Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

25. mai 2013

Mot de passe oublié

electricalstorm

Expulsion imminente (ou presque) - 3°partie

Article sélectionné par Tevouille lors de sa semaine de Rédaction en Chef.

Depuis que je suis passĂ©e du cĂ´tĂ© de la barrière des personnes investies d’un savoir et d’une sagesse infinis pour la bonne et simple raison qu’elles ont enfantĂ©, je ne peux que me gausser dĂ©daigneusement lorsque je tombe sur une scène d’accouchement dans un film.

expulsionpart3.jpgParce qu’on ne peut pas vraiment dire que les gars qui Ă©crivent se foulent beaucoup pour coller Ă  la rĂ©alitĂ©. En gĂ©nĂ©ral, ça se passe comme ça :

1. La future maman vaque Ă  ses occupations habituelles quand soudain : Oh mon Dieu ! Une contraction ! Toute petite, toute mignonne, on dirait que le bĂ©bĂ© lui a juste donnĂ© un coup de pied. Mais non, elle, elle sait que le travail a commencĂ© et qu’elle va accoucher, lĂ , tout de suite, maintenant.

2. Branle-bas de combat ! Tout le monde court dans tous les sens, il n’y a pas une minute Ă  perdre, le bĂ©bĂ© arrive, le bĂ©bĂ© arrive. LĂ , malgrĂ© l’urgence Ă©vidente, le couple prend le temps de s’arrĂŞter de gesticuler quelques secondes, afin de s’exprimer mutuellement le bonheur qui les submerge devant l’imminence de l’agrandissement de leur famille.

3. ArrivĂ©e Ă  la maternitĂ© en trombe, après un trajet en voiture Ă  130 dans les ruelles du centre-ville. Bilan de l’expĂ©dition : 4 piĂ©tons renversĂ©s dont une grand-mère qui fait un soleil sur le pare-brise, 2 terrasses de cafĂ© et l’Ă©tal d’un marchand de primeurs emportĂ©s, sans compter les dommages collatĂ©raux causĂ©s par les oranges rĂ©pandues sur la route. Mais qui pourrait leur en vouloir en un tel moment ?

4. Le mari hurle dans le hall : « Viiite ! Ma femme est en train d’accoucher. » Avant mĂŞme qu’il ait fini sa phrase, huit infirmières et trois mĂ©decins ont dĂ©jĂ  collĂ© la femme, occupĂ©e Ă  faire le petit chien, sur un lit et l’emmène en salle de travail.

5. La femme a six contractions entre le hall et la salle de travail. Elle hurle, broie la main de son mari et insulte tout le monde.


6. À peine arrivée en salle de travail,
une sage-femme lui dit « Allez-y poussez ! On voit la tĂŞte ! ». La femme pousse deux fois. Le bĂ©bĂ© est nĂ©. Il pleure, puis sa maman lui sort une phrase super philosophique qu’il Ă©coute bien sagement en la regardant droit dans les yeux et en serrant son doigt.

Clap de fin. Tout le monde applaudit. Que c’est beau !

Mesdemoiselles, vous qui n’avez encore jamais souffert le martyre dans une chambre froide et stĂ©rile, pardonnez-moi de briser vos rĂŞves, mais, dans la vraie vie, un accouchement c’est aux antipodes de ce genre de dĂ©lires audiovisuels sous acide.

Des contractions, il faudra que vous en ayez beaucoup, souvent, des longues et des fortes, avant de pouvoir commencer Ă  envisager que, peut-ĂŞtre, le travail a dĂ©butĂ©. Vous tĂ©lĂ©phonerez Ă  la maternitĂ©, on vous dira de prendre un bain, vous vous rendrez sur place, on vous renverra chez vous parce que ce n’est pas encore le moment. Ça durera des heures, parfois des jours et, pendant tout ce temps, vous saurez ce qu’avoir mal signifie.

Quand on m’a (enfin) descendue en salle d’accouchement, cela faisait dĂ©jĂ  cinquante-neuf heures que j’avais perdu les eaux. Cinquante-neuf heures, c’est long.

