Humeurs

La féminité en trois mystères incompréhensibles aux yeux des hommes

La féminité est un grand mystère en soi, même pour les personnes dotées d’un utérus. Qu’est-ce qui fait que nous sommes socialement différentes de nos congénères mâles ? Et surtout, qu’est-ce qui nous rend si mystérieuses à leurs yeux ? Parce ce n’est pas parce qu’on partage leur quotidien qu’ils viendront à comprendre certaines de nos réactions, de nos angoisses, de nos états d’âme…

Je discutais l’autre jour avec un jeune homme, qui s’étonnait que j’aie une telle solidarité avec des copines qui viennent de subir des coups durs (rupture, licenciement…). Il me demandait comment se passait nos soirées entre filles, quand aucun homme n’est convié. Je lui ai raconté par exemple que, nous aussi, quand les énergumènes à chromosomes XY sont scotchés devant un match du PSG, on picole un peu plus que d’habitude et on se confie de manière parfois assez trash.

Je me souviens également d’un comité de rédaction LR, où à part Aulive, un autre homme était témoin de nos divagations. Et il était surpris, voire horrifié, devant tant de bitcherie. Lui, il faudra l’éliminer très vite. Il a compris ce soir-là une partie du mode de pensée de la femme.

Parfois, certains hommes tentent de se pencher sur la question en chanson. Proche des filles sur le plan physique et hormonal, mais des garçons sur le plan du mental, je vais donc essayer de décrypter trois mystères féminins avec des paroles masculines :

1 – La maternité

Luis Mariano, Maman, la plus belle du monde

Le premier postulat qui passe dans la tête d’un homme normalement constitué : une femme, c’est mystérieux parce qu’on grandit à l’intérieur de son corps et qu’elle arrive à nous nourrir avec ce qui sort de ce même corps. Ce qui, quand on y réfléchit un petit peu sur le plan métaphysique, voue la femme ayant enfanté à un statut de quasi-déesse. Il est un verset de la Bible qui dit : Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. (Jean 15.13)

La mère normalement constituée mentalement donne son corps pour son enfant. Et rien qu’avec ce postulat, on comprend qu’on aura du mal à s’en détacher complètement, sinon avec une bonne psychanalyse pendant environ 15 ans. Il est donc normal qu’un homme qui n’est pas voué à donner une partie de sa personne à la fabrication d’un être – sinon quelques millilitres de semence – soit fasciné par cette fusion mère-enfant. L’amour maternel dépasse tout, même l’entendement humain. La preuve : Toutes des putes sauf maman.

2 – L’altérité physique

Alain Souchon, Voir sous les jupes des filles

Une fois qu’il a compris qu’il sortait du ventre de maman, et surtout qu’il ne lui sera pas possible de faire la même chose, l’homme cherchera longtemps à savoir comment il y est entré. C’est tout naturellement qu’il s’évertuera à imaginer ce que les femmes cachent – ou pas – sous leurs vêtements, qu’il préfère les plus légers possibles.

Car si la condition de mâle a donné des organes reproducteurs visibles, et donc une nécessité sociale à cacher ce qui est de l’ordre de l’intime – les vêtements –, la condition de femelle qui a donné des organes reproducteurs internes, donc invisibles aux yeux des hommes, ne devrait pas être régie par le même postulat (si on se place bien sûr dans le cas d’un esprit tordu). Puisque tout est caché, pourquoi le cacher encore ?

Tout simplement parce que la nécessité sociale de cacher ce qui est de l’ordre de l’intime reste valable même pour une femme. Son organe génital est quasiment invisible, mais est tout autant voué à la reproduction, donc à l’intime. D’où la nécessité de porter une culotte, même sous une jupe, pour essayer d’accéder tout de même à un semblant d’égalité, du moins de complémentarité sur le plan social (enfin c’est ce que je pense. Les filles qui ne veulent pas porter de culotte, libres à elles, mais par – 5°C, je vous souhaite bon courage…).

3 – Le cycle hormonal

TTC, Du sang sur le dancefloor

http://www.youtube.com/watch?v=W0jbpBWg_xw

Là, on touche vraiment au fin fond du mystère. Et je vais essayer, contrairement à ce morceau d’illustration, à rester le plus classe possible pour parler de ce qu’il y a de plus incompréhensible aux yeux d’un homme. Pour nos frères humains, ce n’est que du sang, mais pour nous, c’est toute une mécanique interne qui, parfois, nous dépasse. Car pour arriver à ce résultat, il faut que notre corps mélange des fluides, fasse des manipulations dans notre cerveau, ce qui peut changer notre comportement.

C’est pour cette raison que parfois, on a trop chaud ou trop froid, on pleure, on a mal au ventre, notre libido explose ou décline… D’où notre supposée versatilité aux yeux des hommes. Nous aimerions bien les y voir, avec une mécanique interne comme au bon temps de la puberté, pendant une durée de 40 ans de vie…

Voilà les filles, j’espère que je n’en dévoile pas trop et que les garçons continueront à être fascinés par nos mystères. Voilà les garçons, j’espère que ce que je vous dévoile ne vous fait pas peur. Mais vous savez, nous sommes des êtres humains comme vous, au final…

4 Responses to “La féminité en trois mystères incompréhensibles aux yeux des hommes”

  • Le coté multiorgasmique de la femme la différencie également de l’homme.
    C’est également un lieu commun de dire que la femme, porteuse de vie, est Eros alors que l’homme est Thanatos. Mais je le pense vraiment.
    Enfin, pour moi, la femme est celle qui unit. Elle est le lien familial mais également le lien qui relie les Hommes entre eux.
    C’était une toute petite pensée sur un grand sujet …

  • Qu’est-ce que la féminité ? Ce sont ces petites choses dans lesquelles les mecs ne se reconnaissent pas !
    Suivant le spécimen mâle auquel nous avons à faire, une chose est jugée “virile” ou non… Dans le sud où j’habite, berceau de tant de machos (qui sont fiers de l’être), on s’étonne que je marche, cours car la femme ne se déplace qu’en voiture d’après les commentaires entendus. Je ne vous raconte pas ma virée au rayon bricolage…
    Si j’osais je dirais qu’il y a des féminités, comme des virilités. Nous nous forgeons notre propre identité sexuelle et jouons savamment sur les clichés, les lieux communs…
    La femme ne se réduit pas à une paire de seins, un utérus… Elle est ce que l’homme n’est pas. On n’appelle pas ça de la complémentarité ?

  • @luciledoo : Je suis une femme, mais je suis un homme à l’intérieur. Médite.

  • @toutes des putes sauf maman …Xp @tu sais que je n’en porte jamais ..bravo pour ton article souvent je te lis des fois c’est dur surtout un dimanche après midi, mais là c’est que du bonheur tu as le don de rendre simple des sujets lourds qui ont tendances à endormir les gens . @c’est pas vodkaDay Today ?

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