Culture

2012 dans le rétroviseur

Bah alors, pas trop d’indigestions ? Tout s’est bien passé chez mémé ? On a fait le bisou à tata qui pique ? Bref, avez-vous passé un bon Noël ? En ce qui me concerne, il était chouette : le papa Noyel m’a bien gâtée, et en plus, j’ai de jolies lunettes IRL. Avec mes deux kilos de plus sur la balance, je me suis décidée à faire un petit bilan musical de cette année 2012.

Depuis que je travaille – et que je fais 6h de musique par semaine aussi, avec mon orchestre -, j’ai tendance à écouter moins de musiques, donc à moins m’actualiser sur les nouveautés musicales. Heureusement que j’écoute une radio plus libre, plus rock de temps en temps pour effectuer quelques plaisantes updates, parce que même lire les Inrocks, honnêtement, ça me fait chier. Avoir 30 ans dans 3 mois, ça laisse des traces sur l’évolution de ses goûts culturels…

Si vous ne m’avez pas suivie tout 2012, voici donc un petit résumé de mon année musicale :

Les 5 artistes que j’ai suivis

Malgré tout le bien qu’en pensait AndieCrispy après Solidays, et les ayant vus à l’Hôtel de Ville de Paris, personnellement, j’aime beaucoup ce petit combo qui mène sa barque et qui éclate depuis un an. Ils vont sortir leur premier EP produit par une major le 31 décembre 2012, Paris Sud Minute.

  • Au vu de leur premier extrait, Flingue dessus, ça reste encore très frais, très jeune et pas encore très très abouti, mais ce son vaut bien certains sons mal produits et qui pourtant ont fait florès en cette année 2012. J’espère juste une chose : que leurs egos n’empêcheront pas une évolution prometteuse en termes d’écriture. Mention spéciale au beatmaker Lo’, car c’est rare de sortir des sons aussi jolis dans le rap français.

Ladies Room m’a demandé de chroniquer son album sorti à la fin de l’été. J’avais découvert des sons, certes un peu barrés, mais surtout qui détonnaient face à la création française en 2012.

  • Et surtout quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu que la fille de Kiki Picasso avait fait un petit partenariat avec son papa et sa musique pour un opérateur de téléphonie. En tout cas, j’ai été ravie d’avoir eu l’occasion d’écouter cette petite bulle de fraîcheur dans la création française. Je souhaite donc une bonne carrière à Maï Lan.

J’ai toujours su, depuis que je connais Oasis, que c’était le frère le plus discret qui était le plus talentueux. Ayant vécu en direct il y a trois ans la fâcherie qui mit fin à 18 ans de collaboration entre Liam et Noel, je souhaitais ardemment voir Noel continuer vers des cieux plus cléments où son connard de frère ne pourrait pas mettre des bâtons dans les pattes.

  • Liam a sorti son groupe en premier – et s’est lamentablement planté, niark ! Noel a attendu deux ans avant de sortir les High Flying Birds, et je suis très satisfaite du résultat. On retrouve évidemment la patte Oasis – logique, quand on sait que c’était Noel le compositeur -, et à vrai dire, ce son spécifique chanté d’une voix moins nasillarde est beaucoup plus agréable. Go Noel, Go !

Le petit duo londonien m’avait émerveillé il y a trois ans avec son album éponyme. La suite des aventures de Romy et Oliver avec Coexist est à nouveau une vraie réussite : on pourrait ne jamais se lasser de tant de fantasmagorie, tant la rupture avec la création actuelle, très terrienne et surtout faussement nostalgique, est consommée. Malgré une noirceur sous-tendue, la musique de The XX fait clairement plus de bien qu’un pétard. Et je rage de ne pas m’être prise à temps pour accompagner Plipli lors de leur passage à Lille…

J’ai entendu parler pour la première fois du quatuor nantais ce printemps, quand la Siamoise s’en est enthousiasmée lors de leur passage au Bataclan. Et connaissant ses goûts musicaux, si elle se passionne pour des DJs, c’est qu’ils sont au moins aussi bons que Chinese Man (ma référence, en termes de DJ).

  • Le single Down the Road m’a un peu pollué mon été sur ma radio préférée, mais écouter Happy m’a mise en joie. Quand j’ai vu le combo le 1er décembre dans la nef du 104, j’ai compris le niveau des mecs : très bon. Ca m’a redonné espoir : non, comme DJ français, il n’y a pas que David Guetta. Merci les mecs.
  • Les 5 horreurs qui ont pourri mon année

Quand je pense qu’un pote a été pris d’un malaise vagal en allant chercher ses places pour Muse au Stade de France, je me dis quand même que ce groupe doit être sacrément dangereux. Ne cherchez même pas à me convaincre, ce groupe m’insupporte au plus haut point, surtout depuis que la radio d’Arthur m’a imposé Ma-ma-ma-ma-d-ness systématiquement à 6h47 durant une période.

