Alors que l’été est pour moi l’occasion perpétuelle de fantasmer sur la capitale britannique sans jamais avoir les tripes de me commander un aller-retour en Eurostar – même ma mère a honte de ma non-présence ne serait-ce que pour quelques heures sur le sol anglais en presque trois décennies d’existence, elle qui y fut au pair durant sa prime jeunesse –, il se trouve que l’actualité rattrape un peu mon fantasme : oui, à Londres, en ce moment, ça groove grave (bon, dans un sens un peu particulier, mais tout de même…). Ironie du sort : l’hymne des Jeux Olympiques de 2012 a été choisi. Je vous laisse en apprécier le choix judicieux :
Je vous promets, ce n’est pas une blague. Décidément, il n’y a que mes voisins d’en face (vus de ma chère Bretagne nord) qui sont capables de détourner un hymne rock pour en faire l’illustration sonore d’un évènement sportif. Comme à l’accoutumée, à l’heure du bilan, l’illustration musicale de mon été sera d’origine anglaise (et un peu allemande aussi, mais c’est juste pour cause de séjour retour aux sources). Des inimitables Beatles à Metronomy, en passant par les Kinks, les Moody Blues, Coldplay et The Verve, mon iPod fleure bon la jelly et le veau à la menthe et arbore fièrement l’Union Jack.
D’autant plus que – heureux hasard ! – la presse musicale s’empare aussi de ce qui me fait fantasmer au plus haut point. Entre rétrospective d’un groupe bien planant et BO rêvée d’une révolution spontanée, les journalistes se lâchent…
La rétrospective de la quinzaine
François Gorin, pour Télérama, nous fait une petite série sur The Lovin’ Spoonful. Bon, certes, ils sont New-Yorkais, mais ils sonnent comme un groupe anglais et ils sont moins ridicules que les Monkees (tentative de contre des Beatles de la part de l’Oncle Sam). Certaines inspirations sont très pop, voire préfigurent le prog avec des claviers bien planants et de guitares à effets spéciaux. On imagine très bien certaines de leurs chansons passer à la BBC ou dans l’une des antennes pirates tellement bien décrites par Good morning England. Swinging London à souhait…
The Lovin’ Spoonful part. I
The Lovin’ Spoonful part. II
The Lovin’ Spoonful part. III
Le bien vu de la quinzaine
Encore une fois, les Inrocks sont au taquet quant à l’illustration sonore de l’actualité. Comme Londres, puis toute l’Angleterre, s’est embrasée on ne sait trop pourquoi, cela méritait une petite bande originale pour expliquer à tout le monde que, non, les émeutes anglaises n’étaient pas juste casser pour casser. Même si, en voyant la tête des émeutiers, on est en droit de se poser la question. Comme on a eu en France NTM et consorts pour illustrer les émeutes de Clichy-sous-Bois (2005) et Villiers-le-Bel (2007), il fallait bien quelques illustrations du cru pour accompagner l’exaspération des jeunes britanniques. Chose faite par les Inrocks, et de belle manière.
Rendez-vous dans 15 jours pour une rentrée studieuse…
posté le 18/08/2011 | 677 vues | aucun commentaire | tags: revue de presse angleterre Storia londres Edito Culture musique | une personne a aimé
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