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On peut se dire au revoir plusieurs fois… David Servan-Schreiber

On peut se dire au revoir plusieurs fois…

On peut se dire au revoir plusieurs fois… David Servan-SchreiberVoilà un titre qui en dit long, évidemment il n’est pas de moi ! Il est le titre du dernier livre de David Servan-Schreiber… Le dernier oui, parce qu’il est décédé ce dimanche.

Je l’ai justement lu la semaine dernière lors d’un de mes A/R en TGV entre Paris et Luxembourg, vous pensez certainement que Nouvelle 30naire a des lectures bien tristes pour se détendre entre 2 caisses… Oui mais comme j’avais lu ces 2 premiers livres (étant issue d’une lignée de cancéreux, le sujet m’intéresse) et que je les avais trouvés bien écrits et permettant aux gens comme moi qui ne croient pas ni en la radiothérapie ni en la chimiothérapie, de trouver des solutions annexes…

Parce que comme lui je suis convaincue que ce que nous mettons dans nos assiettes et notre hygiène de vie peuvent influencer notre destin médical… (ces mots sont écrits par celle qui s’est remise à fumer il y a un an !).

Autant vous dire que j’ai pleuré dès les premières pages avec les différentes étapes de la découverte de la maladie, la négation de celle-ci et de ses symptômes.

J’ai aussi compris beaucoup de choses sur les malades et leur ressentir au sein d’un milieu hospitalier, de la perte des facultés de base (comme pouvoir faire sa toilette seul, se déplacer d’un point à un autre sans avoir besoin de personne), sur l’endurance de la douleur, sur la peur et surtout cette envie de vivre qui prend les gens aux tripes quand on leur annonce la fin de la partie…

J’ai énormément appris sur les avancées médicales ; entre autres : l’élaboration de vaccins sur mesure contre chaque tumeur ; à base d’un prélèvement de globules blancs (20%) du malade ou ces billes radioactives que l’on peut placer à l’intérieur de la boîte crânienne et qui « diffusent » de la radiothérapie directement au bon endroit, etc…

Quelles avancées scientifiques ! Que d’espoirs pour tous les malades !

D’ailleurs ce livre est en plus un récit poignant, un concentré d’espoir, au crépuscule de sa vie, on découvre David Servan-Schreiber, philosophe et son livre est en fait le testament de ses idées sur la science, l’homme, l’écologie, la vie…

Toujours positif, il refuse la fatalité et jusqu’aux dernières lignes, il n’envisage pas sa mort, il craint pour les siens et surtout pour ses enfants qui grandiront sans lui…

Il dit qu’il ne veut pas leur écrire de dernières paroles comme si cela pouvait chasser le spectre de la fin, j’espère qu’il en aura eu le temps….

Ce livre est magnifique et je ne peux que vous conseiller de le lire, à la fois triste et plein d’espoir, même si vous verserez quelques larmes, vous en sortirez  à la fois plus fort(e) et plus ressourcé(e).

PS : Si vous n’avez pas lu les 2 premiers « Guérir » et « Anticancer », je vous les recommande aussi, de quoi prendre de bonnes décisions pour la rentrée et pour les moins courageux (ses) pour 2012… Le tout est de ne pas tomber dans l’extrême…

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