Humeurs

De la dépression lors d’une fin de projet

Cela faisait un mois que je n’avais pas écrit ici, et je délaisse encore plus mon blog chéri. Alors que, depuis trois ans et demi, j’en suis à près de 265 articles, j’ai décidé de freiner un peu en ce moment, comme tous les mois d’octobre. Car cette période est toujours un peu compliquée IRL…

De la dépression lors d’une fin de projetOutre certaines tristesses que j’ai à porter depuis quelques années (causes de ma dépression saisonnière et de certaines de mes crises d’angoisses), j’ai aussi à porter le projet annuel de ma boîte qui me prend le plus d’énergie. Cela fait la troisième édition de ce projet – le deuxième que je porte quasi-seule, puisque l’année dernière, je travaillais en binôme avec ma collègue –, j’ai beau m’y préparer psychologiquement, l’épreuve à passer est toujours aussi dure.

J’ai eu à porter dans mon travail beaucoup de projets d’ampleur – qui prennent parfois jusque 6 mois d’affilée. Bien souvent, j’ai versé des larmes quand je devais refaire une mise en page ou, après quelques heures de travail, mon travail se retrouve réduit à néant. Tout le monde pourrait penser que je serais soulagée une fois ma part du travail terminée et que je me réjouirais de retrouver une certaine tranquillité au sein de mon travail.

Or il n’en est rien. En effet, au lieu de sourire à chaque fin de projet, je sens en moi la fatigue accumulée depuis le début qui remonte. Résultat : je fais une dépression. Comme un vide intérieur après un climax orgasmique. Cela me prend 2-3 jours – heureusement que le week-end est là pour faire des cures de sommeil ! – et c’est reparti.

Mais pourquoi donc fais-je ce genre de dépression ? Tout simplement parce qu’après un projet fort en émotion, je me sens démunie, inutile. Tout simplement, ces 2-3 jours sont un moment d’angoisse où je recherche un sens à ma vie. Il suffit, par exemple, que ma patronne me redonne des petites choses à faire, que je prenne un ou deux jours pour me reposer chez ma mère ou, comme l’an dernier, que je vive recluse sous ma tente pendant une dizaine de jours pour retrouver le goût de vivre.

Bref, ne vous inquiétez pas, je suis bientôt de retour. Laissez-moi juste savourer ma petite dépression de fin de projet…

(cc) Ivana Vasilj

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