My Space

« Wrapped in plastic » #4, les chroniques culturelles de Mimi

NDLR : Retrouvez les chroniques culturelles de Mimi en fin de mois, d’un mois à l’autre, le jeudi : c’est sur Ladies Room que ça se passe !

« Wrapped in plastic ». De la culture emballée dans du plastique. C’est de ça qu’il est question dans ces chroniques culturelles. La culture qu’on emballe, qu’on étiquette, qu’on achète. « Wrapped in plastic », c’est aussi un clin d’œil à Twin Peaks, la série culte de David Lynch. « Wrapped in plastic », comme le corps de la célèbre Laura Palmer retrouvé emballé dans du plastique dans la scène d’ouverture du pilote. L’expression est devenue culte. « Wrapped in plastic » comme un clin d’œil à la pop culture.

Faire des châteaux de sable, ramasser des coquillages (et crustacés), ou seulement buller au bord de l’eau salée (chlorée ?). Et puis lire des bandes dessinées, un Mojito à la main. Voilà le programme que je vous souhaite pour cet été. Alors je reviens ici, cette fois pour parler BD. Des BD biographiques, fictives, légères ou plus sérieuses. Je les ressors un peu de derrière les fagots, mais si vous ne les avez pas encore lues, c’est le moment ! Et vous pourrez toujours vous régaler de leurs adaptations ciné si ce n’est pas encore fait.

  • « Wrapped in plastic » #4, les chroniques culturelles de MimiLa première, Joséphine, cette grande blonde un peu gauche sortie tout droit de l’imaginaire de Pénélope Bagieu. Joséphine c’est un peu nous, la trentaine, un complexe (de fesses), des amies à qui on raconte nos soucis (de fesses). Pas de mec, mais un chat. Pénélope Bagieu a donné naissance à cette Bridget Jones parisienne rigolote il y a plusieurs années. Le point fort de cette bande dessinée en 3 tomes, c’est le coup de crayon plein d’humour de son auteur.

C’est Marilou Berry qui a donné vie au personnage dans le film du même nom. La dessinatrice est restée complètement en-dehors du projet ciné. Malheureusement, ce qui est très drôle dans les pages de Pénélope Bagieu se révèle très peu crédible une fois transposé au cinéma. Toutefois, le film reste un bon divertissement pour l’été. Quand à la BD, c’est La bande dessinée à lire ou relire et à offrir à ses copines. C’est frais et les couleurs sont sublimes, à l’image de toutes les autres BD de Pénélope « Jolicoeur ».

  • Il y a plus longtemps déjà, de son côté, Marjane Satrapi fut l’auteure de 2 BD dont elle avait fait les adaptations pour le cinéma. Persépolis racontait sa jeunesse en Iran et son exil, sur fond politique difficile. La profondeur du récit et la gravité de l’histoire avaient été merveilleusement retranscrites dans un film d’animation. Les comédiens, disons les « voix » choisies pour les personnages étaient très bonnes, notamment celle de la grand-mère, mémorable.
  • « Wrapped in plastic » #4, les chroniques culturelles de MimiEt puis il y a aussi Poulet aux Prunes, autre BD, adaptée en « vrai » film avec des passages en animation très réussis. C’est l’histoire d’un homme qui, après avoir perdu son don pour le violon, décide de mourir. Pendant qu’il attend la mort sur son lit, le film raconte sa vie sous forme de flashback. Son enfance, sa jeunesse, une rencontre amoureuse bouleversante qui sera à l’origine de sa perte. Ce film est d’une délicatesse inouïe. Un petit bijou. Curieusement la version ciné est presque mieux que la BD.
  • Dans un autre genre, on a Le Chat du Rabbin. C’est Joann Sfar lui-même, l’auteur, qui a adapté en long métrage d’animation les aventures de son célèbre chat d’Alger à la langue bien pendue. Le chat est un prétexte à un propos bien plus sérieux qu’il n’y paraît dans cette bande dessinée. Exploration de la religion entre autres, la BD souligne avec justesse les contradictions des êtres humains, leurs défauts et leurs failles. Pour le grand écran, les anecdotes secondaires des livres ont été mises de côté. Seules les grandes lignes de l’histoire ont été gardées, ce qui donne un propos très percutant au film. Une vraie réussite. Le film est sorti en 3D, un petit plus technologique amusant.
  • « Wrapped in plastic » #4, les chroniques culturelles de MimiEt puis récemment, c’est Aya de Yopougon qui a enfin vu le jour au cinéma, en film d’animation aussi. C’est entre 2005 et 2010 que Marguerite Abouet (histoire) et Clément Oubrerie (dessin) ont sorti les 6 volumes des aventures de la jeune Aya.

La difficulté pour une jeune femme de s’émanciper des hommes, l’homosexualité, les pressions sociales à la fin des années 70 dans une petite communauté de Côte d’Ivoire. Autant de sujets sérieux traités avec beaucoup d’humour. Aya de Yopougon est une BD inspirée par la jeunesse de sa créatrice, Marguerite Abouet, originaire elle-même du quartier de Yopougon, à Abidjan. Le dessin est joli et les situations souvent très drôles.

  • D’autres idées BD à grignoter au bord de la piscine pour cet été ?
  • Joséphine, de Pénélope Bagieu, 3 Tomes/ Film de Agnès Obadia (2013)

Persépolis, Poulet aux Prunes, de Marjane Satrapi/ Films de Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud (2007 et 2011)
Le Chat du Rabbin, de Joann Sfar, 5 tomes/ Film de Joann Sfar & Antoine Delesvaux (2011)
Aya de Yopougon, de Marguerite Abouet & Clément Oubrerie, 6 tomes/ Film de Marguerite Abouet & Clément Oubrerie (2013)

Relire « Wrapped in plastic » #3
Relire « Wrapped in plastic » #2
Relire « Wrapped in plastic » #1

4 Responses to “« Wrapped in plastic » #4, les chroniques culturelles de Mimi”

  • Une BD de Margaux Motin ou de Diglee n’est jamais de trop au bord de la plage !
    Mais surtout, je conseille à tout ceux qui l’ont pas faire de lire et voir Persépolis… Une des plus belles histoire dessinée !
    Très jolie sélection en tout cas.
    Et s’agissant de Joséphine, j’ai bien aimé le film justement parce qu’il était quand même assez éloigné de la BD.

  • Je suis allée voir Aya de Yopougon et c’était vraiment drôle, j’ai passé un excellent moment, malgré quelques saillies que j’ai trouvé regrettables, mais c’est lié à ma connaissance de la culture africaine… Ceci étant, je ne me souviens pas que la question de l’homosexualité ait été évoquée. La sexualité oui, en long, en large et en travers, mais pas l’homosexualité : aurai-je raté quelque chose ?

  • @ Laurie: mais bien sûr Diglee et Margaux M. c’est parfait pour l’été! Merci pour ton commentaire :)
    @ Rose H: Alors je vais faire un aveu… Je n’ai pas eu le temps d’aller le voir au cinéma avant l’écriture de l’article… du coup je parlais des livres, un homme de la communauté part à Paris dans l’avant-dernier ou dernier tome je crois, pensant qu’il trouvera là-bas plus d’ouverture d’esprit et de liberté pour vivre son histoire au grand jour … Sauf que. Je te laisse découvrir la suite si jamais tu te plonges dans les livres.

  • Alors il faut absolument que je me procure la BD :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>