Humeurs

La politique, c’est de la rhétorique

Le 22 avril nous allons voter, il est temps de changer le cours des choses, pourquoi pas se présenter ?

La politique, c’est de la rhétorique« Action, réaction, réflexion :  une France en mutation » pourrait être mon slogan de campagne. Ma devise serait : liberté, égalité, diversité pour accompagner ce slogan.

1. Action

Une éducation pour tous et pour toutes. L’éducation doit apporter les armes nécessaires pour lutter contre l’exclusion. Chacun peut et doit pouvoir envisager de réaliser ses ambitions voire ses rêves. L’éducation ne doit pas desservir mais servir l’unité et la diversité. L’éducation n’est-ce pas l’apprentissage du monde et de sa diversité ?

Le multiculturalisme est une force et nous permet de tous aller de l’avant. Il montre le bon côté de la mondialisation. Il n’est pas juste que la réussite sociale soit en partie liée à l’endroit où l’on habite. Il n’est pas normal que l’académie de Paris soit mieux dotée que l’académie de Lille.

La religion doit aussi être abordée, pas en tant que doctrine, mais dans un cours d’histoire culturelle. Mieux connaître la culture et la religion d’autrui permet de mieux se connaître et d’avoir l’esprit ouvert. L’ouverture d’esprit est primordiale dans notre société. L’éducation doit être en mesure de nous ouvrir et non de nous enfermer dans tel ou tel carcan.

2. Réaction

Il faut lutter contre le sectarisme qu’il soit politique, religieux ou social. Faire que chacun trouve sa place dans une société où le chômage touche de plus en plus de citoyens. Il ne faut surtout pas opposer les générations.

Les jeunes ont beaucoup à apprendre des séniors ou des salariés expérimentés mais l’inverse est aussi vrai. Pour innover, il faut aussi savoir partager ses connaissances. Aucun clivage n’est bon. Débattre ce n’est pas cliver mais échanger. Diviser pour mieux régner, non. Dans une période de crise politique, il faut unir plutôt que désunir.

L’égalité salariale doit aussi être respectée. Au-delà de la parité, c’est une question de justice sociale.

3. Réflexion 

Si nous en sommes là aujourd’hui c’est qu’il y a un problème. Le monde marche parfois sur la tête. L’Europe n’est pas une mauvaise chose en soit car elle nous permet d’être plus fort. Dans un monde où la loi du plus fort fait encore légion il est important d’être solidaire. L’union fait la force n’est-ce pas ?

Pour que chacun de nous devienne eurocrate, il faut que l’Europe nous protège et nous apporte plus de justice sociale. C’est seulement comme ça que nous retrouvons l’équilibre. La croissance n’est pas un leurre, il suffit juste d’investir dans les bons pôles : la recherche, l’industrie, la culture, la santé, l’éducation mais aussi les nouvelles techniques sans lesquelles nous ne pourrions pas écrire pour notre cher magazine.

4. Liberté 

Chacun doit pouvoir s’exprimer complètement librement à partir du moment où le discours délivré ne porte pas atteinte à autrui. Des humoristes politiques comme Stéphane Guillon et Didier Porte n’auraient pas dû être virés. Les médias doivent être libres de toute pression politique. Les actionnaires ne doivent donc pas faire la pluie et le beau temps dans les média. Les directeurs de chaînes publiques (radios et télévisions) ne doivent accéder à leur poste que par leurs compétences et non être choisis par le président de la République.

5. Diversité 

Il faut aussi investir dans la culture. Quoi qu’on en dise, la culture est un secteur porteur. Elle peut aussi s’exporter. Il suffit de lui en donner les moyens. Soutenir des projets culturels innovants c’est aussi se préparer au monde de demain. La culture nous donne un certain regard sur le monde.

Le photojournalisme permet par exemple de montrer le monde tel qu’il est ou au moins tel que nous le voyons et de nous ouvrir les yeux sur un monde qui est parfois un peu trop aseptisé. La culture c’est aussi le partage. Développer des partenariats entre différents pays, qui participeraient à un même projet, créerait de la cohésion et nous offrirait une meilleure compréhension du monde. Il n’y a pas une mais des cultures. Il faut faire en sorte de défendre sa diversité et sa richesse.

Parce que la politique ce n’est pas automatique, rendez-vous aux urnes le 22 avril et le 6 mai 2012.

Un bon discours rhétorique vaut mieux parfois qu’une diathribe creuse et plate. En bonnes citoyennes vous allez vous impliquer. C’est maintenant l’heure du choix !

(cc) Dean Terry

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