  • Je croyais être frappée tous les matins de la malédiction de 6h47. Ne rigolez pas, c’est super traumatisant. Et je crois que le pire, c’est d’en connaître les paroles et de les gueuler sur la chanson pour éviter d’avoir à l’entendre.

Non, mais non, mais non, mais non, mais non ! Comment, en 2012, peut-on encore s’enthousiasmer d’un truc qui ressemble à ce que j’écoutais ado – le mainstream des années 1990 en termes de dance était ravageur, croyez-moi ! – et qui, en plus, vient d’un pays qu’aucune personne occidentale ne peut situer sur une carte ?

  • Et puis il n’y avait pas assez de la danse du Marsupilami, de la poule, du crabe pour en plus nous imposer au réveillon la danse du cheval ? Non, mais !

J’avais promis à ma Lula Morales chérie enfer, damnation et écoute perpétuelle du Coup de Soleil par Lorie pour avoir blondi ses pointes à la Daphné Bürki. En plus de son album tout pourri, elle s’est fait laminer à Danse avec les stars, malgré moult tentatives de tricheries.

  • Lorie, si j’avais un conseil à te donner : arrête. Tout. Même ce que tu fais en ce moment. Achète-toi une ferme dans le Larzac, pars dans un ashram en Inde, je m’en fous, mais avoir aussi peu de goût pour continuer sa carrière, s’il te plaît, planque-toi.

Jusqu’à récemment, je croyais que personne ne pouvait autant manquer de classe que B2O ou Nicki Minaj. Et puis j’ai découvert cette ancienne escort et actrice pornographique qui souhaite se faire un nom dans le rap. Ma première réaction fut celle-ci : o_O.

  • Ensuite, je menai mon enquête : sur un autre de ses morceaux, la dame fait l’apologie du sexe tarifé. J’ai imaginé ma cousine de 17 ans écouter ceci au premier degré, et j’ai frissonné. Non, franchement, Liza Monet, si Cortex prend ta défense, c’est qu’il y a bien une raison au fait que tu n’aies pas pensé à faire du rap auparavant…

Pour paraphraser un gag des Guignols au début des années 1990 : Reviens, JJG, reviens, parce que la France, elle a besoin de toi !

  • Les comptes Twitter à suivre pour s’informer
  • Oui, parce que cette année, j’avais envie de mettre en valeur mes followers et les personnes que je followe. Amicalement, bisous d’amour.
  • Hororo : Il est comme moi : documentaliste le jour, chanteur d’un groupe de death et chroniqueur musique la nuit, et je l’ai repéré dans les méandres d’AUM. Au final, je n’ai pas échangé sa salive avec la mienne, mais moult échanges épistolaires plus tard, j’ai quand même agrandi ma culture métal et comics grâce à lui.
  • Son univers est très barré – il a aussi un Tumblr d’images dégueulasses -, mais ne vous inquiétez pas, il est très gentil.
  • Nessie Freaks&Gigs : Autre petite minette qui bosse dans les livres et qui kiffe le métal sa mère, j’ai rencontré Nessie sur Twitter au hasard. Et au final, elle me donne des *câlins de réconfort* quand je me fais des playlists de musique énervée.
  • C’est elle qui m’a inspiré ce tweet plein de bon sens : Parler de ses problèmes sentimentaux en écoutant Metallica > Bitcher en écoutant Justin Nozuka. Et accessoirement, elle fait plein de concerts dont je baverais devant l’affiche. Morue ! Mais je t’aime beaucoup.
  • Jean-Philippe : Toujours autant accro à Pitchfork et à Sufjan Stevens, il a repris du service sur The Laddr pour mon plus grand plaisir. Je me moque gentiment de son côté hipster à deux balles, mais il faut avouer que je milite pour le retour de Corners sur Soundcloud, parce que ça ne m’amuse pas de me lever dans la nuit du mercredi au jeudi à 2h du matin pour écouter son émission, excellente au demeurant.
  • Je ne lui dirais pas de persister dans cette voie, parce que je ne suis pas sa mère et je sais ce qu’il vaut en dehors de ça. Mais j’aimerais tellement parler de musique comme il en parle…
  • Arnold, Caro et Anthony : Vous ne savez pas qui c’est ? C’est l’équipe du Morning Rock de ma radio préférée, que j’ai rencontrée récemment et que ça m’a fait un plaisir fou. Bon, le plan de départ étant de tabasser Arnold parce qu’il n’ose pas couper Muse et que, par contre, il se permet de saloper la fin des Beatles, et ça, c’est passible de la peine de mort.
  • Je devais aussi consoler Caro et Anthony, le petit stagiaire au standard qui a aussi le bonheur de gratter un peu correctement, mais avec une guitare mal accordée. Bref, promis, en 2013, je vous écouterai encore entre 6h30 et 7h30 et je twisterai encore en slip tout en riant comme une hyène.
  • Mes 3 souhaits pour 2013

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