Coeur

Loou : le règne d’une lionne

Dans le monde merveilleux des Laura, il y a du beau linge. Laura Pausini, la castafiore italienne de la variétoche ; Laura Ingalls, la cascadeuse de prairies ; Laura Smet, la nudiste urbaine sous acides ; et surtout, Laura C. – aka Loou -, la flamboyante rédac’ chef de Ladies Room.

Loou : le règne d’une lionnePendant plus de 3 ans, la belle Perreuxienne, qui a mis sur la place des tendances la crinière fauve bien avant Miss France, a fait la pluie et le beau temps sur le webzine féminin le plus couru de la planète. Retour sur le parcours exceptionnel d’une Loou à l’esprit cabotin hors du commun.

1987. Alors que Guesh Patti fait son trip chansonnier érotique avec un certain Etienne, que Sadam Hussein se dit prêt à conclure « une paix juste, honorable et durable avec l’Iran » (on se gausse ), que le Club Dorothée et la Roue de la Fortune font irruption dans les foyers français et que Johnny de Dirty Dancing fait s’époumoner toutes les adolescentes en rut dans les salles de cinéma, la population mondiale passe le cap des 5 milliards d’habitants grâce notamment à la naissance de notre petite Laura. Et plus accessoirement de Zac Efron.

De son enfance dans le 9.4 – ouech gros, big up à tous les opprimés des pavillons -, Laura la décrit comme doucereuse. Elevée par des parents aimants – son père ne l’enferma pas dans une cave pour lui faire six gosses (cf. Natasha Kampusch, Angelika Fritzl) et sa mère a toujours été alcooliquement stable -, elle conçoit sa vie comme un véritable conte de fée bien que le Père-Noël, cette ordure, ne daigna jamais lui offrir le carrosse Barbie Princesse de Rêve qu’elle désirait tant. Il lui apporta en lieu et place de l’enchanteur véhicule, une paire de drap Astro le petit robot, ce qui est bien aussi.

Très tôt, son frère l’éveilla aux choses de la vie, lui révélant entre autres histoires celle très effrayante de l’homme qui se ferait passer pour un guide au Père-Lachaise et qui serait en réalité un violeur fou. Bien que ce fait divers soit en réalité de l’ordre de la légende urbaine, aujourd’hui encore il arrive que Loou se rendre régulièrement au cimetière lors de longues périodes d’abstinence. Juste au cas-où.

Côté sentiments, et jusqu’à ses 17 ans ¾, c’est un peu le désert de Gobi. Ce fut seulement le jour de son bac en Histoire de l’Art – elle fit une merveilleuse sculpture à base d’urine oxydée – qu’elle passa de façon définitive du patin à roulettes au patin tout court. Certes, elle n’était pas bien en avance pour son âge, mais quand on vit dans un monde peuplé de licornes magiques et de GIF animés, il y a des domaines dans lesquels il est difficile de se projeter, et ceci est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’y fourrer la langue.

A 21 ans, son diplôme « Dossiers de presse, petits fours et putasseries » en poche, elle hésita entre plusieurs carrières dont fabricante de paillettes, éleveuse de cockloups (nouvelle espèce canine consistant au croisement d’un cocker et d’un loup castré), critique de produits de coloration capillaire et pute.

Mais c’est finalement vers le métier de régisseuse de communauté de chieuses filles on-line que ses pas furent guidés au grand dam d’un certain Alexandre qui aurait préféré qu’elle embrasse la pétulante profession d’animatrice de lupanar, lui qui avait tant économisé pendant de nombreuses années pour s’offrir ce délicieux cadeau à la toison de feu.

C’est ainsi que depuis 2009, Laura apporte à Heaven la rouquemoute touch qui manquait à l’Agence. Réputée pour ses fameuses Cossavellades, elle fait régulièrement mourir de rire ses collègues et de honte son patron quand il s’agit de la sortir en réunions clients. Le pauvre souffre depuis de tics des paupières et attrape des sueurs froides dès qu’elle ouvre la bouche même si c’est pour y fourrer un choco BN.

Laura marqua son règne sur Ladies Room par des événements absolument invraisemblables. Avec elle, on vit ainsi apparaître le sémillant Boenbotte, on entonna toutes en chœur un nouvel hymne féministe (« la tigresa del oriente » by l’amazing Felina) et on osa aborder les sujets les plus sensibles (les chiottes).

Malheureusement, toute bonne chose a une fin. Alors, même si on n’est pas d’accord (et je ne suis pas d’accord !), même si on a la larme à l’œil et le cheveu un peu ébouriffé par le désarroi, nous devons aujourd’hui laisser partir notre cœur de Loou vers de nouveaux horizons qui seront à n’en point douter tout aussi glitter que le souvenir qu’elle nous laisse à tout jamais.

Merci pour tout mon canard en sucre, grâce à toi, je ne regarderai jamais plus un pack de Belle Color comme avant.

(cc) Pink Sherbet Photography

7 Responses to “Loou : le règne d’une lionne”

  • Ohlalala… Mais quelle surprise ! Mais vous êtes folles ? Oh oui !
    Et surtout quelle exactitude dans les détails. Je suis tombée de ma chaise en voyant que tu parlais du “druide-guide” du Père Lachaise… J’ignore qui est ton informateur secret mais cette personne est visiblement bien renseigné sur les différents traumatismes survenus dans ma jeunesse.

    Premier article que je lis et j’ai déjà les larmes qui me montent aux yeux. ça promet ! Heureusement que j’ai opté pour l’eye-liner waterproof.
    Ah mon canard laqué, tu vas me manquer. Fort fort…. Merci pour tout <3

  • Tu me manques déjà bcp. Pute !

  • NON AU DÉPART DE LAURA ALIAS LOOU DE LADIES ROOM ! ALLER TOUTES AVEC MOI !

  • Fais gaffe, la nouvelle rédac chef nous observe. Rose H, on t’aimmmeeeuh

  • Je ne suis pas pour la corruption, mais si vous m’envoyez des Dragibus à l’adresse de la rédaction pour noyer mon chagrin quant au départ de Laura, y aura moyen de s’arranger. Pas de représailles.

  • “Je ne suis pas là pour faire de la corruption…” Mais pour en bénéficier oui ?!

  • Ah bah attends, grave, manquerait plus que je crache dans la soupe…

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