Culture

Some kind of unreal music #29 : bilan de la saison 2012-2013

Avant la saison des vacances estivales – qui, au vu du printemps qui vient de se passer et de l’été qui se profile, ne seront pas sous le signe des grandes chaleurs –, j’aimerais dresser un bilan de ma vie musicale entre septembre 2012 et juin 2013. Comme d’habitude, elle fut riche de notes, d’énervements, de rencontres, d’émotions et de joies. Elle fut riche aussi des remarques que j’ai reçues de votre part, lectrices et lecteurs, qu’elles soient positives ou négatives.

Cette saison, j’ai véritablement appris que la musique ne se réduisait pas seulement à mes univers d’autiste péremptoire. Que ce soit par Twitter, mon orchestre, Oüi FM ou ma Siamoise, j’ai appris que je n’étais pas une tarée qui balançait des références inconnues du grand public en me disant que c’était ça, la vraie musique. En effet, cette année, j’ai fini par rencontrer des gens aussi tarés que moi, voire plus. Et ça, de toute ma vie, je pense que c’est la plus belle chose qu’il m’ait été donné de vivre.

#TeamMorningRock

Qu’aurait été cette saison musicale sans Oüi FM pour me réveiller tout les matins ? Qu’auraient été ces matins brumeux d’automne sans la malédiction de 6h47 (Ma-ma-ma-ma-d-ness !) ? Qu’auraient été mon suivi du Vendée Globe sans le soutien apporté à Jean-Pierre Dyck Dyck Dyck Dyck… ? () Qu’auraient été mes matins d’hiver sans des banjosdes mecs qui crient de manière intempestive ou des claviers lascifs ? Qu’auraient été mes matins de printemps si un petit garçon de 3 ans ne me sommait pas d’écouter Daft Punk ? Bref, qu’auraient été mes matin sans Arnold, Caro, Clément, Anthony et Raphaël ?

Ce qui est formidable, c’est que ces fous furieux ne se sont pas contentés de nous faire des vannes en diffusant du gros son. Non. Ils nous ont fait nous rencontrer, nous, auditeurs, et intéragir entre nous. C’est ainsi que je passe désormais 25 minutes tous les matins à dire Bonjour sur Twitter. C’est ainsi aussi que j’ai découvert des personnalités barrées et que certains auditeurs en viennent à se rencontrer IRL, que ce soit à travers les petits dej’ au studio ou par d’autres biais.

Bref, non seulement j’ai découvert en Oüi la radio qui me manquait depuis quelques années, mais surtout, ça m’a permis de décomplexer une partie de mon rapport à la musique. Pour cela, un grand merci aux fendues BettyO, chococatnurse, Delfinka07, Delf_E, Eclipse_Sabrina, Ilse_Live, malicia2003, MahudeL et PatriciaLUC1, ainsi qu’aux couillus Aurelien_8, ARMORsi, aZak87, Bouli__, Badounet, Dark_Peter91, eliott1103, GeneralEclectik, hellgrivois, MrLeNem, MoiMichael, peredhel2003, PROSPERFuN et Tovaritch_Piotr. Merci encore pour tout la #Team.

J’ai 30 ans et un ukulélé

Après le chant, le piano, la guitare, l’accordéon, le violoncelle en pizzicato, le tamborim, l’alfaïa, les cloches, l’abê, le minero, j’en passe et des meilleures, mes amis ont eu la bonne idée de m’offrir pour mon trentième anniversaire un ukulélé. Cette petite guitare hawaïenne à 4 cordes, et son cousin brésilien le cavaquinho, ne m’était pas inconnu. En effet, ma cousine ayant rapporté le sien à son retour de Tahiti le maîtrisait étant petite.

Donc je me suis exercée jusqu’à ce que les cordes tombent en perdition. Ça me faisait donc plaisir, pour mes 30 ans, d’avoir une nouvelle corde (hi hi hi) à mon arc. C’est pour cette raison que je me suis faite très vite un set list à dégainer à chaque fois que je balade mon instrument. En voici les 5 principaux morceaux :

Cocoon, Chupee

Je dirais même #LaBase. Si le ukulélé est aujourd’hui aussi hype, c’est à cause de ce putain de morceau. C’est aussi le premier que j’ai su jouer la nuit de mon anniversaire, quand je suis rentrée chez moi et que j’ai accordé la bête. Heureusement, je ne suis pas encore au stade du crétin hipster qui me demande : Hey, tu sais jouer le truc de ukulélé de la pub, là ? Mais j’avoue, je redoute ce moment.

Simon & Garfunkel, The Boxer

Je partage deux passions musicales complètement assumées avec la Siamoise : Laurent Voulzy et Simon & Garfunkel. C’est pour cette raison que, pour inaugurer mon ukulélé en public, elle m’a emmenée au Parc de la Villette, bien blindax en ce dimanche après-midi d’avril, en emmenant sa guitare et son Song Book de Paul Simon. Cette chanson est venue comme une évidence, même si, sur le plan rythmique, elle n’est pas évidente à gérer.

A-Ha, Take on me

Alors là, je vous avoue, je ne sais pas, ça m’est venu un après-midi de désœuvrement où je gratouillais simplement. Et je me suis mise à enchaîner les accords. Bilan : quand l’inspiration vient à l’artiste, il ne faut même pas chercher à comprendre.

Stevie Wonder, Master Blaster

Encore une fois, une inspiration m’est venue, encore une fois de la Siamoise. Sachant que cette chanson est tout à fait gérable à la guitare (à mon niveau, et encore, sans les indications de Mestre Jagloo, je ne m’en serais pas aussi bien sortie), j’ai décidé de tenter le coup au ukulélé. Je trouve le résultat pas trop dégueulasse. Maintenant, faut quand même que j’apprenne à le chanter. Ce serait bien de faire le combo…

Daft Punk, Get Lucky

Merci aussi à Oüi de passer de la musique assez intéressante pour que je puisse m’exercer dès le petit-déjeuner. C’est ainsi qu’à l’exhortation Ecoute Daft Punk !, je préfère enchaîner les 4 accords de la gratte de Nile Rogers au ukulélé. Résultat : pour les 40 ans d’un de mes mestres, il m’a demandé de la jouer toute la soirée. Saoulant.

Les perspectives

    - Avoir un pass pour ReS’13 (quelqu’un a 109 € à me prêter ?)

      - Signer pour une cinquième année chez Ens’Batucada

        - Aller à des concerts de rock, mais pas que

          - Aller à des concerts de jazz, mais pas que

            - Aller aux concerts de mes potes, mais pas que

              - Réaliser le rêve de ma mère et avoir des revenus de mon écriture (c’est pas gagné)

                - Réaliser le rêve de ma mère et avoir des revenus de ma musique (là non plus, j’avoue)

                  - M’enthousiasmer pour la nouveauté quand ce n’est pas du même acabit que Génération Goldman

                    - Danser le samba, le rock, le tango, et pas seulement au concert des pompiers

                      - Traîner un peu plus à la FNAC, quitte à faire quelques entailles dans mon budget.

                        Bref, cette saison musicale était sans conteste source d’évolutions, de rencontres et de maturation de ma pratique musicale (qui passe quand même, entre les répètes d’orchestre, mon travail perso, l’analyse, tout ça, à 10h/semaine). Cela vient aussi d’une évolution plus personnelle, qui me pousse à me remettre en question et m’ouvrir davantage. Et finalement…

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