Coeur

Comment j’ai adopté un (mon) mec ! – Part 1

En ce moment mon amoureux vit un tourbillon de choses et de remises en question pour lesquelles je ne peux pas faire grand-chose pour lui si ce n’est le soutenir et l’encourager. Alors j’avais envie de vous parler de lui. Ma façon à moi de lui dire combien je tiens à lui.

Comment j’ai adopté un (mon) mec ! – Part 1Il y a déjà de cela quelques années, quand ma vie sentimentale était un désastre, j’ai eu la chance de trouver un stage à Saint Jean de Luz au Pays Basque et sacrosaint pays des surfeurs.

J’ai laissé tout et tout le monde en plan, j’ai pris mon maillot de bain et ma voiture et je me suis fait la malle avec des projets plein la tête surtout s’agissant de mon futur tableau de chasse qui serait bientôt rempli de beaux surfeurs bronzés blonds et bêtes mais ce n’est pas grave, tous musclés, idéal pour faire des soirées sur la plage au coin du feu.

En bref, je voulais surtout m’amuser et prendre du bon temps au bord de l’océan (et me taper du surfeur).

Alors quand une copine, quelques semaines à peine après mon arrivée, m’a parlé du site adopteunmec.com autant te dire que j’ai pas hésité deux secondes. Moi la déçue de Meetic, Attractive world et tous les autres, j’avais plu rien à perdre.

Et puis de toute façon j’allais faire comme d’habitude, me créer un profil, détester ça, me faire insulter par ceux à qui tu ne réponds pas, peut-être en rencontrer un et ne pas donner suite de façon malpropre… Bref je n’y croyais pas.

Pour celles qui ne connaissent pas « Adopte » de son petit nom, ce site part du concept que l’homme est un objet. En gros les mecs se font un profil avec des caractéristiques et les filles ont un caddie et prennent les hommes qui les intéressent sur les étagères et les mettent dans le caddie.

Alors bon c’est rigolo mais les profils ça vole pas très haut et en plus ce n’est pas que des surfeurs, autant te dire je vais vite passer mon chemin.

Toutefois, et si tu veux essayer ce site, il faut préciser qu’il y a un gros avantage : les mecs ne peuvent pas te parler directement et tu dois les y autoriser. Ce qui est un gros atout par rapport à Meetic où j’ai reçu des mails plutôt très très moyens.

Alors je suis parfois sur le site et j’ai ce profil mâle en attente depuis deux, trois jours. Je sais pas si je l’autorise à me parler ou pas. Quelque chose m’attire mais je sais pas je trouve son profil un peu prétentieux et plein de fautes et il ne fait pas de surf.

Et puis en relisant attentivement son profil, il avait écrit en commentaire : « Dilettantes s’abstenir. (Celles qui ne savent pas ce que veut dire dilettantes s’abstenir également) ». J’étais conquise et ai cliqué sur le petit bouton « Accepter ».

J’ai reçu un mail de sa part m’indiquant que de toute façon le virtuel c’était pas son truc et que soit on se rencontrait soit tant pis. Je lui ai donc répondu que j’étais sur ce site par hasard et que je n’étais pas opposée à une rencontre, bien au contraire.

Cet échange de mails ayant lieu un dimanche, on organisait sur msn un rdv pour le vendredi suivant. Il m’a proposé d’aller boire l’apéro chez lui ce que j’ai accepté assez rapidement. Je me dis avec le recul que c’était un peu dingue mais au moins s’il avait été un taré je pouvais partir (me sauver) avec ma voiture.

Le vendredi soir est arrivé bien vite et je me suis retrouvée dans ma voiture à lui passer un coup de fil pour savoir où il habitait.

Au son de sa voix, j’ai eu ce pressentiment qu’il ne m’arriverait rien de mal ce soir-là et qu’au pire j’allais passer un apéro sympa ou pas mais qu’en tout cas je ne courrais aucun risque, ce qui est un critère, je vous l’avoue, plus qu’aléatoire.

Une porte. Je sonne. Derrière, un mec. Un mec mignon. Un mec souriant. Un canapé et une bouteille de rosé bien fraîche. Un appartement propre. Un chien sur le balcon.

Deux heures d’apéro plus tard, je le suis alors qu’il décide de m’emmener manger des tapas de l’autre côté de la frontière du côté espagnol. Mais déjà j’ai plus peur de rien.

Des kilomètres en voiture et déjà de longues discussions dont j’ai gardé le plaisir aujourd’hui. Quelques baisers échangés. Un peu plus de vin. Quelques tapas.

La nuit ne fait que commencer. Il faut sortir maintenant retourner en boite, en France, à Hossegor, rencontrer ses copains, faire la fête, regarder le soleil se lever, rentrer à midi.

L’embrasser et rentrer chez moi pour surtout dormir et ne pas penser au rencard le plus long de l’histoire de mes rencards.

Et puis on s’est rappelé beaucoup, revu beaucoup, on a picolé ensemble beaucoup, on s’est engueulés beaucoup aussi. On était déboussolés de ces espèces de sentiments qui essayaient de s’emparer de nous. Nous, on voulait pas de ça. On voulait du bon temps, des soirées alcool et sexe. Des soirées sans prises de tête, sans attache et surtout sans sentiments.

Et puis quelques jours de vacances deux mois d’hiver plus tard, on a un équilibre incertain mais un équilibre quand même. Je pleure des fois. Je me révolte des fois.

On se manque. On est devenus des aimants. Je reviens, après cette pause de Noël, pour les deux derniers mois de ce stage. Ma plaquette de pilule qui chaque soir me rappelle combien j’ai de jours restant à passer avec lui. Alors je prends mon sac. Je le mets chez lui avec moi avec.

C’est difficile. Après tout on se connait pas très bien. Comment bien vivre à deux. C’est un peu forcé par mon départ prochain. Mais il ne faut rien rater. Pas une seconde de cette drôle de relation.

Les jours s’égrènent à vitesse folle, mon cœur se serre chaque fois que j’y pense. Mais est-ce que ne sera pas une libération ?De sortir de ce pseudo couple qui n’en est pas un et dont on veut surtout pas qu’il en soit un.

Parce que pour nous, deux êtres en couple, ça veut dire avoir mal et faire du mal. Et ça c’est nul. Alors que si on est juste un plan cul amélioré, en théorie on en sort indemne. Ou pas. Et pourtant, je devais rentrer chez moi de l’autre côté de cette France, très loin, trop loin. Et un plan cul à distance et bien c’est juste pas possible.

Alors le matin du départ est arrivé, on savait pas trop ce qu’on allait devenir mais on se disait que si tout ça c’était du vrai, le destin nous ferait nous re-rencontrer.
Alors je suis partie. Je l’ai laissé dans son lit avec un mot sur la table du salon. Sur ce mot juste un lien, l’adresse de mon blog, avec un message pour lui, pour lui laisser un peu de moi et aussi pour ne pas lui dire Adieu mais juste à bientôt. Et les yeux pleins de larmes, j’ai quitté sa vie.

(à suivre…)

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