Article sĂ©lectionnĂ© par Nouvelle 30naire lors de sa semaine de rĂ©daction en chefÂ
Tous les ans c’est pareil, dès que le soleil commence à chauffer, dès que les beaux jours rallongent, on se fait une grande opération peau douce et on ressort nos mini tops et autres légèretés vestimentaires de saison. Talons, jupettes, chemisiers transparents, robes courtes, vestes cintrées : c’est le top départ de la saison des décolletés.
Et tirer nos jupes des placards ne change pas que notre silhouette – qui gagne néanmoins en légèreté ! L’opération jambes nues a aussi pour effet de modifier substantiellement le comportement de nos congénères mâles – lequel aurait plutôt tendance à s’alourdir !
Le facteur auquel on a – par hasard - ouvert la porte en nuisette s’attarde 10 mn de trop sur le pas de la porte – Et on veut bien être sympa, mais on a autre chose à faire, entre la douche et le café, que passer 3 plombes à signer un courrier recommandé. Le « bonne journée ! » du boulanger est nettement plus chaleureux quand on va chercher sa baguette en débardeur.
On ose la mini ? Et c’est une nuée de virils collègues d’habitude réputés discrets qui débarque dans le bureau, sous mille et un prétextes plutôt suspicieux : « Tiens salut, tu aurais le Rapport financier de 2007 par hasard ? » « - Heu… ben ici, c’est le market’, hein, tu sais… »
Même votre patron insiste pour vous offrir le café. Et se montre d’une rare volubilité : « Vous êtes à quel étage déjà  ? Mais oui le market’ bien sûr, bien sûr. Oui, je savais…» (En louchant sur vos bras dénudés…)
On en viendrait presque à croire que les hommes sont vraiment d’une autre espèce ! Une espèce d’individus incapables de contrôler leurs pulsions bestiales, perdant toute retenue à la vue de quelques centimètres carrés de peau dévoilés. Le plus urbain des individus va soudain se tordre le coup, au passage d’une paire de gambettes. Le plus réservé des hommes sera surpris à loucher sur une cambrure chaloupée.
Combien d’accidents, chaque été, par nos charmes provoqués ? J’en étais à ce point de ma réflexion, quand j’ai vu ce jeune garçon passer. 23, 24 ans à tout casser, beau, je ne saurais même plus dire, mais ce tout petit marcel blanc révélait des épaules d’une si parfaite rotondité, des biceps si joliment dessinés, des poignets si athlétiques, que je me suis aussitôt perdue dans la contemplation de cet Adonis. Et bam !
C’est là que j’ai loupé le trottoir et que je me suis ramassée. Oh, rien de grave. Quelques égratignures, un moment de solitude, une légère humiliation - je m’en remettrai. J’ai surtout pris un peu de recul et réalisé que j’avais beau jeu de me moquer des réactions de ces messieurs.
Comme si je ne préférais pas les corps dénudés de l’été aux triples manteaux d’hiver. Comme s’il n’était pas plus agréable de regarder les ouvriers travailler en salopette à même la peau bronzée plutôt qu’en K-way. Comme si je n’adorais pas voir revenir avec les beaux jours le traditionnel jogging des pompiers de Paris en short serré-serré.
Et que dire de ce soudain intérêt pour Thierry des RH, depuis qu’il a adopté la chemise courte cintrée ? N’ai-je pas, ce matin encore, loupé l’entrée du périph’, les yeux rivés sur le fessier sculpté d’un cycliste matinal ?
N’ai-je pas accueilli avec délectation cette nouvelle mode du décolleté en V ? Celui qui laisse entrevoir la naissance des pectoraux et, parfois, de quelques poils… Ce modèle là , oui mesdames ! Vous l’aurez remarqué aussi. Bref, et si nous, les filles, n’étions finalement que des Hommes comme les autres ? Sensibles à la beauté – et, parfois, à la nudité ?
Alors, plutôt que de se lancer la première pierre du vilain mateur invétéré, et de taquiner des hommes dont le seul tort est, finalement, d’avoir bon goût… Profitons de ce grand soleil et allons donc, joyeusement, décomplexées, nous installer à une terrasse de café pour regarder nos séduisants congénères mâles passer !
Alexia Steiner - Mai 2011
(cc)Â photographphil
posté le 23/05/2011 | 699 vues | 1 commentaire | tags: légéreté soleil séduction été drague homme femme amour | 7 ont aimé
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Bonjour Alexia…Ton article m ‘a passionnĂ©….Qu ‘ on le veuille ou non , la Femme reste toujours merveilleuse comme l’ aurore qui se renouvelle Ă chaque matin…
Elle apporte Ă notre vie quotidienne avec parfois ses moments de tristesses,de monotonie …le bonheur d’etre Ă deux.
Puis- je ajouter un point supplémentaire ?
La Femme a une facultĂ© unique : elle sait le plus naturellement du monde paraitre effarouchĂ©e par un passant qui a un regard un peu insistant sur un dĂ©colletĂ© plongeant alors qu’elle a tout fait pour se faire remarquer , pour exciter la curiositĂ© de ce passant rencontrĂ©.
Merci pour ton message ….PHELESS