Je lis régulièrement dans la presse féminine des choses qui me font bondir. Notamment dans les articles qui parlent des rondes. Les journalistes s’adressent à nous comme si nous étions toutes, nous les femmes, de pathétiques névrosées éternellement au régime qui se relèvent la nuit pour finir le pot de Nut*ll* en mourant de culpabilité.
Marre de ce cliché réducteur.
Ensuite, pour bien lier les lectrices rondes dans un grand élan de solidarité féminine : on casse de la maigre. Car c’est bien connu, la maigre est une planche à pain, ce n’est pas une bonne vivante, elle est aigrie, elle ne sait pas cuisiner, elle est avare de son corps, elle a l’air malade, toxico ou anorexique, elle se fait surement vomir, elle ne s’intéresse pas aux plaisirs charnels, alors que nous, les rondes…
Marre de ces clichés réducteurs !
L’exemple-type de la maigre citée à tout va : Kate Moss. Les rondes se plaignent de se sentir dévalorisées par les photos de mannequins ultra-minces, mais les maigres le sont aussi ! Car s’il suffisait de porter du 34/36 pour ressembler à Kate Moss, ça se saurait… Si si, on peut être maigre et moche je vous assure, c’est même assez fréquent. Et si en plus de ça, on doit se faire insulter par des rondes en mal de vengeance dans l’article qui suit la photo… les mots employés à l’encontre des maigres sont parfois tellement durs qu’un magazine n’oserait jamais publier des mots équivalents adressés à une ronde : ils se prendraient illico un procès pour propos discriminants. Mais avec la maigre, on peut se permettre, elle n’existe pas vraiment (toutes au régime la main dans le pot de Nut*ll* on vous dit) ou alors si jamais elle existe, la salooooope !
Pour sortir définitivement des diktats imposés par ces mêmes magazines, car ils flattent les rondes mais 3 pages plus loin, ils tentent de leur vendre le dernier régime from Hollywood et le gel anti-gras-aux-fesses qui va avec - je disais donc pour sortir de ces diktats, toutes les femmes complexées (c’est-à -dire toutes les femmes je crois) devraient plutôt faire route ensemble. Les trop rondes, les trop maigres, les trop musclées, les trop molles, les trop vieilles, les trop noires, les trop blanches, les trop petites, les trop grandes, les trop frisées et les trop filasses, arrêtons de dévaloriser le physique des autres pour nous rassurer.
Nous tirer dans les pattes les unes des autres ne nous aide pas à avancer.
(cc) Christi Nielsen
posté le 16/09/2011 | 889 vues | aucun commentaire | tags: feminisme Formes râleuse | 2 ont aimé
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