Et c’Ă©tait loin d’ĂŞtre fini. Alors que je gigotais pendant une Ă©nième contraction sur le fauteuil roulant chargĂ© de me conduire en Terre Promise, je m’imaginais que, la porte Ă  peine franchie, toute la douleur s’Ă©vaporerait comme par enchantement. Évidemment, ça n’a pas Ă©tĂ© le cas.

Et il m’a fallu encore pas loin de trois heures interminables de souffrances, de gĂ©missements et de suppliques larmoyantes, pour arracher Ă  la sage-femme un « Allez, on va dire que c’est bon ! Je vais appeler l’anesthĂ©siste. » pas vraiment convaincu.

Ouiiiii ! Youpi, hourra, Prosper youplaboum ! Ă” soulagement, Ă´ joie immense qui m’Ă©treint ! Fin du calvaire en vue, cap au nord !

Notez que c’est un concept particulier de se rĂ©jouir d’une grosse piqĂ»re dans la colonne vertĂ©brale quand on a passĂ© une partie de sa vie Ă  avoir une peur panique des aiguilles. Et qu’on clamait haut et fort Ă  qui voulait bien l’entendre quelques mois auparavant : « Moi, ce sera sans pĂ©ridurale, c’est clair et net. Attends, mais comment elles faisaient avant ? »

Comment elles faisaient ? Ben, elles en chiaient grave, jusqu’au bout. Et probablement qu’elles auraient pas fait autant de manières si on leur avait proposĂ© un truc pour les soulager. C’est fou le nombre de conneries qu’on peut dĂ©biter quand aucune tĂŞte n’a encore forcĂ© le passage de notre vagin!…

Fort heureusement, j’avais retrouvĂ© la raison dans les temps. Et, Ă  cet instant prĂ©cis, j’aurais pu baiser les pieds du premier gugusse prĂŞt Ă  m’enfoncer un cathĂ©ter dans le bas du dos, si je n’avais pas eu aussi peur de ne pas pouvoir me relever.

Sans exagĂ©ration aucune, je dirais que la pĂ©ridurale est la plus merveilleuse invention de l’humanitĂ©, la plus fantastique des avancĂ©es technologico-scientifico-mĂ©dico-sociales. C’est un couloir quantique, un portail divin qui vous mène tout droit du neuvième cercle de l’Enfer Ă  l’EmpyrĂ©e, sans passer par la case Purgatoire. Un support transcendantal qui vous fait passer de Regan McNeil possĂ©dĂ©e Ă  Sainte ThĂ©rèse extatique. Ă€ trois heures du mat’, je planais dans une dimension supĂ©rieure, dĂ©tendue, souriante, transfigurĂ©e.

Le seul inconvĂ©nient de la pĂ©ridurale, c’est qu’elle ralentit considĂ©rablement le travail. Alors, dĂ©jĂ  que chez moi c’Ă©tait plutĂ´t la Famille Mou Du Genou au dĂ©part, je vous laisse imaginer la tournure rapide qu’a prise la suite des Ă©vènements. On a frisĂ© la surtension gĂ©nĂ©rale, je vous raconte mĂŞme pas !…

C’Ă©tait d’ailleurs la raison pour laquelle la sage-femme m’avait fait promettre, avant d’appeler l’anesthĂ©siste, de faire en sorte que mon col s’ouvre rapidement. Promesse intenable, Ă©videmment, et probablement dite Ă  la rigolade, mais, Ă  ce moment-lĂ , j’aurais mĂŞme pu lui promettre de libĂ©rer la Bande de Gaza, si elle me l’avait demandĂ©.

On m’avait conseillĂ© d’en profiter pour dormir, histoire d’avoir toutes mes forces pour pousser correctement, au moment crucial. Dormir, c’est bien le truc qui se produit quand on ferme les yeux et qu’on perd momentanĂ©ment conscience de ce qui nous entoure et de notre propre corps, ce qui implique de ne pas avoir Ă  serrer le poing ou ouvrir les cuisses toutes les demi-heures, n’est-ce pas ?

