[Ndlr : retrouvez désormais tous les 15 jours la rubrique “t’as vu ta bobine” par La Poupée Russe, votre chef de rubrique Ciné !]
Entre le décès d’Elisabeth Taylor, tigresse mythique de l’Age d’or du cinéma, et les innombrables hommages qui lui ont été rendus tout le mois dernier, et le lancement de l’édition 2011 du Festival de Cannes (dont je vais avoir l’occasion de vous parler plus en détails dans un de mes prochains éditos) en mai, j’ai le grand plaisir de vous présenter la nouvelle rubrique cinéma de Ladies Room :
Je ne pouvais rêver parrainage plus prestigieux. Et par une sorte de hasard inconscient, il y a quelques mois, j’ai également modifié mon pseudo pour prendre celui de « La poupée russe », mutation dont je vous avais expliqué la genèse lors de ma semaine de rédactrice en chef.
Tout comme ma collègue Storia avec la musique, je baigne dans le cinéma depuis toujours. Loin d’être le rejeton privilégié d’une famille d’artistes, c’est dans le salon d’une banlieue modeste que cette passion est née. J’avais douze ans quand ma famille accueillit son premier magnétoscope, une sorte d’énorme bloc gris de fabrication nationale (Pathé Marconi), dont la manipulation nécessitait un plongeon de plusieurs heures dans une brochure heureusement rédigée en français.
Réservée à la sagacité des enfants en terme en nouvelles « technologies », le premier film à bénéficier de notre équipement fut le Tarzan de 1932 avec Johnny Weissmuller. Suivirent Scaramouche, Voyage au centre de la terre, Les disparus de Saint Agil, Les viking, Ivanhoé, … Dont les choix étaient fortement orientés par notre père, sur la base de la programmation du Cinéclub, sur Antenne 2, et du Cinéma de Minuit, de FR3. Un temps que les moins de vingt ans… Aucune nostalgie. Juste de l’émotion, parce que moi, le cinéma que je pratique, c’est le cinéma « à la papa ».
De la VHS et des films diffusés en troisième partie de soirée, j’ai développé le goût des salles obscures où j’ai plus souvent partagé l’exaltation de la cinéphilie que les premiers émois adolescents. A l’instar de Mia Farrow dans La rose pourpre du Caire, c’est sur le grand écran que j’ai trouvé du sens à mon enfance et mon adolescence.
Pourquoi je choisis de me lancer dans l’aventure de cette rubrique ? Parce que j’aimerais vous redonner le goût de sortir de votre salon pour vivre la véritable aventure du cinéma, celle du grand écran et de la V.O. (Version originale), celle qui, en s’y consacrant loin de la table à repasser et des potes qui commentent en direct, vous offre les clés de milliers d’univers, voire celles du votre. Celle, où dans la pénombre de la salle, vous pouvez laisser couler vos larmes, vous enthousiasmer à corps perdu, vous emmerder sans oser pousser la porte de sortie.
Je vais laisser à nos contributrices le plaisir de chroniquer les derniers blockbusters, même si certains sont de grande qualité (dernièrement, je vous aurais bien dit un mot sur Black Swan et Le discours d’un roi), je me réserve le plaisir de vous entraîner sur des chemins qui ont longtemps été battus, et qui retournent aujourd’hui en jachère. En première ligne pour la production française, les seconds rôles et les découvertes.
Je vous retrouve donc, avec cet édito, dans quinze jours, avec les clés du festival de Cannes 2011. Et attendant, bonnes séances.
(cc) roujo
posté le 27/04/2011 | 810 vues | aucun commentaire | tags: bobine 7e art nouveauté cinoche film art Edito | une personne a aimé
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