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Live tweet : Revolver @ La Cigale, une leçon de musique

Que le Seigneur mon Dieu bénisse éternellement Jess d’avoir parlé il y a exactement trois ans de la sortie du premier album de Revolver sur Ladies Room. Grâce à elle, j’ai découvert ce groupe atypique qui se place comme héritiers des Beatles – d’où le nom du groupe – et surtout qu’Ambroise Willaume, le chanteur, était le cousin de connaissances. Ceci dit, heureusement qu’ils n’ont pas écouté ma version de Get around town dans le casting d’un télécrochet, ils se seraient maudits d’avoir composé cette chanson au-delà du péchu.

Live tweet : Revolver @ La Cigale, une leçon de musiqueAlors quand ma Siamoise me propose d’aller les voir ce mercredi 30 mai 2012 à la Cigale, je signe et j’applaudis des deux pieds – oui, je suis souple. J’avais déjà téléchargé légalement le deuxième opus, Let go, pour me préparer à l’éventualité. J’aimais déjà cet énorme travail d’harmonisation et de pop très travaillée, en ajoutant un côté plus dynamique dans le deuxième album. J’avais donc hâte d’y aller. Et pour en faire profiter tout le monde, j’ai live-tweeté le concert. En voici le déroulement.

19.50 : Poireauting au bar. Si si la Bretagne

Ayant déjà traversé tout le boulevard Rochechouart pour calmer mon impatience – et surtout le fait que ma Siamoise ne soit pas encore arrivée –, je me pose dans un endroit bien visible et bien caractéristique de la Cigale. Ben oui, le bar ^^ ! On ne se refait pas, même quatre ans après avoir quitté sa terre natale.

19.53 : Festival de jupes-ballerines et de hipsters du XVIe 

En même temps, j’aurais vu débarquer des métalleux, j’aurais été vachement surprise.

20.03 : Une première partie acceptable in the 80′s et totalement insignifiante selon la Siamoise 

Je vous situe la scène : la Siamoise vient d’arriver, on s’installe direct dans la fosse et on tombe sur cette nénette en micro-short et veste, avec un carré naïf et du rouge à lèvres très rouge. Et elle bouge à la Etienne Daho, ce qui m’évoque le ver de terre tellement décrié dans les castings de télécrochets.

20.07 : Elle a les mêmes gènes que Jane Birkin – Mais filez-lui un pan bagnat !

Nonobstant une voix de l’ordre de l’inexistant, elle se paie en plus le luxe d’avoir le sternum apparent. Oui, ça fait peur.

20.13 : La Siamoise passe son temps sur FB. Signe que cette première partie est à chier 

Entre les mauvaises occurrences à Indochine, Depeche Mode, Olivia Ruiz ou -M- – toutes notées par la Siamoise – et l’aspect faussement arty de l’accompagnement instrumental, on se serait cru dans une boîte de dépravés à Berlin à la Kinder von Bahnhof Zoo, la défonce en moins. Alors oui, on s’est vite fait chier, alors que les kids qui nous entouraient étaient à fond dedans.

20.15 : On n’a pas pris assez de drogue pour apprécier. – C’est ça 

C’est pour ça aussi que dans Wir, Kinder von Bahnhof Zoo, ils étaient tous dans un état lamentable. Ca me rappelle le concert de MGMT (ReS’09) où, avec mon comparse, on se regardait d’un air dépité, regrettant de ne pas avoir assez abusé de substances psychotropes pour avoir le courage de supporter cette merde.

20.19 : Tout ça pour se demander qui est cette grognasse 

Après enquête de la Siamoise de retour au logis, il s’agirait de Liza Manili. Il paraît qu’elle a 24 ans, que son album est sorti et qu’elle sera le 6 juin au Scopitone. C’est drôle, je ne me précipiterai pas pour réserver une place.

20.23 : Peut-être qu’avec 2 tartes dans la gueule, elle ferait des chansons plus puissantes… <3 la Siamoise

Ce que j’aime, chez la Siamoise, outre certaines références que nous avons en commun, c’est d’être assez perverse pour balancer ce genre de vindicte. And if you saw my love, you’d love her too

20.39 : Si ça se trouve, c’est un concert à 2 balles… <3 le public

20.41 : On m’a quand même balancé aujourd’hui : #Revolver je ne connais pas. T’y vas avec un gilet pare-balles ?