Alors quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi tout cela est conciliable avec des contrĂ´les de la tension et du col rĂ©glĂ©s comme une montre suisse ? En temps normal, ça m’aurait gonflĂ©e. Mais lĂ , non. LĂ , j’Ă©tais trop cool, trop dans la vibe. Positive vibration yeah !!!

L’interne bègue avait du du du du m…mmm…mal Ă  Ă©valuer l’ouverture de mon col et avait droit Ă  une leçon obstĂ©tricale en trois chapitres alors qu’une partie de son bras Ă©tait enfoncĂ© entre mes jambes, me donnant la sensation agrĂ©able d’ĂŞtre une dinde la veille du rĂ©veillon de NoĂ«l ? Pas grave !

Le rĂ©sultat laborieusement obtenu Ă©tablissait une dilatation de 5 cm, soit aucun changement depuis deux heures ? M’en foutais ! La sage-femme venait de rĂ©aliser qu’il me restait encore une poche de liquide amniotique, que c’Ă©tait sans doute ce qui ralentissait le travail et que si quelqu’un y avait regardĂ© d’un peu plus près j’aurais peut-ĂŞtre pas eu Ă  morfler autant pour rien ? M’en contre-balançais ! Moi plus bobo, moi contente. Positive, man !

Au changement d’Ă©quipe, Ă  7h, il n’y avait toujours aucune amĂ©lioration notoire. Ce qui signifiait que je n’allais pas accoucher avant facile cinq-six heures. Donc, que je pouvais m’asseoir sur le plateau-repas de midi. Et ça, voyez-vous, malgrĂ© ma toute nouvelle bulle rose tapissĂ©e de fleurs, de paillettes et de petits anges soufflant dans des trompettes, ça me contrariait passablement.

Par bonheur, Nouvelle Sage-femme avait dĂ©crĂ©tĂ© que cette histoire n’avait que trop durĂ© et qu’il fallait donner un petit coup de pouce Ă  la nature. Une pochette pleine de je-ne-sais-quel produit chimique destinĂ© Ă  booster le travail Ă  fond est venue s’ajouter Ă  celles de Dafalgan et de solution saline qui pendouillaient Ă  l’autre bout de la perfusion plantĂ©e sur ma main gauche.

Ajoutez Ă  ça le tuyau qui me sortait du dos, Ă©tait scotchĂ© sur mon Ă©paule, pour finir en pompe Ă  potion magique dans ma main droite et le monitoring Ă  cause duquel je devais appeler une infirmière lorsque l’envie de remuer ma carcasse de baleine Ă©chouĂ©e me prenait, et vous aurez sous les yeux le tableau d’un accouchement moderne. Ultra-mĂ©dicamentĂ© et pas naturel pour deux sous. Mais sans douleur.

Ă€ l’examen suivant, j’espĂ©rais ardemment un « six », je le voulais, je visualisais dĂ©jĂ  les lèvres de la sage-femme en train de former ce chiffre. Allez, six, six, six, on y croit ! Ce n’est pas ce qu’elle a dit. La première fraction de seconde, j’ai Ă©tĂ© déçue. Et puis j’ai saisi.

« Pas de col. » Elle ne sentait plus de col. Ça voulait dire que j’Ă©tais complètement dilatĂ©e. Et que le poids sur mes tripes que, depuis une bonne demie-heure, je prenais pour un besoin bassement naturel et inassouvissable sur le moment, Ă©tait en rĂ©alitĂ© le bĂ©bĂ© qui descendait. InstantanĂ©ment, j’ai dit :

- J’ai envie de pousser.

Dans un film, j’aurais accouchĂ© après deux poussĂ©es ; mais lĂ , on Ă©tait dans la vraie vie, et si on m’a dit d’y aller, c’Ă©tait juste pour voir comment les choses se prĂ©sentaient. Une sorte d’entraĂ®nement, quoi !

Ensuite, on m’a mise dans une position bizarre, censĂ©e favoriser l’ouverture du bassin, et j’ai attendu encore une heure. Les aide-soignantes sont venues installer le matos, tranquillement, sans se presser. Sauf que moi, je pouvais plus attendre.

