’entrée du parc. Il n’était ni beau, ni laid, il était juste à moi. Je courus vers lui et je l’embrassai tendrement. Il me glissa alors à l’oreille : “Je t’aime, tu m’as tellement manquée, Vanille”, ce qui me fit fondre davantage au point de m’écrouler entre ses bras.

C’est ainsi que nous traversâmes le parc, racontant notre journée, nos envies, nos angoisses. En vérité, j’étais à la recherche d’un coin isolé pour profiter davantage de mon nouvel amoureux. Je sentis poindre déjà son émoi à mesure que nos mains se croisaient.

Enfin, voici une petite poche d’herbe abritée sous les arbres. Je lui proposai alors de nous allonger sur une couverture que j’avais préparée. Nous nous reposons donc de cette journée harassante en nous mangeant de baisers. Bientôt, nos mains s’attardèrent sur nos corps que nous aurions voulu nus.

Nue, je l’étais sous ma robe. En effet, j’avais prévu mon coup en me vêtant d’une robe à ouvertures à boutons sur le devant et en me passant de sous-vêtements. Lui était sexy avec sa chemise légère et son pantalon qui me dévoilait tout de ses charmes. Même si nous guettions de temps en temps qu’un promeneur ne nous surprenne dans nos ébats, nous étions sur notre petit nuage et fous de désir.

C’est lui qui entama les hostilités en ôtant les premiers boutons de ma robe. Quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit ma poitrine nue, qu’il dévora sans se faire prier. Moi-même, ivre de ses caresses sur mes seins, je lui dégrafai sa chemise pour le laisser le torse nu. Chacun choisit donc de se repaître du torse de l’autre, tout en discrétion et malgré le voisinage relatif des autres usagers du parc.

N’y tenant plus, mon amoureux replia la couverture sur nous. Ayant défait tout les boutons de ma robe, il cala sa tête entre mes cuisses pour me gratifier de sa langue sur mes parties intimes. J’étouffai mes gémissements, mais j’étais follement excitée, au point que l’on ne savait plus si c’était la sueur, ma moiteur intime ou la salive de mon homme qui me mouillait le plus.

Remontant vers ma bouche, il dégrafa son pantalon et sortit son membre tendu à l’extrême. Tout en m’embrassant, il titilla l’entrée de mon sexe juteux avec son gland durant quelques instants, pour enfin venir s’empaler en moi. Il poussa alors un gémissement d’aise, comme s’il n’avait vécu que dans l’attente de ce moment. Nous dûmes ainsi étouffer nos soupirs par des baisers pour éviter d’ameuter toute la populace du parc, mais ceci ne fit que renforcer toute l’excitation de l’acte que nous avions longtemps contenue. Mais cela ne nous a pas empêchés de pousser de rauques gémissements quand notre plaisir fut à son maximum.

La nuit était tombée sur le parc. Rhabillés et alanguis sur la couverture, nous regardions les étoiles à travers les arbres enlacés l’un contre l’autre. Et chacun, à notre manière, nous rendions hommage à cette soirée bénie des dieux et à ce parc qui abrita nos premiers ébats.

(cc) Theophilos Papadopoulos

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