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Quoi es-tu Adèle ?

C’est quoi une adaptation ? C’est la question que je me pose en boucle depuis hier soir. Selon l’ami Wikipédia, une adaptation est « une œuvre dont le thème, l’histoire, ou la structure est basée sur une autre œuvre, parfois transformée pour un média. » En gros, on prend les mêmes et on recommence.

Quoi es-tu Adèle ?A cela, il ne faut pas oublier les adaptations libres. On part de l’idée générale et on en fait ce que l’on veut. On peut donc dire que West Side Story est une adaptation libre de Roméo et Juliette. Dans le cas de La vie d’Adèle, je ne sais pas où situer la production de trois heures qu’Abdellatif Kechiche a tirée des 156 pages du bleu est une couleur chaude de Julie Maroh.

Pour moi, Le bleu est une couleur chaude est : 

- une très belle histoire d’amour

- un amour passionné et un amour paisible

- la découverte d’un monde « prohibé »

- une lutte intérieure

- une affirmation de soi face à la société

- un drame familial

- la perte tragique d’un être cher.

J’ai eu la chance de lire Le bleu est une couleur chaude. J’ai eu la chance de l’aimer. Je suis plutôt du genre Marvel, à trépigner d’impatience dans l’attente des adaptations cinématographiques et à toutes les aimer. Oui j’ai aimé Daredevil et Elektra et je n’ai pas honte. Quand on m’a parlé de la bande dessinée Le bleu est une couleur chaude, je me suis dis pourquoi pas. J’adore le bleu. J’ai eu raison et je dois dire que je l’apprécie plus que de raison.

C’est donc avec naïveté que je me dirige vers les pires heures de ma vie passées dans un cinéma. Pour moi, La vie d’Adèle est :

- Une succession de plans serrés qui permet une cartographie, non désirée, les imperfections épidermiques des personnages.

- Un gavage de spaghetti bolognaise qui donne envie de manger de la soupe jusqu’à la fin de ses jours.

- un bleu qui est devenu une couleur froide et fadasse.

- 7 minutes de lutte turque, sans huile, sans culotte, en peau de vache, sans intérêt.

- Une présentation de la jeunesse que l’on espère caricaturale.

J’ai beau chercher, je ne vois pas d’amour. Je ne vois pas de passion. Je ne vois pas de doutes. Je ne vois pas de recherche de soi. Je ne vois pas d’affrontements. Je ne vois pas dans La vie d’Adèle, l’histoire de Le bleu est une couleur chaude. Je vois une bienséance culturelle cannoise que je ne comprends pas et qui vient de détruire une ode à l’amour. Le bleu est une couleur chaude > La vie d’Adèle.

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