Ce n’Ă©tait plus seulement une envie, il fallait que je pousse. Ça touchait presque au domaine du vital. La bonne femme n’avait pas encore fini de visser le second repose-pied au lit, que je commençais mon affaire. Il Ă©tait plus que temps de clore le chapitre « Baleine » pour entamer celui de « Mère Poule » et, cette fois-ci, c’Ă©tait moi qui tenais le volant. Valait mieux dĂ©gager les routes !

Ici, nous entrons dans la phase 6 du scĂ©nar’. Et, encore une fois, on est loin de la version Ă©dulcorĂ©e façon « AllĂ´ Maman ici bĂ©bĂ© ! ». Car, ce qu’il se passe Ă  ce moment prĂ©cis, mĂŞme Grey’s Anatomy et ses cages thoraciques ouvertes, mĂŞme Nip/Tuck et ses nibards sanguinolents, n’ont pas osĂ© le montrer Ă  l’Ă©cran.

Bon, ok, j’Ă©tais pas placĂ©e aux premières loges pour tout voir et j’avais surtout pas que ça Ă  foutre sur le coup, mais, mĂŞme sous pĂ©ridurale, il y a des choses qu’on sent (dans tous les sens du terme, vous pigez ?). Au troisième « Allez, on va vous faire une petite toilette ! » de l’interne, j’ai subodorĂ© qu’il y avait anguille sous roche.

D’oĂą ce conseil, que dis-je, cette loi, ce thĂ©orème Ă  appliquer immanquablement « SI tes pieds sont sur les Ă©triers et que tu as envie de pousser ALORS ton Doudou derrière ton Ă©paule tu dois garder ». Amen (vous verrez, vous me remercierez un jour).

Soudain, Sage-femme Très ConcentrĂ©e m’a intimĂ© impĂ©rieusement :

- Stop ! ArrĂŞtez de pousser !

L’Instant Critique, la Minute M oĂą se pose la question Ă  trois points (de suture) : Qui c’est qui va avoir droit Ă  sa petite Ă©pisiotomie ? Hein ? La rĂ©ponse est dans cette enveloppe, mais j’ai choisi de ne pas vous la dĂ©voiler tout de suite et de vous raconter tout un tas de choses inintĂ©ressantes pour entretenir un suspens Ă  deux balles (avec la voix de Nikos Aliagas, ça donne encore mieux).

And the winner is… Paaaas Moooi !!!! Standing ovation, le public en dĂ©lire ! OMG, c’est incroyable, je m’y attendais pas du tout ! Je voudrais remercier le personnel hospitalier qui a fait un boulot formidable, et surtout (sanglots) ma fille sans qui je ne serais pas lĂ  auj…

- Oh ! Elle a les yeux grands ouverts !

L’exclamation de l’infirmière m’a immĂ©diatement faite redescendre sur terre. Quelques secondes plus tard, un petit OVNI atterrissait sur mon ventre surpris de passer de bouclier Ă  support. Un enchevĂŞtrement de peau, de cheveux, de chairs encore visqueuses.

Un minuscule amas de vie, avec des toutes petites mains, des tous petits doigts, un tout petit coeur qui battait très fort et de grands yeux de dĂ©esse Ă©gyptienne. Elle Ă©tait parfaite, telle que je l’avais imaginĂ©e.

J’aurais voulu lui dire quelque chose de très profond, comme dans les films, mais j’ai rien trouvĂ© de mieux que « Bonjour ». Et puis après tout, c’Ă©tait pas si mal pour commencer notre relation.

Elle s’est mise Ă  pleurer, moi pas. Mais j’ai su que, dĂ©sormais, il y avait une personne sur Terre pour laquelle je pourrais mourir sans aucune hĂ©sitation, et cette personne s’appelait Isis. 2,9kg, 48 cm.

Clap de fin. Personne n’a applaudi. Mais c’Ă©tait beau quand mĂŞme.

(cc)  gagilas

 

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Derniers commentaires

 

Moi j’ai fait le clap de fin, en vrai ! J’ADORE ! MERVEILLEUX ! STANDING OVATION !


Et si elle s’appelle rĂ©ellement Isis, je suis encore plus fan. Mais je ne crois pas que ce soit possible parce que je pense te vouer un culte Ă  vie.


