Culture

Some kind of unreal music #25 : Dernier update avant fermeture annuelle.

Je n’arrête pas de tanner les réseaux sociaux avec ça : je pars prochainement pour l’Asie. Certes, pas pour ce qui me fait le plus fantasmer depuis mon adolescence (mais j’irai, un jour, j’irai…), mais c’est déjà un premier pas vers ce continent qui m’a toujours fait rêver. Je ne vais donc pas écrire pendant 15 jours durant le mois de mars. Je vais pouvoir m’imprégner des lumières, des couleurs et des musiques de ce continent in vivo, chose que je n’aurai jamais imaginé il y a quelques années… Bref, je vis en plein rêve depuis que j’ai mes billets d’avion.

Et comme je suis un peu déconnectée de la réalité, j’ai un peu de mal ce coup-ci à faire mon update. Il faut dire que j’ai un mois de février un peu foufou, entre les anniversaires, les carnavals, les préparatifs du voyage, les soucis de santé, le mektoub familial un peu détraqué… Bon, comme vous le réclamez très fort, je vais vous faire un petit tour de ce qui me tient en haleine en ce moment.

Je vous promets un update qui va sentir la sueur et la poudre. Ca va se castagner, se bastonner, s’écharper entre rivaux, et vous allez regarder cela avec un grand bol de pop-corn, petits vicieux.

John Legend est de retour !

Moi, quand on me parle de John Legend, le soulman qui se pose en petit-fils du dieu Marvin, je craque mon slip. Ce mec, c’est juste ce qu’il y de plus suave dans tes souvenirs, mais tu sais, le truc avec juste assez d’aspérités pour que ce ne soit pas écœurant : un verre de Sauternes, du miel mille fleurs, une vodka pas frappée, la crème fraîche de Kenzo, l’application de GynHydralin… Bref, ce mec est un pansement vivant. Il devrait être remboursé par la Sécu et diffusé dans tous les tribunaux de France, parce que ça coûte moins cher qu’une thérapie pour baisse de libido et ça règlerait bien des demandes de divorces.

Gnêêêêêêê <3

Et qu’entends-je au début du mois de janvier ? Qu’il a fait la B.O. de Django Unchained. Et que c’est diffusé sur ma radio préférée (pourtant bien peu encline à diffuser de la soul). Et quand on se réveille avec ça :

Ca vaut tous les réveils câlins du monde. En ce qui concerne le film, je ne sais pas, j’ai eu plusieurs sons de cloche, mais rien que pour entendre John Legend, je pense que je peux trouver une soirée durant les 15 jours qui me restent en France pour y jeter un petit coup d’œil.

Mon humble avis sur le clash Booba/La Fouine

Déjà, je ne suis pas une puriste du rap. Je daigne écouter du rap français quand c’est proche du slam, à savoir avec des textes validés par le Bescherelle ou jouant avec les subtilités du parler urbain sans vulgarité – d’où ma réjouissance concernant la Victoire d’Oxmo Puccino –, un flow assez original – ce n’est pas pour rien si je kiffe Busta Rhymes – ou un beatmaker de génie – coucou Lo’ de 1995. Pour moi, le rap hardcore devrait rester là où il se créé, c’est-à-dire dans les caves. Même quand on fait du rap conscient ou qu’on se prend pour Tony Montana, il y a des limites à ne pas franchir pour que je traite les rappeurs de gros baltringues.

Et en termes de gros baltringues de première, les deux avatars qui s’invectivent à coups de morceaux haineux que voici surpassent Morsay et Cortex, qui ne jouissent pourtant d’une grande crédibilité dans le rap game. Justement, c’est ce que je reproche à B2O et à la Fouine : d’en être obligés à se pourrir la gueule sur du mauvais son pour savoir qui aurait la plus grosse. Vous savez quoi, les mecs ? Vous menez peut-être le rap game avec vos clashes de merde, mais on ne se souviendra pas de vous dans 10 ans. Baltringues, va !

Et vous, surtout, les petits qui écoutez ce genre de mauvais rap sans écouteurs dans les transports en commun et qui vous vous extasiez devant ce clash, comment voulez-vous vous en sortir dans la vie ? Franchement ? C’est pas ça, la vie, les mecs. Je ne veux pas jouer à l’assistante sociale, mais je vous en supplie, pensez que le rap qui vous fera grandir se trouve en-dehors de vos caves. Commencez déjà par ne pas donner plus de crédit qu’ils n’en méritent à Booba et à La Fouine. C’est un premier pas, mais déjà, votre univers sera plus dégagé. En tout cas, j’aimerais y croire.

