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A. Muruganantham : un entrepreneur indien au service de la condition féminine

L’évolution d’une société passe souvent par la place que l’on attribue à la condition féminine. L’inde est un pays en pleine expansion. La question de l’hygiène est donc au cœur des préoccupations sociales. Le rôle des femmes dans ce défi hygiéniste est central. En Inde, elles représentent le pilier de la famille.

A. Muruganantham : un entrepreneur indien au service de la condition féminineA. Muruganantham, un entrepreneur humaniste a compris tous ces enjeux. Visionnaire, il souhaite apporter un meilleur confort aux femmes mais surtout leur permettre de travailler. Son but : créer une serviette hygiénique bon marché. C’est une vraie révolution.

Donner du travail et de l’hygiène aux femmes

Si L’Inde contemporaine est caractérisée par un boom économique sans précédent, les femmes des campagnes se trouvent bien souvent exclues de ce bouleversement. Elles vivent dans la pauvreté. Leur travail ne leur permet que de survivre. Quant à l’hygiène, elles en sont éloignées.  Celle-ci reste rudimentaire. Fort de ce constat, cet entrepreneur indien a voulu changer la donne.  Son projet est porteur d’avenir. Ces serviettes hygiéniques sont confectionnées à base de coton. La machine utilisée est peu chère. Leur fabrication paraît rentable.

Il a fait en sorte qu’elles en soient le centre de gravité. Elles les produisent et les vendent. Par ce travail, elles s’enrichissent. Ainsi, elles garantissent leur avenir, celui de leur famille et des générations futures. Elles sont mieux considérées dans leurs villages et acquièrent peu à peu une meilleure visibilité dans la société.

Cette invention favorise clairement le développement des campagnes.

Une innovation lente à se mettre en place mais convaincante

Cet inventeur a fait un pari risqué. Il n’est pas sans conséquences. Il offre du pouvoir social à celles qui n’en avaient presque aucun. Il cherche aussi à bousculer les esprits et transformer les mentalités. Il a mis plus de cinq ans avant de pouvoir mener cette aventure à bien. Beaucoup n’y croyaient pas. Même son épouse et sa famille l’ont stigmatisé. Ils n’avaient sans doute pas perçu les enjeux de cette innovation. Il a quasiment œuvré dans la clandestinité. À force de convictions et de volonté il a réussi à combattre les réticences. Sa machine et son produit ont fait des émules partout en Inde.

Une serviette hygiénique évolutionniste et révolutionnaire

Son concept est exploité dans 23 états indiens. Il a fonctionné aussi grâce à l’investissement toujours grandissant des femmes. M. Rajeshwari, une institutrice retraitée a porté à bras le corps ce projet comme plus de 600 autres femmes. Selon cette indienne, cette action lui a permis “d’œuvrer pour la société”. La fabrication de serviettes hygiéniques à l’usage des femmes rurales doit répondre à trois critères : prix abordable, accès facile et sensibilisation du public. Après avoir relevé les deux premiers défis, A. Muruganantham est en train de s’attaquer au troisième.

D’après ce constat, cette innovation s’accompagne  d’une évolution et d’une révolution. Les femmes sont sensibilisées à l’hygiène. Elles sensibilisent à leur tour le reste de la société.  Lentement, elles commencent à prendre leur destin en main. Cette transformation des pratiques rapporte autant aux femmes qu’à la société. Par cette implication, elles participent aussi à la formation d’une nouvelle Inde. Leurs enfants souffrent beaucoup moins de la pauvreté. Certains accèdent à l’enseignement. Des petites filles sont désormais scolarisées ce qui n’était pas le cas avant. Ce progrès est porteur d’espoir et montre que la société indienne n’est pas complètement figée.

De l’ignorance à la reconnaissance

Autrefois moqué, aujourd’hui A. Muruganantham est reconnu par tous. Son combat a été honoré par deux prix. En 2006, il a une première fois été décoré par l’Institut Indien de Technologie de Madras pour son “innovation positive pour la société”.

Mais sa véritable consécration date de 2009, lorsqu’il a reçu des mains de la présidente indienne Pratibba Patil la récompense de la National Innovation Foundation. Pour lui sa mission est plus que réussie : “Ma plus grande fierté dans cette aventure n’a pas été de recevoir un prix des mains de la présidente, mais de revenir dans un village de l’Uttarakhand où j’avais installé une machine huit mois plus tôt, et de voir que, pour la première fois, les filles des villageoises qui fabriquaient des serviettes allaient à l’école.”

Rien que pour ça on peut lui accorder toute notre reconnaissance. Grâce à lui, l’Inde a fait un petit pas de plus vers le progrès. Mais n’est-ce pas là un grand pas pour l’humanité ?

Pour plus d’infos voir cet article : http://www.courrierinternational.com/article/2012/04/16/un-entrepreneur-au-service-des-femmes

(cc) koen_photos

6 Responses to “A. Muruganantham : un entrepreneur indien au service de la condition féminine”

  • Très chouette article, c’est bien de mettre en avant ce genre d’action vue que je n’en savais rien ^^

    Du coup si çà marche en Inde on pourrait le voir ailleurs, c’est ce que j’aime avec les bonnes idées elles sont facilement exploitable dans le bon sens hein ….

    Je rêve moi aussi de ce jour pas si lointain ou l’une de mes idée révolutionnera quelques chose !

    Ha mais attend ch’ui con c’est déjà fait enfin c’est en ce moment ^^

    Un GRAND merci à toi pour ton partage et un GRAND merci à ce Monsieur ^^

    Bisous H

    ps; çà vas bien remis du #Drink ? ^^

  • Oui ça va bien remis du Drink même pas mal au crâne
    Mais par contre je suis rentrée en taxi de Versailles jusqu’à Plaisir
    Sinon je suis heureuse de t’avoir rencontrée

  • ouais je viens de voir çà sur ton FB la rage alors que tu me l’aurais dit je t’aurais passé un canap j’en ai trois ^^ pff aller la next time on se fait after #Drink chez bibi voui voui le rêve on se réveillerait ensuite on se prendrait un brunch soupe à l’oignon ^y crouton accompagné d’un bon café vodka halalala que de choses extraordinaires que ces possibilités ^^

    ps; c’est moi qui suis heureuse nomého ^^

  • Un after drink carrément, par contra pour le café Vodka pas trop pour moi. J’avais oublié de te remercié pour ton com. Finalement le projet S
    treetbook c’est quelquechose de révolutionnaire en tout ce qui est sûr c’est que ce n’est pas conventionnel.

  • Que la vodka alors, ^^ tu as raison n’allons pas gâcher un bon produit avec un autre ils vont très bien l’un sans l’autre ^^

    @hihihiihi

  • Pas le café non plus en fait je bois plutôt du thé ou du lait mais c’est un détail sans importance. Mais l’idée d’un brunch est très bonne.

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