J’ai rencontré l’amour parfait. Ca fait trois ans maintenant, je savais que c’était lui à la minute où j’ai posé mes yeux sur lui, j’ai su, immédiatement. J’ai mis un an et demi à dormir avec lui, un an et sept mois à l’embrasser, enfin. J’ai mis des années oui, je me le dis chaque jour, des heures gâchées de doutes et de batailles. Mais j’ai gagné. J’ai gagné en tout point. J’ai rencontré l’amour parfait.
Celui pour qui tu danses nuit et jour, pour qui tu pries, pour qui tu cours. Cet amour, qui sans limite te dévore le ventre, et te flingue les pensées de bonheur.
J’ai dix-neuf ans, mais je le sens, c’est lui, peu importe s’il s’en va, peu importe, je serai toujours, toujours là . Et quand je leur dis, à eux, les autres, ces gens ne comprennent pas. “Tu changeras, tu changeras”, cette phrase résonne en moi, me brise de toutes parts, cette phrase est immonde, ignoble, elle devrait être inaudible. La jalousie les rend méchant, je serai sourde à ce délire.
J’ai rencontré l’amour parfait, on se crie dessus, on se jette des coussins, on se déteste par moment tant l’amour nous engloutit les neurones, on rit, on se chatouille, on se taquine, on fait ces trucs comme dans les films, on fait l’amour, on crée l’amour, le vrai amour, avec ses hauts magiques et ses bas surmontables. L’amour parfait, celui qui fait pleurer, hurler, jouir et tout plaquer, même les rêves les plus fous.
Non, je ne suis pas trop jeune, je le sais, même si j’ai peur, je le sais, c’est lui, bien lui, j’ai trop trimé, j’ai trop souffert pour y arriver, capturer cet être suprême, cette perfection charnelle, cet ange. Même s’il part bientôt, je sais que je le retrouverai, ce n’est pas un an qui va nous séparer, les mauvaises langues pourront se taire enfin. Et laisser notre amour naissant éclater enfin, éclater pour toujours.
Et nous ferons notre vie ensemble, et nous la finirons aussi. Il sera le fiancé, le mari, le père, et je serai la fiancée, la femme, la mère, la veuve, peut-être. Je l’aimerai à en crever, à m’étouffer de son amour, à l’avaler, le happer, je me nourrirai de lui.
Personne ne pourra comprendre alors le pourquoi de tant d’amour, de tant de sentiments, ce n’est pas impossible. Je le sais, je le sens en moi comme une évidence, comme la première fois que j’ai croisé son regard, comme notre premier baiser au creux d’une nuit d’hiver, comme notre première fois, si belle, si forte.
Il vit en moi, que cela leur plaise ou pas.
(cc)Â @ifatma.
posté le 06/06/2012 | 699 vues | 3 commentaires | tags: grand amour amoureux relation amour | 2 ont aimé
Joe Dassin disait:
“Ils sont fous, ceux qui voulaient nous sĂ©parer, nous dĂ©chirer. Ils ont perdus puisqu’on s’aime”
Je ne fais que lire et relire ton article … Bravo et merci.
Merci d’Ă©crire ce que je n’arrive pas Ă exprimer. Nous sommes dans la meme tranche d’âge et voila 1 ans et 5 mois que je lutte, que je me torture, parceque moi aussi, j’ai croisĂ© un jour dans les couloirs du lycĂ©e CE mec … et je me suis promise de ne jamais l’approcher, je connaissait ma perte. Je ne tiens pas mes promesses, alors moi aussi, je ne jure que par lui, je pense son nom, je bois son nom, je pleure son nom, de dors son nom.
Et merci pour tout cet espoir.
La seule phrase que j’ai su mettre sur ce sentiment, elle me resteras toujours : Le problème n’est pas que je l’aime, il en est que j’aimerais pouvoir l’aimer toute ma vie.
bravo encore !
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C’est joliment Ă©crit… on a presque l’impression de pouvoir toucher, ressentir tout cet amour que ça en devient presque… effrayant. J’espère que tu leur fermera leur clapet aux autres. Et puis si ce n’est pas le cas, dit toi que parfois, ce qu’il y’a de formidable dans la vie, c’est que les bruits rĂ©voltants de l’extĂ©rieur servent toujours Ă nourrir et conforter notre paix intĂ©rieur…