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La vie musicale de Storia Giovanna : Twist & Soca

La semaine dernière, j’ai fait le grand chelem de sorties : entre mes répétitions d’orchestre, les pots de départs, les concerts, les sessions de danse, heureusement que le cinéma en célibataire me permet de souffler un petit peu. Bref, ce week-end, j’ai donc participé à deux sessions de danse très intense : le twist et le soca.

Ce fut donc deux soirées très exotiques, compte tenu de mon background de clubbeuse plus habituée à shaker mon booty sur de la techno et de la house. Enfin, je vous parle de ça, je ne sors quasiment plus en boîte (rhâââ la vieillesse !) et je vous parle de David Guetta comme de l’incarnation du Mal (alors qu’en vérité, à réécouter Sash ! ou Floorfilla, je pense qu’il n’est pas pire qu’un DJ italien de seconde zone tels que je les écoutais dans les années 1990). En tout cas, quand je m’éclate à danser avec mes copines, à l’heure actuelle, c’est plus du samba ou Moussier Tombola en soirée privée. Les soirées que j’ai vécues vendredi et samedi soirs étaient donc très rafraîchissantes pour mes gambettes. En voici donc les récits.

Vendredi 3 février : Surpat’ vol 8 – Les années Friandise @Café A

Vendredi matin, sur mon feed Twitter : Qui va à la Surpat’ ce soir ? Avec un lien vers le wall de l’événement. Je contacte la personne en question en lui disant que ça m’intéressait bien. Elle me prend la place et nous nous retrouvons vers 20h30 gare de l’Est et dans le froid. Une petite boisson chaude pour faire connaissance et attendre un peu que les portes s’ouvrent.

La personne est sympathique et est vêtue d’une ravissante robe en crochet, ce qui, au vu des températures de vendredi soir, tenait d’une grande inconscience. Comme le dress code était 60’s, j’ai décidé de m’habiller comme la meuf qui fait tapisserie dans les boums de nos parents : jupe écossaise, pull sans manches et sous-pull et mes petites ballerines compensées. Et deux paires de collants. Il fallait bien ça.

Les portes s’ouvrent et nous nous engouffrons dans le lieu. Déjà, je suis en plein rêve : le Café A, en face de la Gare de l’Est, est juste un endroit magique. Je suis un peu éberluée, avec ma compagne de soirée. Déjà, des filles over-lookées me regardent comme si j’allais effectivement faire tapisserie dans cette Surpat’. Tant pis, je me réfugie avec ma nouvelle copine sur la piste de danse avec ma sucette. Déjà, le son qui passe me plaît beaucoup, alors je danse tranquillou, en chantant si je connais les paroles… ou pas.

Et alors, plus j’avance dans la soirée, plus je me dis que cette bande-son est ma bande-son idéale. Bon, il y a certes Clo-Clo, Sheila, France Gall, mais aussi Renato Carosone, Quincy Jones, Otis Redding, les Stones, plein de groupes anglais trop géniaux du Swinging London. En gros, pour la bande-son, c’était ma boum si j’avais eu l’âge de ma petite cousine (17 ans ce mois-ci) en 1967.

Et niveau ambiance, bien sûr, nous sommes à Paris, donc toutes les filles sont correctement lookées avec les fringues de leurs mères. Et puis j’ai trouvé une pure tête de nœud qui aurait réellement pu vivre à cette époque. La preuve : c’était la star de la soirée et il dansait le rock comme personne. Malheureusement, je suis aussi tombée sur un monsieur qui a vraiment vécu à l’époque. Manque de pot : c’est lui qui m’a fait des avances.

N’empêche qu’avec ce son de dingue, je me suis crue dans Dirty Dancing :

Samedi 4 février : Panyard Party #6 by Calypsociation

Ens’Batucada était invité à jouer dans cette sympathique petite fête. En effet, l’administratrice de notre orchestre est aussi la présidente de Calypsociation, l’orchestre de steel pan qui met du soleil dans les reprises inhérentes à tout orchestre composé d’amateurs. Je vous explique : Calypsociation, quand ils reprennent Michael Jackson, ça donne ça :

Vous imaginiez donc que nous étions au-delà du fier de jouer à leur petite sauterie. Surtout que l’organisation de la soirée était juste très chouette. Outre les prestations des différents ateliers tenus par l’association et nos petits sets devant le public bien réceptif, nous avons été initiés aux différents steel pans.

Personnellement, je me suis mise naturellement à la guitar, autrement dit, au pan qui fait les accords et les accompagnements. La particularité de l’instrument est qu’il faut être très doux avec, sinon, on risque de défoncer le métal, et par conséquent, de désaccorder l’instrument et de le rendre inutilisable. Bref, bon feeling avec mes petites baguettes. Désormais, c’est mon nouvel instrument obsessionnel…

En fin de soirée, ambiance dancefloor et soca. Autrement dit, on shake son booty, on danse le chiriri sur nos deux jambes et sans canne, et on tient pendant deux heures comme ça, normalement sans faire la pause ti’punch au bar. Ce n’est qu’au moment où nous décidons de plier les gaules que l’ambiance se fait plus soul et funk. Rhâââ… Mais remercions encore nos hôtes de nous avoir si bien fait kiffer la vibe.

Résultat des courses : il faisait peut-être -10° dehors en ce week-end, mais grâce à ces petites soirées, j’ai vachement pris chaud au cœur.

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