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Le Cercle des Joyeux Désespérés… désespérément joyeux.

NDLR : La rédaction de Ladies Room a été invitée à voir le Cercle des Joyeux Désespérés à la Comédie de Paris mardi 13 décembre.

Quand on se rend au théâtre, c’est quasiment toujours la même rengaine : on pénètre dans la salle à pas calfeutrés, on s’installe sous l’œil inquisiteur de l’ouvreuse qui prend bien garde à ce que vous soyez placé exactement là où elle vous l’a indiqué, on se lève éventuellement pour laisser passer les gens à notre gauche ou à notre droite, alors qu’on aurait plus vite fait de nous laisser nous asseoir où bon nous semble…

Le Cercle des Joyeux Désespérés… désespérément joyeux.Et puis les lumières s’éteignent, et là, généralement, cette même ouvreuse qui souriait passivement en attendant sa petite piécette de monnaie nous demande gentiment de respecter le silence et de ne pas oublier d’éteindre nos terminaux mobiles. Ça, c’est dans les théâtres classiques.

A la Comédie de Paris, avant que ne commence le Cercle des Joyeux Désespérés, c’est une très grosse voix éraillée qui s’élève dans la salle, annonciatrice de ce qui va se révéler être une comédie ébouriffante. Que dis-je : décoiffante !

Je ne voudrais pas vous spoiler le spectacle, parce que je m’attends à ce que vous alliez le voir. Je ne dis pas ça parce que j’ai excessivement foi en ma force de persuasion, je le scande parce que ce spectacle, c’est du pain béni.

Passer 1h30 à rire des tribulations de trois suicidaires complètement toqués chacun à leur manière, c’est un vrai bonheur. D’autant que dans cette pièce, contrairement aux nombreuses autres comédies du même genre, qui ont tendance à s’essoufler au bout d’une heure, celle-ci serait plutôt dans la mouvance – laisse-moi le temps de démarrer, je suis un moteur Diesel…

Au lieu de rire beaucoup au début, sourire, oublier qu’on sourit puis se lasser, Le Cercle des Joyeux Désespérés, c’est simplement l’inverse proportionnel, et je pèse mes mots. Les premières répliques laissent perplexes, font sourire, béatement. Puis allant crescendo, on est vite pris à pouffer, comme ça, presque sans raison, se surprenant même à sortir d’outre-tombe un éclat de rire sonore, flottant au-dessus de la rumeur de la salle, connivente avec les acteurs.

Et c’est contagieux : jusqu’à la fin, c’est un florilège, un festival de situations toutes plus burlesques les unes que les autres, un cocktail détonant pour une pièce qui l’est tout autant, qui impressionne, qui enthousiasme, qui fait briller les yeux, embués par des larmes de rire.

Ma foi, rien à faire, Le Cercle des Joyeux Désespérés est un spectacle désespérément joyeux. Rien à faire, je vous dis ! Tous les ingrédients sont réunis pour passer un très bon moment. Les personnages sont justes, la mise en scène optimale, le texte est brillant à souhait et les acteurs débordent d’énergie. Alors, que demander de plus ? Une rallonge !

Le Cercle des Joyeux Désespérés, avec Charlie Bruneau, Karine de Demo, Lionel Auguste. 
Jusqu’au 31 décembre 2011 à la Comédie de Paris.

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