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Le club des incorrigibles optimistes

Des fois, comme ça par hasard, sans savoir pourquoi, tu tombes sur un petit trésor. Un trésor de texte. Un peu comme quand tu farfouilles dans les archives de Ladies Room et que tu tombes sur des trésors enfouis, cachés sous un pseudo et à coté desquels t’es passé.

Le club des incorrigibles optimistesBen là, c’est un peu ça qui s’est passé. Je suis tombée sur un trésor de livre. Alors je ne peux pas dire que j’ai farfouillé beaucoup, puisqu’il figurait en tête de gondole à la Fnac avec le gros bandeau rouge « Goncourt des Lycéens ».

Mais je dois dire qu’il est plus difficile pour moi d’aller vers ces livres mis en avant, puisqu’en général, je suis toujours assez déçue. Comme pour « Le mec de la tombe d’à côté » ! Franchement, c’était chiant non ?

Mais là, je ne sais pas pourquoi, il m’a attiré malgré le warning qu’était son bandeau rouge. Je sais pas trop si c’était le titre ou la couverture en noir et blanc ou un peu des deux.

Et puis l’envie au milieu d’une série de polars, de lire un truc différent. (Alors de son étagère, il m’a regardé, je l’ai regardé. Il m’a dit c’est moi qu’il te faut. J’ai répondu je sais. C’était parti, c’était le coup de foudre…)

Et des nuages, il n’y en a eu aucun dans notre relation qui malheureusement a été trop courte et n’a duré que quelques jours. C’est un peu le défaut des relations passionnées.

Parce que de la passion, de l’émotion, des histoires vraies, de la sincérité, et de la belle écriture, il y en a, de la première à la dernière page de cette histoire qui te fait suivre un collégien dans les années 1959 à 1965 dans le Paris de cette époque.

Ce jeune collégien, c’est Michel, il écume les bars, à la sortie du collège et éclate tout le monde au babyfoot. Jusqu’au jour où il ouvre un rideau, au fond d’un bar, et y découvre un univers tout autre, fait de personnages enfuis de l’Europe de l’Est qui jouent aux échecs autour de Jean-Paul Sartre, et petit à petit, partagent leurs histoires, leurs révolutions, leurs révoltes, leurs fuites et leurs douleurs avec le petit Michel.

Comme à chaque fois que je parle d’un livre, j’ai toujours peur d’en dire trop sur l’histoire de fond et du coup de révéler ce qui a fait que je l’ai aimé ou pas. Alors, j’ai pas envie d’en dire plus cette fois non plus sur l’histoire, pour que vous ayez le plaisir de vous plonger dans ce monde un peu à part et dans lequel la magie opère.

Lisez le un jour de pluie et laissez vous entrainer dans Le club des incorrigibles optimistes, de Jean-Michel Guenassia.

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