 

Ben vi, elle s’appelle vraiment comme ça, ma petite dĂ©esse <3

Merci, ça me touche beaucoup. Promis, quand je meurs, je m’arrange pour que tu reçoive un bout de mon petit doigt comme relique^^


 

Ces trois Ă©pisodes m’ont fait rire :) J’aime beaucoup la manière dont c’est Ă©crit!

Et Isis: joli prénom !


 

Merci :)


 

Mais c’est horrrrrrrrrible, cela vient de rĂ©veiller la douleur en moi!

D’ailleurs Ă  toutes celles qui disent, on oublie tout de suite… C’EST FAUX! Rien qu’en te relisant, j’ai revĂ©cu les scènes successives…

La conclusion est si vrai, quand j’ai Ă©tĂ© maman la première fois, c’est ce qui m’a marquĂ©, cet amour violent qui te prend aux tripes (ou Ă  ce qu’il en reste;-)!)!

Merci pour ce texte, tu viens de résoudre le problème de surpopulation mondiale :-))!


PS: Moi je l’ai fait sans pĂ©ridurale et comme tu dis…


 

C’est clair, ça me fait marre cette expression. Comme on si on pouvait oublier qu’on a ressenti la pire douleur de sa vie, Ă  peine le bĂ©bĂ© sorti. Perso, il m’a fallu des mois pour que le souvenir s’attĂ©nue. Aujourd’hui, mĂŞme si j’ai pris du recul et que je sais que c’est une douleur qui prend fin au bout d’un moment, je suis pas prĂŞte Ă  avoir un autre gosse de si tĂ´t!

Depuis que j’ai connu ça, je pense Ă  toutes les gĂ©nĂ©rations de femmes qui ont enfantĂ© sans pĂ©ridurale depuis la nuit des temps… Chapeau!


Sinon, c’est chouette d’avoir un enfant. Les filles, n’ayez pas peur (j’aimerais bien qu’il y ait quelqu’un pour payer notre retraite…)


 

Morte de rire!!!!

Plus d’autre enfant???? On l’a toutes dit et rĂ©sultat, ben on a toutes recommencĂ© ou presque… Moi avec mon âge canonique, je peux enfin le dire, plus jamais ça! mais c’est surtout parce que j’ai 2 enfants, un garçon et une fille et que de demander de plus que le choix des rois…


 

Dites donc les filles, faudrait un peu penser Ă  celle qui envisage dans les annĂ©es Ă  venir Ă  enfanter (genre moi) ! Entre la pression pour pas en faire des cas sociaux et les rĂ©cits de l’accouchement, je vais peut ĂŞtre repenser mon projet !

Mais ton article m’a bien fait rire ;-)


 

T’inquiète pas, le jour oĂą ton horloge biologique va se dĂ©clencher, tu t’en foutras de tout ce qu’on t’auras racontĂ© avant. Parce que, quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense sur le moment, c’est une douleur qui n’est pas continue et qui ne dure pas. En revanche, le bonheur que tu vas ressentir quand tu verras la bouille de ton petit schtroumpf, ce sera pour la vie.

J’ai grandi avec le rĂ©cit des trois accouchements de ma mère, qui ressemblaient beaucoup Ă  ce que j’ai vĂ©cu, pareil avec les deux premiers de ma soeur, et ça m’a inquiĂ©tĂ©e aussi. Mais le jour oĂą j’ai voulu un enfant, ça a Ă©tĂ© au-delĂ  de tout.

Et puis, si ça se trouve, le tien sera super rapide, qui sait?


 

@electricalstrorm rapide du genre flash gordon?


 

Moi j’aimerai quand mĂŞme bien qu’une cigogne me le pose tout prĂŞt dans un joli berceau !


 

@tevouille: alors ça ce serait le top!!!


 

J’ai beaucoup ri en lisant cet article!

Sauf que j’aimerais un bĂ©bĂ©, et il se pourrait que je n’ai pas droit Ă  la pĂ©ridurale… bref, j’aurais peut-ĂŞtre mieux fait de garder mes illusions!

C’est très touchant en tout cas, et ça fait -tout de mĂŞme- très envie ;)


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