Un vendredi sur deux, retrouvez “L’histoire de mes premières fois sur Ladies Room”, interview chic et choc où les Ladies se racontent sans fard et sans reproche !
La première fois que je suis arrivĂ©e sur Ladies Room…
Printemps 2010, sur le wall des Vieilles Meufs, la délicieuse Plipli, toujours à l’affût des nouveautés en terme de presse féminine, partage le lien vers un webzine collaboratif écrit par et pour de vraies filles. Elle m’assure que l’ambiance y est folle et pas nunuche : de l’autodérision, rien de dérisoire. J’applaudis le concept, me promets d’y faire un tour… et j’oublie.
La première fois que j’ai Ă©crit sur Ladies Room…
Quelques semaines plus tard, je suis en pleine euphorie post-rupture. Je me sens revivre, je sors, je ris, et consacre plus de temps au projet « Vieilles Meufs », une soupape pour échapper aux rares mais potentiels coups de mou existentiels. Pour le 14 juillet, je leur propose un défi « Bal des Pompiers » : chacune doit s’y rendre, dans sa bourgade locale, et rendre compte par écrit ou en photo de ses exploits. De mon côté, j’embarque endimanchée les pionnières du mouvement, mes meilleures amies. Résultat : de la bière tiède, une moyenne d’âge en dessous du niveau de la mer, et pas un pompier à l’horizon, la soirée se transforme en un fiasco qui frise le comique. Le lendemain, comme promis, je prends la plume pour narrer nos exploits. Et des semaines plus tard, j’ai envie de tester mes gribouillis sur un public plus large que ma mère et les très bonnes copines ayant bien voulu rejoindre le groupe. Je me souviens de Ladies Room. En quelques clics, je deviens Baby Haussmann, copie et colle religieusement mon article dans le petit espace de soumission, et m’endors dans un mélange de contentement et de curiosité.
La première fois que je me suis vue en Une sur Ladies Room…
Le lendemain, dans ma boîte mail Ladies Room, un petit message intitulé « Bravo ! » m’attend. Je suis euphorie, joie, bonheur et délectation. Je fais des copies d’écran de la page de Une, partage le lien sur mon Facebook, surveille frénétiquement le nombre de vues et de ♥. Je me sens aimée – grand dessein de mon existence s’il en est – et surtout, je me sens comprise, comme si trente nouvelles copines avaient subitement débarqué chez moi pour me jeter au visage paillettes et cotillons.
La première fois que j’ai eu un coup de coeur sur Ladies Room…
Dans un premier temps, à la lecture des autres contributrices, je me sens à la fois microscopique devant tant de talent et émerveillée par l’univers unique que certaines réussissent à créer, telles que Mulot et ses bijoux féeriques. Je me souviens surtout d’un article bien assaisonné de la tonitruante Magadit sur la Back Room, le premier d’une longue série d’articles bookmarkés.
La première fois que je me suis Ă©nervĂ©e sur Ladies Room…
Je suis de celles qui ont le sang chaud. Je peste, je m’insurge, je proteste devant l’injustice (i.e. le fait de ne pas être d’accord avec moi) plus souvent qu’à mon tour. Mais ma maman m’a souvent répété que si les paroles s’envolent, les écrits demeurent. J’en ai fait les frais le jour où la Directrice des Etudes de mon école d’ingénieur m’a appelée pour m’avertir qu’un article publié sur mon blog, dans lequel je critiquais le fonctionnement de son administration, avait secoué les hautes sphères de cette belle institution. Depuis, je tourne sept fois la langue dans ma grande bouche avant de l’ouvrir, et j’évite de moufter en public.
La première fois que j’ai Ă©tĂ© déçue sur Ladies Room…
Je me souviens avoir été déçue de ne pas décrocher de place dans le comité de rédaction de LR à l’issue du concours « Ça sent le sapin ! ». Une déconvenue bien vite effacée puisque les Ladies ont proposé aux participantes une semaine entière de rédaction en chef. Je me souviens surtout d’avoir été sérieusement contrariée par le départ de la poupée Loou, un vrai crève-cœur.
La première fois que j’ai retrouvĂ© Ladies Room…
Croix de bois, croix de fer, je n’ai jamais claqué la porte du pipiroom le mieux fréquenté des internets ! Je consulte les articles tous les jours, mais, je l’avoue, ne publie que peu. J’ai entendu dire qu’on ne doit pas abuser des bonnes choses : la douce sensation d’être lue doit rester rare pour être unique.
La première fois que j’ai prĂ©sentĂ© mes excuses sur Ladies Room…
À l’issue d’une semaine de rédaction en chef idyllique, je découvre avec effroi la consultation #16 du Doc BritBrit : elle répond au courrier d’une lectrice qui juge mes choix éditoriaux relativement… pourris. Je m’empresse d’envoyer un mail aux rédacs de Ladies Room pour m’excuser d’avoir été trop consensuelle. Dans les minutes qui suivent, je reçois une réponse de Rose H sauce smileys qui m’explique que le courrier en question n’a jamais existé. Je respire, mais quand même, je réfléchis.
La première fois que j’ai rencontrĂ© les Ladies de la Room…
Ô rage, ô désespoir, je n’ai encore jamais eu l’occasion de rencontrer les Ladies en chair et en os ! Mais je compte bien y remédier : j’ai entendu dire qu’une grosse fiesta Drink pourrait s’organiser un vendredi de juillet. En attendant, j’ai signé pour courir La Parisienne aux côtés des Ladies au mois de septembre, l’occasion pour moi d’arrêter les mojitos (pour l’instant, je transpire encore un peu de rhum à l’entraînement).
La première fois que je fais des promesses Ă Ladies Room…
• Ne pas rendre mes contributions à la dernière minute ? Ça me paraît optimiste.
• Rencontrer enfin les Ladies IRL ? C’est mon souhait le plus cher, mais le jeudi j’ai poney.
• Ecrire enfin cet article sur la contraception qui me brûle les phalanges ? Ça je peux le faire !
Relire L’histoire de mes premières fois #1 : LoouÂ
Relire L’histoire de mes premières fois #2 : Nouvelle 30naire
Relire L’histoire de mes premières fois #3 : Laurie
Relire L’histoire de mes premières fois #4 : Mademoiselle HÂ
posté le 15/06/2012 | 700 vues | 5 commentaires | tags: l'histoire de mes premières fois baby haussmann Edito | 2 ont aimé
Ah oui alors. Tiens, deux ♥♥ pour la peine !
ça se peut que je vienne vous voir courir en sirotant des mojitos ?
Merci mes poulottes ! Pour les mojitos, ça se peut carrément !
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