Ouais, bon, la référence aux Beatles n’est peut-être pas évidente. Mais les petits parigots ont au moins eu l’audace de réveiller les esprits de comiques et autres amateurs de calembours.

  • 21.01 : Début de concert avec ma préférée : Let’s get together 
  • http://www.youtube.com/watch?v=utIRfD60j0w
  • L’intro au violoncelle dans la nuit de la salle… Puis l’hystérie qui s’en suit. Bref, jolie entame.
  • 21.11 : En vérité, le clavier/violoncelle est keupon 
  • En effet, Jérémy, qui compose donc la partie clavier/violoncelle/falsetto du trio originel est une vraie bombe pour chauffer le public. Il est tellement à la limite de l’hystérie qu’il doit bien perdre 5 kg par concert. Et le fait qu’il ait les cheveux longs et bouclés donne davantage d’ampleur à ses headbangs déchaînés.
  • 21.13 : Tu enlèves les ballades, #Revolver fait un bon Vampire Week-end à la française.
  • En effet, à l’image des étudiants new-yorkais en musicologie, ils savent associer mélodies très travaillées, voire maniérées, à des effets rock, punk ou afro du plus bel effet.
  • 21.17 : J’adore aussi Parallel lifes. Quelque chose de Toto dans la ligne rythmique 
  • http://www.youtube.com/watch?v=kMJzRiRlfeg
  • Il fallait bien évidemment comprendre Parallel lives. L’émotion m’a fait déraper sur le clavier. De la manière dont le morceau avait été orchestré pour le concert, il y avait vraiment la ligne de batterie de Africa de Toto. C’était d’ailleurs très joli, et c’est dommage que la version studio ne rende pas cet effet.
  • 21.30 : Les mecs qui se payent le luxe de chanter des vrais inédits vraiment bons
  • C’est a priori pour ça que tu te rends à un concert. Pour t’entendre le mec dire “Ouais, j’ai composé une petite chanson un lendemain de cuite, et on a décidé de ne pas la garder pour l’album”. Et quand il te la chante en concert, c’est juste une claque. Quelque chose de magnifique. À croire que même les déchets de Révolver font de très bons albums.
  • 21.35 : La claque que je viens de prendre 
  • Parce que comme c’est un groupe de pop assez sympa, Revolver compose aussi des musiques de films et font une cacedédi au réal’ dans la salle. Et je ne sais pas quel film c’est, mais il aura au moins le mérite d’avoir une BO à tomber. Franchement. Très très beau. Très très aérien. Le genre de truc que tu n’écoutes que dans tes rêves.
  • 22.18 : Après avoir fait vibrer le parquet de la #Cigale, faire danser le slow en rappel. Osé 
  • Après le passage lenteur, ils ont mis un feu de dingue avec leurs morceaux les plus remuants, dont Wind song et évidemment Get around town qui a provoqué chez moi une crise d’hystérie comme je n’en ai pas eu depuis un certain temps. Ils se sont barrés une première fois, et ils ont proposé de danser des slows, comme ça, d’où mon tweet de 22.22 : Comme on disait dans les 60′s, si t’as pas emballé sur Still, t’es un loser.
  • 22.34 : Même en mode gratte et feu de camp, ils ont au-delà du bon. Et la salle ne moufte pas
  • Le groupe revient donc en deuxième rappel sans amplification. Et toute la salle communie lorsque retentit les accords de Only love can break your heart de Neil Young, que le groupe interprète à la perfection, bien mieux que l’original. Ils nous font un deuxième cadeau en acoustique complet, en hommage à Robin Gibb récemment disparu : #Revolver, les seuls mecs qui peuvent se permettre de conclure sur How deep is your love et de rester dignes (22.50).
  • J’ai donc pris ce soir une vraie claque de la part d’Ambroise, Christophe et Jérémy. Avoir autant de facilité à passer de la pop très aérienne au rock très terrien tout en gardant la même rigueur mélodique est d’une originalité qui manque cruellement à la création contemporaine, surtout en France. Pour conclure, je dirai seulement : #Revolver Je ne dirais pas best.live.ever (que je réserve à R&G @ Solidays’10). Mais se classe aisément dans le top 5. Une leçon de musique (22.50).

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