Culture

Some kind of unreal music #1

Retrouvez tous les quinze jours la revue de presse musicale de notre chef de rubrique musique, Storia Giovanna !

Puisque, selon ma comparse Rose H., la musique qui fait le buzz n’est pas dans les magazines qui sont censés en traiter spécifiquement, cette revue de presse sera donc placée sous le signe de la musique qui ne s’écoute pas dans le monde réel. C’est un concept qui est certes discutable – en même temps, Tania Bruna-Rosso le fait très bien, mais avec 6 mois de retard – mais qui est amusant lorsque l’on s’intéresse un tantinet soit peu au microcosme culturel parisianiste et sa branlette mentale (ce qui est mon cas, étant donné que, je vous le rappelle, IRL, je bosse dans le milieu culturel…).

Voici donc ma première petite revue de presse piochée dans les magazines que je dirais de référence, tels que Les Inrocks, Télérama, Rock’n’Folk and so on. Des trucs, donc, avec des informations vérifiées, de l’irrévérence parfois, de la branlette intellectuelle (beaucoup), donc beaucoup d’intérêt pour moi. Et en ce début de printemps assez hot, la paresse dans les parcs m’invite donc à lire énormément. Donc à assimiler beaucoup d’informations…

Voici donc mon petit résumé :

  • Some kind of unreal music #1La mauvaise nouvelle de la quinzaine

http://www.youtube.com/watch?v=qwoLACv_srQ

Les Inrocks vivent comme un drame la fin du sympathique groupe électro-rock new-yorkais LCD Soundsystem. En effet, après 10 ans de carrière et trois albums, la bande de James Murphy a décidé de mettre fin au groupe avec un concert d’anthologie au Madison Square Garden ce samedi 2 avril 2011. Un concert de plus de deux heures avec des anciens du groupe, des invités prestigieux tels que Arcade Fire, un dress-code fait de noir et blanc… Bref, un beau pot de départ.

Le résumé du concert à suivre sur le site des Inrocks

  • Some kind of unreal music #1La couv de la quinzaine

Irrémédiablement, elle revient à Rock’n’Folk qui zoome sur le retour des Strokes. Julian Casablancas est revenu de sa petite balade en solitaire pour retrouver un groupe encore plus rock chic en lunettes noires. Sinon, comme le Patron est vieux, il titre sur le retour des vieux briscards, en l’occurrence Bertignac et Johnny. Effectivement, je trouve que pour le premier, c’est amplement mérité.

En effet, à la manière de son ancien comparse Jean-Louis Aubert, il crée l’événement à chaque fois qu’il revient, même si son disque n’est pas du plus grand rock’n’roll qui soit. Par contre, débattre sur la rockitude de Johnny Hallyday, c’est comme discuter du coulant d’un brie de Melun : il faut vraiment arriver au point Gillot-Pétré pour oser titrer un magazine qui se dit rock’n’roll sur un débat aussi vacuit.

  • Some kind of unreal music #1Le LOL de la quinzaine

http://www.youtube.com/watch?v=UbbWPDwAVq4

Encore une fois, Katerine se fait remarquer avec une prestation ubuesque. Et comme d’habitude, Les Inrocks s’en sont donnés à cœur joie pour décrypter toute cette mécanique de l’absurde. Et le pire, c’est que, même moi en tant que chrétienne, je ne suis même pas choquée de voir Katerine en évêque. Je me dis qu’il a fait des trucs bien pires, et qu’après tout, c’est pour délivrer un message de tolérance simpliste, mais pas tant que ça. Bref, à l’image du personnage.

  • Les disques de la quinzaine
  • Some kind of unreal music #1Rock : TV on the Radio, Nine Types of Light. Le premier album du groupe, Cookie Mountain, avait époustouflé la critique en 2006. Un deuxième album en demi-teinte en 2008, et les voilà avec un nouvel album assez fusion et assez élégant (pour en avoir écouté quelques extraits sur Deezer et pour me fier à l’avis sûr de ma siamoise). Télérama trouve à cet album des accents de Talking Heads, Prince, Santana ou encore Radiohead. Quant aux Inrocks, il trouve au groupe une paix nouvelle. Bref, cet album mérite ce terme galvaudé d’album de la maturité.
  • Some kind of unreal music #1Français : Joseph d’Anvers, Rouge fer. Peu d’artistes français sont capables d’assurer une sonorité rock et des textes qualitatifs. Comme le dis mon t-shirt, Le rock français, c’est comme la cuisine anglaise. En gros, ça n’a aucun goût. Et c’est bien ce que pense justement Télérama du troisième album solo de Joseph d’Anvers, lui reprochant ceci : loin de s’embraser au contact de mots si corporels, son interprétation s’éloigne, désincarnée. Tandis que les Inrocks saluent la performance au contraire mesurée, entre rock et douceur, à rebours de ce qu’on attendrait d’un artiste purement rock. Bref, il semblerait qu’il faille véritablement faire son propre avis sur la question.
  • Some kind of unreal music #1Electro-Pop : Metronomy, The English Riviera. D’après les extraits que j’ai entendus ici et là, je retrouve un son anglais hype à la Mark Ronson Productions. Bref, quelque chose de très léger, de pop, quoi. Les Inrocks saluent leur libération d’une certaine forme de branlette arty sonore pour faire dans le songwriting, chose qui n’est en soi pas évidente dans la pop en langue anglaise. Donc un disque qui semblerait être à suivre…
  • A dans quinze jours pour d’autres incursions dans la musique irréelle…

3 Responses to “Some kind of unreal music #1”

  • Droit de réponse : je n’ai rien contre les Inrocks, Rock& Folk et consorts, toute cette petite mafia de journaleux que tu ériges en Bible, Torah et Coran musicaux (oui, j’ose bafouer les trois religions monothéistes en une seule phrase). Je les lis aussi.

    Tout ce que je constate, c’est qu’ils ne font clairement pas figure de référents. Comme tu le dis toi-même, c’est de la “branlette intellectuelle”, sous prétexte qu’ils ont pu faire leurs preuves un jour (ou pas), ils se gargarisent dans un espèce de truc qui me plaît moyennement.

    Y a comme un discours à deux vitesses : pour écrire des billets mous et durs y a du monde, pour parler des artistes sponsorisés par Deezer et Spotify, y en a aussi. Pour ce qui est du parti pris underground, on repassera, franchement. Quand on se veut référent, on privilégie la qualité au positionnement.

    Ce weekend, j’ai réalisé, par exemple, que le dernier album d’Abd Al Malik était une merveille. Et personne n’en parle. Ni les Inrocks, ni Technikart, ni Rock & Folk. Pas étonnant. Surtout décevant.

    Mais merci Télérama, y a encore des gens qui font à peu près leur boulot.

  • Contre-droit de réponse : justement, dans ce grand univers de la branlette mentale que sont les magazines musicaux dits de référence, la musique urbaine – en gros, ce que tu écoutes le plus (d’après les goûts musicaux que je te connais, ma chère Rose.H) – n’a pas lieu d’être. C’est l’une des grandes injustices de la presse musicale.

  • Plus j’écoute The English Riviera de Metronomy, plus j’aime cet album ! Tout particulièrement le titre “she wants”. Et là je me rend compte que ce commentaire n’est pas d’un intérêt flagrant…

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