J’ai toujours aimé m’acheter des fringues ! Jamais à des prix exorbitants, sinon je n’aurais pas osé les porter, mais je multipliais volontiers les robes et les paires de chaussures. Les soldes étaient pour moi une période encore plus propice aux achats en série ! Seule la douleur de mes petits pieds après quelques heures de magasins me freinait réellement.
Mais j’ai grossi. Ma silhouette s’est modifiée. Et je ne l’ai pas accepté. Résultat, quand j’entre dans un magasin, je repère quelques pièces qui me plaisent, mais rien qu’à m’imaginer dedans, j’ai un pincement au cœur en pensant à mon ancienne ligne, je suis écœurée, et je n’ai vraiment pas envie de passer par la case “cabine” qui en plus des kilos en trop fait ressortir toutes mes petites imperfections cutanées.
Pendant une seconde, je me suis dit “Au moins cette prise de poids sera salutaire pour mon compte en banque !”. Mais non. Car mon côté “shoppeuse” a trouvé une alternative : les sacs, les bijoux, les foulards. Bref, les accessoires !
Lorsque j’étais plus mince, j’étais obnubilée par les robes. Je ne portais pas de bijoux et ne possédait que quelques sacs à main, mais ma penderie croulait sous le poids d’une cinquantaine de robes minimum. Mais depuis que je suis passée de l’autre côté de l’IMC, mon obsession s’est reportée sur les accessoires.
C’est logique. On peut essayer un sac ou des boucles d’oreilles sans avoir peur de se trouver plus grosse qu’avant avec. On peut même se cacher derrière un grand sac, détourner l’attention avec des boucles d’oreilles colorées, etc.
Mais je me rends compte avec ce “glissement” que j’ai et j’achète toujours pour de mauvaises raisons. J’achète en fonction de mes émotions que je gère très mal. Un coup de déprime ? Un tour dans une boutique et hop ça va mieux ! Alors certes ça ne fonctionne plus avec les vêtements, mais les accessoires ont fait leur apparition dans ce cercle peu vertueux.
Je devrais plutôt essayer de faire un travail sur moi-même pour m’apprécier davantage ou au contraire faire ce qu’il faut pour retrouver ma silhouette d’avant, mais non, je continue de choisir la facilité en optant pour le shopping. Affronter ce que je ressens m’est quasi impossible. Je fuis, je regarde ailleurs, je contourne, je refoule, mais je n’affronte pas.
Finalement les soldes de cet été sont avant tout révélatrices d’un “dysfonctionnement” bien ancré chez moi. J’en ai conscience depuis plusieurs années, mais je n’ai jamais eu le courage de m’y atteler, j’ai toujours reporté à plus tard, en espérant que ça “s’arrangerait” comme par magie. Mais non. Un jour ou l’autre il faudra bien que j’affronte mes sentiments et mes émotions. Mais pour le moment, je choisis encore et toujours de fermer les yeux, de faire semblant de ne pas voir.
Un problème moi ? Non… J’aime juste les sacs à main…
posté le 09/07/2012 | 403 vues | 2 commentaires | tags: psychologie à deux balles emotions sentiments shopping | une personne a aimé
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