[NDLR : L’EP de Nasser a Ă©tĂ© envoyĂ© Ă Baby Haussmann par la rĂ©daction de Ladies Room]
Diantre ! L’EP #4 de Nasser, là , entre mes mains, un bel après-midi de printemps, alors que j’entame le grand nettoyage éponyme ? Eject, insert, play.
Je commence par m’attarder une minute sur les minois de Nicolas, Simon et Romain, dont l’élégance n’a d’égale que l’air blasé-paumé-branchouillard de circonstance. Il est vrai que la cravate est fine et la barbe savamment travaillée, ce qui chagrine un peu mon aversion pour le conformisme, mais je garde la tête froide et tente de ne pas me formaliser. D’autant que le furieux petit air de Michael C. Hall de Simon fait littéralement sautiller mes chromosomes X, et m’engage à reléguer au rang de détail ce léger manque d’originalité.
Pas de temps à perdre, j’attrape ma peau de chamois et lance le disque. Alors que le premier titre me met en garde en assénant « Here comes Nasser » pendant près de 4 minutes, je suis dans l’attente de la promise explosion, du gimmick imparable qui aura raison de la torpeur de ce dimanche. Mais les morceaux se suivent… et se ressemblent. Certains riffs sont certes efficaces, certains kicks percutants, à l’image du très bon Marseille and anywhere, mais l’ensemble est une mixture électro qui, loin d’être disgracieuse à mes oreilles, me donne moins envie de bouger mes adipocytes que mon professeur de fitness (qui, il est important de le noter, possède une paire d’arguments particulièrement ferme).
L’EP touche à sa fin, ma motivation pour ce grand ménage printanier a molli, laissé place à l’inertie dominicale, et Nasser ne m’a toujours pas convaincue. En toute honnêteté, je dois dire qu’ils ne déméritent pas : je suis loin d’être férue d’électro, les trois beaux gosses ne prêchaient pas une convertie. Et si ces trois là collaborent avec le fameux Jessie Chaton (meow ?), compositeur du phénoménal D.A.N.C.E. de Justice, ce ne doit pas être le fruit du hasard.
Qu’à cela ne tienne, donc, Nasser n’a pas changé la face de mon monde, mais ils ont encore du temps pour convaincre les 6 775 235 699 êtres humains restants sur la planète, et disposent d’armes solides pour y parvenir.
Â
OBHA, pour vous servir.
posté le 22/05/2011 | 1010 vues | 2 commentaires | tags: nasser française découverte pop Culture musique
C’est toujours aussi agrĂ©able de te lire!! :) Et en passant tu m’as fait dĂ©couvrir Nasser tiens!! :p A toute!
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