I
Il est exactement trois heures du matin, lorsque l’alcool quitte son corps l’obligeant Ă sortir de son Ă©tat comateux
C’est le corps agile et l’esprit vif qu’HĂ©lĂ©na se mit Ă la recherche d’une cigarette ou d’une fin de joint tout en dĂ©ambulant entre les cadavres de bouteilles de vins et de capotes usagĂ©es.
Elle aura encore passĂ©e la soirĂ©e Ă boire et Ă s’envoyer en l’air, l’Ă©tat insalubre de son appartement en est la preuve. Une odeur de sueur sexuelle et de tabac enveloppe ses murs.
Quelques heures plus tĂ´t, elle aura mis son amant Ă la porte après qu’il eu remplit son rĂ´le de donneur d’orgasmes.
Helena, prend place le corps nu sur son fauteuil velours rouge, derrière sa vielle machine Ă©crire, une Olympia Splendid 66, puis se mit Ă retranscrire ce rĂŞve, toujours le mĂŞme, toujours le mĂŞme homme, toujours ce mĂŞme sentiment de chaleur, d’excitation.
Elle ne le connait qu’Ă travers ses rĂŞves, qu’elle fait depuis des mois.
Son Prénom : Joseph.
Il est musclĂ©, un peu trapu, une barbe de trois voir cinq jours lui noircit le visage. Il erre dans les rues froides parisiennes Ă la recherche d’un bar et d’une femme Ă boire et Ă baiser .
Lorsqu’enfin il le trouve, Helena est dĂ©jĂ accoudĂ©e au comptoir, elle dĂ©guste une bière Ă peine fraĂ®che dans un verre Ă peine propre.
Il ne tarde pas Ă s’approcher d’elle. Il prend place sur le tabouret voisin, commande un whisky sec. Ils ne s’Ă©changent ni regard, ni mot.
Nul besoin de parler oĂą bien mĂŞme de faire les prĂ©sentations. Ils boivent assis l’un Ă cĂ´tĂ©s de l’autre durant des heures.
Ce n’est qu’Ă l’aube du petit matin, Ă la fermeture de l’Ă©tablissement que tout deux partent Ă la recherche d’une ruelle mal Ă©clairĂ©e, d’un endroit sombre et mal odorant.
Ils laissent alors tous deux libres courts Ă leur plus bas instinct animal. Sans retenue, sans pudeur, tels des chiens en manque d’amour, de sexe.
Durant près de deux heures, Helena mit noir sur blanc ce rĂŞve encore et encore, de temps en temps son rĂŞve Ă©volue ce n’est plus dans une ruelle, mais dans les toilettes du bar ou bien mĂŞme sur le comptoir.
Helena s’arrĂŞte un instant le souffle court et l’esprit en feu. Revivre ces rĂŞves lui font l’effet d’une dĂ©charge Ă©lectrique qui passe de ses cuisses, Ă ses reins.
Elle rêve, elle écrit, elle ne vit que par lui.
II
Il est trois heures du matin lorsque la dernière goutte d’alcool coulent entre ses lèvres.
Il est seul chez lui, dans sa petite chambre de bonne. Il tente vainement de trouver une autre bouteille, mais ne déniche que de défuntes carcasses de whiskys.
Habitué à ce genre de situation, Joseph se rend machinalement à la porte de son ami et voisin Charles, un autre alcoolique, insomniaque.
- Charlie ! Ouvre c’est moi ! Jo !
- Putain Jo j’essaye de dormir ! Tu veux quoi cette fois ?
- Une bouteille, tient v’lĂ 30 ça fera l’affaire. Tu bois un coup ?
- C’est plus ça qui va me tuer !
Jo et Charles se mettent à boire, arrivé à la moitié de la bouteille, Joseph se fit plus enclin à parler.
- J’ai encore rĂŞvĂ© d’elle
- De ta salope ?
Joseph se lève et attrape violemment Charles.
- Mais tu es fou qu’est-ce qu’il te prend ?
- Ne parle pas d’elle en ces termes. Je l’aime !
- Tu l’aimes, tu l’aimes. Elle n’existe que dans ta tĂŞte Jo. Ce ne sont que des rĂŞves.
- Je sais qu’elle n’existe pas. Je le sais ça. Mais ça Ă l’air tellement vrai, tellement rĂ©el. Ă€ chaque fois que je la vois j’ai l’impression de revivre. Ça me tue.
Hier encore j’ai rĂŞvĂ© que nous Ă©tions dans un taxi, j’ai filĂ© 100 au gars pour qu’il se casse prendre un cafĂ©.
On a baisĂ©s dans tous les coins de cette satanĂ©e bagnole Ă en user les suspensions. Elle m’a rendue dingue, Ă chaque fois que je pensais en avoir fini, elle me surprenait en me prenant en bouche. Je te jure Charlie cette fille, c’est la femme de ma vie, c’est la fille de mes rĂŞves.
posté le 12/04/2012 | 205 vues | 1 commentaire
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Pareil c’est du Buck je pourrais la retravailler je le sais, mais j’ai toujours eu du mal Ă Ă©crire après avoir fini.
Pourtant normalement ils sont censés avoir une suite ces deux zigotos ^^