Humeurs

Les chroniques menstruelles d’Ovary #7

Le dernier mardi de chaque mois, retrouvez les chroniques menstruelles d’Ovary sur Ladies Room !

Les chroniques menstruelles d’Ovary
L’histoire d’une fille qui a ses règles. Avec des humeurs dedans.

7
Putain, j’ai un problème de fric.

Déjà, je vais te dire, c’est pas ma faute si j’ai mes règles en fin de mois, comme mon découvert. Fallait que ça tombe comme ça. Au moment où t’as le plus de pulsions (me faut des chaussures pour samedi), des besoins (c’est cher un gadget sexuel ? Parce que je m’ennuie chéri là), et de trouilles (non, je ne peux pas me connecter sur mon compte en banque, c’est impossible, je vais hurler).

Les chroniques menstruelles d’Ovary #7C’est peut-être le moment de faire le point, mais à vrai dire, ça me rend hystérique : où passe ma monnaie pour que je n’aie pas de quoi survivre la dernière semaine du mois ? Alors que c’est le moment où je dois me sentir vivante (oui, c’est souvent une question de vie ou de mort).

Je veux bien essayer de comprendre pourquoi j’en arrive là et qu’au dernier cacheton contraceptif, c’est l’heure où force est de constater qu’on est dans le rouge.

Alors voilà, je comprends une chose : l’argent s’envole. Pour des conneries. Enfin comme pour tout le monde tu vas me dire. Mais mon plus gros problème, c’est l’alcool et mon empathie. Je ne refuse jamais d’aller trinquer avec des amis. Force est donc d’avouer que je fréquente beaucoup de distributeurs. Des vrais, je ne te parle pas que d’hommes.

Et quand tu vas boire un verre, ça te monte au cerveau un peu comme ça : “Faut que je retire de l’argent”. Et là, tu ne tombes jamais sur la Poste, l’unique banque qui te donne des billets de 5 euros que t’as l’impression d’être riche plein de fois. Non, tu tombes sur des banques qui n’ont plus que des plis de 20 euros.

Et paf, phénomène étrange (ne nie pas) qui fait que même si tu retires 20 euros à chaque fois que tu vas boire un verre et que tu dépenses en moyenne 6 euros de cette oseille, tu ne revois jamais vraiment les 14 euros qui restent.

Voilà pourquoi je suis pauvre quand j’ai mes règles.

Quand tu bois 30% de ce que t’as tiré, y’a 70% qui disparaît sans que tu comprennes. Ne me dis pas que tu les as toujours avec toi les 14 euros de ton dernier verre. C’est comme ça : ils se cassent.

Tu te rends compte, moi je bois souvent des verres.

Si je compte que j’ai bu 50 verres en un mois, j’ai donc retiré 1000 euros et donc perdu 700 euros en petite monnaie que je n’ai pas vraiment vu passer.

Après enquête, ils partent dans :

- Non mais laisse, je te paie ton verre“… Note : reste toujours 40%.
- Poches de jean, jean-moquettes, moquettes-table-fourre-tout.
- Fond de sac à main que parfois tu te fais des bonheurs en retombant dessus.
- Vernis à ongles, que peut-être j’en ai 70 et je ne le sais pas, ce qui explique que 700 euros se soient envolés dans le simple but de me peindre les ongles.
- Elle, Cosmo, Biba, pomme, Doliprane, timbres, eau-soif-soudaine, reste = des pièces jaunes.
- Un smoothie bio, c’est un très bon motif de pulsion et ça te nique ton bubget, pourvu que t’aies envie d’abricots secs dans la foulée

Si tu considères que 70% du dit reste peut partir à hauteur de 20% dans des conneries, sachant que 5% des conneries ont un sens dans ma vie, que le Coca Light subit l’inflation, que trois timbres = presque le prix d’une boîte de Doliprane (1,95€ pour ta culture) et que les vernis à ongles constituent chez moi un besoin quasi journalier de l’ordre de 56% des 45% que je tentais de thésauriser, je n’ai donc jamais de monnaie sur moi.

Parce qu’au fond, je ne sais toujours pas pourquoi mon argent disparaît. Le motif “Je suis une fille” peut être une bonne base. Et t’as pas idée comme ça me chagrine. Parce qu’avec 126 euros j’aurais pu acheter 64 boîtes de Doliprane + 2 dolipranes solo. Et en timbres, ça fait combien ? 221 quoi.

Je me sens mal.

Parce que quand t’as tes règles ça peut servir les dolipranes et les timbres. (On peut trouver avec les timbres, je suis sûre).

Revoir Les chroniques menstruelles d’Ovary #1

Revoir Les chroniques menstruelles d’Ovary #2 

Revoir Les chroniques menstruelles d’Ovary #3 

Revoir Les chroniques menstruelles d’Ovary #4

Revoir Les chroniques menstruelles d’Ovary #5

Revoir Les chroniques menstruelles d’Ovary #6  

2 Responses to “Les chroniques menstruelles d’Ovary #7”

  • “Quand tu bois 30% de ce que t’as tiré, y’a 70% qui disparaît sans que tu comprennes. ” Mais c’est exactement ça ! tu prends 20€ au distrib, t’en bois 6 à 8€ et le reste s’envole. Perso je pense que c’est en viennoiseries (bah oui, tu sors, tu as du mal à te lever le lendemain, donc tu zappes le ptit dej pour grappiller quelques minutes de sommeil et tu prends un ptit déj en passant sur la route du boulot), en café (quand tu arrives au boulot tu sautes littéralement sur la machine à café), et souvent je pense que ça part en plats à emporter aussi (après avoir tenu le coup toute la journée, on mérite bien une pastabox à 6€ non ?)….

  • Hahaha j’aurais édoré te dire que moi c’est pareil sauf que vue que je n’ai jamais une tune voui voui je ne la voit pas partir….ha bein si une fois que tout est payé le 5, le 5 au soir a plus pouf comme par magie ^^

    Et sinon ce soir vous êtes là les filles au #driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiink ?

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