Coeur

Une déclaration (Part 2)

Ce texte est la suite de “Comment j’ai adopté un (mon) mec ! – Part 1″

Pour poursuivre cette histoire qui a commencé avec un caddie virtuel et fini temporairement un lundi matin de mars, il faut juste vous rappeler qu’au bout de quasi cinq mois de quasi vie commune, je suis partie les larmes plein les yeux ne sachant pas si j’allais le revoir.

Une déclaration (Part 2)Et puis le destin s’en est mêlé, tragiquement certes, mais mêlé quand même. Parce que deux jours après l’avoir laissé, le plus grand drame de ma vie survenait avec le décès de ma grand-mère.

Et du coup, comme une évidence, au plus profond de ma détresse, il m’est apparu comme la seule personne susceptible de m’apporter un peu de réconfort. Et j’ai fait son numéro et c’était le bonheur de lui parler, malgré tout, de savoir que je lui avais manqué et qu’il veuille nous donner une chance.

Alors un des jours les plus tristes de mon existence fut aussi le jour où j’ai décidé de me battre parce que, comme aurait dit ma petite mamie chérie, je venais de trouver mon couvercle.

Et ce fut le début d’une longue série d’heures de téléphone, de traversées de la France en train, d’incompréhension, de quiproquos, de non-dits et de grosses lacunes de communication. Bref, de tous les problèmes d’une relation à distance ou de tous les problèmes que précisément je ne voulais pas en refusant toute relation à distance.

Mais c’était lui, alors pour lui je me suis battue, souvent seule parce que c’est bien connu les filles se battent plus que les mecs.

Et puis aussi, les relations à distance sont l’occasion de se créer des instants magiques, tantôt un week-end, tantôt une virée à la plage surprise avec bougies et rosé à la sortie du train, du concentré de sentiments et de sexe au rythme d’un week-end par mois et quelques semaines de vacances.

Le manque aussi qu’il faut gérer, cette angoisse à chaque fois qu’il faut le retrouver et les quelques heures à deux qui passent tellement vite.

Mais j’ai tout donné, sans compter ni mes larmes ni mon temps ni mes angoisses pour créer ce couple auquel je croyais.

Jusqu’à il y a un an et demi, quand j’ai pris ma petite voiture et ai retraversé la France dans le sens inverse que trois ans auparavant et suis venue habiter à une petite centaine de kilomètres de lui.

Le bonheur pour nous après ces longues distances, que de pouvoir se voir chaque week-end de temps en temps la semaine, de ne plus avoir besoin de s’appeler pour rien se dire, juste pour combler l’absence entre chaque fois qu’on se voyait.

Alors, j’ai envie de lui crier ici à quel point je l’aime, à quel point je lui dois la fille que je suis et dont je commence à être fière, à quel point je lui dois mon diplôme qu’il m’a forcé à passer quand j’étais au plus mal, à quel point il croit en moi à chaque fois que je me lance dans quelque chose, à quel point c’est trop génial qu’il surkiffe chacune des petites pâtisseries que je lui prépare, à quel point il est mon roc.

Parce qu’aussi cette relation est forte mais évidente et nous fait peur alors s’avouer réciproquement qu’on s’aime est pas évident encore pour nous (sauf après quelques verres où nous nous lâchons plus facilement) et parce que normalement il ne passe pas par ici ce qui me facilite encore plus la tâche, je profite de cette espace pour lui faire ma déclaration.

Alors mon Grizzli, n’oublie pas à quel point je t’aime et merci de m’avoir fait devenir la fille que je suis et oublie surtout pas à quel point je crois en toi et à quel point tu vas tout déchirer.

Alors, oui j’ai rencontré ma moitié sur Adopte un mec, et nous allons souffler la 4ème bougie d’une histoire que je n’aurais jamais soupçonnée d’être aussi joliment écrite pour nous.

(cc) Rahxy

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