Murder on the dancefloor ou les clashes à l’anglaise

En pleine saison des remises de prix, nos amis des Inrocks nous fait un joli inventaire de toutes les bastons mémorables répertoriées dans les NME et les Brit Awards. Il faut savoir une chose, qui est bien précisée dans l’article à chaque description du clash : quand les Anglais boivent, ils ne font pas semblant, d’où certains débordements habituels à chaque cérémonie qui, de fait, sont diffusées depuis quelques années en léger différé pour pouvoir couper les passages gênants et biper tous les sh*t et les f*ck qui passent par là. Ça ne marche pas toujours – en témoigne le doigt d’honneur d’Adele oublié lors des Brits 2012.

Ce que l’on remarque, c’est que, dans beaucoup de cas, les frères Gallagher ne sont pas en reste. Que ce soit contre Coldplay, Blur ou les Spice Girls, il y a toujours quelqu’un pour leur chercher des noises ou pour dénoncer leur mégalomanie manifeste. Mais, comme c’est bien décrit dans le cas du clash de Chris Martin contre le producteur d’Oasis, Noel Gallagher arrange toujours le coup par-derrière. Bon gars.

Sinon, j’écoute quoi en ce moment ?

Joy Division, Love Will Tear Us Apart

Mood post-St-Valentin en célibataire. Quand des réminiscences d’un après-midi de juin, il y a quelques années, je découvris un nouveau sens à cette chanson. Et il se trouve que cette chanson s’est avérée être une prémonition. Je me remémore toutes les St-Valentin cet après-midi où je croyais véritablement à l’Amour.

The Smiths, Bigmouth strikes again

Mood complètement contraire au contenu de la chanson. Alors que la chanson parle de castagne, moi j’écoute cela à chaque retour du printemps, parce la musique est pétillante comme une bonne chanson de rock anglais. Et vu la météo aujourd’hui – grand soleil qui inonde mon bureau – je trouve que c’est le moment idéal pour l’écouter.

George Harrison, My sweet lord

Je ne vais pas vous faire un dessin, je vous fais chier avec ça, pour certains depuis 5 ans.

Renaud, Les aventures de Gérard Lambert

Moi, je dis : ça manque, ce genre de chanson épique en France. Je reste nostalgique de Renaud dans sa meilleure forme, quand, à la manière d’un Bob Dylan des premières années, il savait raconter des histoires. Déjà, l’orchestration est géniale, à la manière des grands chanteurs des années 50-60, et puis cette histoire banale de panne en plein milieu d’une zone industrielle du Val-de-Marne prend l’ampleur lyrique d’une geste médiévale. Si t’étais toujours resté comme ça, Renaud Séchan, au lieu de tout sacrifier à l’alcool…

On compte les points, on soigne les blessés, on prend du recul, bref, les éditos de SKOUM reviennent début avril. D’ici là, j’uploaderai deux-trois sons pour vous montrer que je suis toujours aussi férue de musique. Bisous, bisous.

2 Responses to “Some kind of unreal music #25 : Dernier update avant fermeture annuelle.”

  • Décidément les Joy Division sont un sujet récurent de tes articles, ce qui n’est pas pour me déplaire !
    On rajoute à cela un bon The Smith des familles, c’est pas mal tout ça !!

  • Tu connais déjà mon fanatisme pour Joy Division et les Smiths. D’ailleurs en ce moment, je repense souvent à ce que j’ai ressenti en assistant au concert de Morrissey (c’est pas les Smiths bien sûr, mais c’était quand même pas rien). Tout ça pour dire que je réagis parfois moi aussi à l’encontre du sens des paroles.

    “Love Will Tear Us Apart” par ex me donne une pêche folle et me fais systématiquement sourire. Malgré tout ce qui a pu se passer dans ma vie sentimentale ces derniers temps, c’est comme si ça n’avait pas d’influence sur ma captation de ce morceau.

    Et pour “Bigmouth strikes again” là par contre je colle un peu plus au thème, ça me booste mais avec un ptit côté “meuf irritée à surtout pas faire chier”.

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