Il y en a qui kiffent faire leurs courses, moi je n’aime pas. Je n’arrive pas Ă faire la liste de ce que je vais manger les cinq prochains jours, je n’arrive dĂ©jĂ pas Ă savoir comment je vais m’habiller le matin alors… Je finis d’ailleurs par acheter toujours les mĂŞmes choses, et arrivĂ©e Ă la caisse je contemple les paniers et chariots de mes voisins et leur contenu me fait souvent regretter mes choix : oooh du saumon fumĂ©, et du veloutĂ© de petits lĂ©gumes façon provençale, mmmmh des Danettes au chocolat…
J’ai essayĂ© toutes les tranches horaires, rien Ă faire c’est toujours blindĂ©.
- Le matin Ă l’ouverture il y a dĂ©jĂ une file de personnes âgĂ©es qui attend que le rideau de fer se lève.
- A midi ce sont toutes les mères de famille avec leur smala, bonjour les cris et les larmes avec enfants qui se roulent par terre en hurlant “t’avais dit qu’on aurait des nounours Ă la guimauve et au chocolaaaaaaat”. Sourire gĂŞnĂ© de la maman.
- A la sortie des bureaux, pas mieux. Avec un peu tout ça Ă la fois et en plus plein de filles comme moi qui voudraient rĂ©gler cette histoire en 10 minutes chrono. Mais 10 minutes en fait c’est mĂŞme pas le temps d’attente Ă la caisse. 10 minutes ca serait peut-ĂŞtre le temps pour dĂ©nicher un panier, car le panier Ă roulettes est une espèce en voie de disparition aux heures de pointe au supermarchĂ©. Alors c’est la guerre, vous guettez le panier rouge Ă roulettes tel un fĂ©lin qui guette sa proie. OH! Une dame laisse le sien Ă la caisse, viiiiite il est pour vous! Et lĂ vous vous jetez dessus, mais une autre femme l’a vu avant vous et vous l’arrache des mains. RatĂ©!
Du coup vous n’avez mĂŞme pas encore commencĂ© vos courses que vous ĂŞtes dĂ©jĂ super Ă©nervĂ©e. QUOI ???! Il n’y a plus de jambon supĂ©rieur sans couenne dĂ©graissĂ© ??? C’EST QUOI CE DÉLIRE ??! (oui vous ĂŞtes un peu Ă fleur de peau…) En plus vous mourrez de faim donc vous vous jetez sur les tartines de rillettes de la mer au stand “Essayez moi! Je suis en promotion!” alors que vous DÉTESTEZ ça. La jeune fille responsable du stand -nqui est dĂ©guisĂ©e en sirène et qui a l’air d’en avoir vraiment, mais vraiment marre de sortir son speech sur les dĂ©lices de la mer - vous fait comprendre au bout de 4 tartines qu’il faut que vous partiez pour laisser la place Ă d’autres clients. De toutes les façons votre estomac pense la mĂŞme chose et vous commencez Ă sentir les excès des dĂ©lices marins…et vous avez un peu la nausĂ©e. Pour les filles comme vous il devrait y avoir une pancarte signalant “pas plus d’une tartine par personne”.
Vous continuez votre chemin. Tiens vous ĂŞtes tombĂ©e sur le panier Ă roulettes qui couine. Chouette. Vous croisez un de ces couples pour qui vous vouez une admiration sans borne, qui arrivent Ă faire leurs courses SANS S’ENGUEULER.
Lui : Tiens et si on prenait des chips goût oignons et des pizzas pour le dîner? Les deux sont en promo.
Elle : C’est une bonne idĂ©e mais je pensais plutĂ´t faire du poisson avec des Ă©pinards ?
Lui : Ok, ça me va aussi !
?????? (respect!)
Pour aller plus vite vous courez entre les allĂ©es, votre panier Ă roulettes a mĂŞme du mal Ă vous suivre, il vole malgrĂ© lui, vous le remplissez tel un robot, vous connaissez votre liste par coeur, les rayons comme votre poche. Les gens s’Ă©cartent Ă Â votre passage tellement vous avez l’air d’une furie.
ArrivĂ©e dans les derniers rayons vous vous faites avoir et vous achetez malgrĂ© vous 4 boĂ®tes de cĂ©rĂ©ales de la mĂŞme marque (alors que votre consommation hebdomadaire ne dĂ©passe pas la demie boĂ®te), parce que pour 3 boĂ®tes achetĂ©es vous avez droit Ă -5%de-rĂ©duction-sur-le-prochain-achat-Ă -plus-de-14-euros-entre-le-1er-et-le-15-avril-dans-la-limite-des-stocks-disponibles (c’est toujours un peu compliquĂ© les promos, il faut bien lire les conditions qui sont Ă©crites en tout petit sur le cĂ´tĂ©).
Statistiquement, sur une dizaine de caisses, quelle est votre chance de tomber sur celle qui n’avance pas ? 100% de chances, eh oui ! Vous ĂŞtes dotĂ©e d’un pouvoir extraordinaire, voire surnaturel comme Pierre Richard : vous ĂŞtes capable de flairer la caisse foireuse. Petit indice : c’est souvent celle dont la file avance le plus vite… jusqu’Ă ce que vous la choisissiez. Car un drame est vite arrivĂ© : la personne qui est en train de payer dĂ©cide de rĂ©gler ses achats pour un total de 74 euros avec des bons d’achats de 6,90 euros…ou bien le monsieur se rend compte qu’il a oubliĂ© quelque-chose qui se trouve Ă l’autre bout du magasin et dit “je reviens DE SUITE” et on ne le voit plus pendant 1/4h, ou bien pas de code barre sur un produit, pas de monnaie, machine Ă carte bleue qui bloque, plus de sacs en plastique, pause de la caissière, alerte au feu…la liste est longue.
Et si rien de tout ça ne se produit, quelque-chose d’encore plus pervers vous guette… Vous sentez qu’on vous tapote sur l’Ă©paule : et lĂ une gentille grand-mère vous regarde les yeux brillants et vous demande d’un ton mielleux en vous montrant ses deux pommes de terre et ses deux yaourts si elle peut passer devant vous parce-qu’elle n’a “que ça”. C’est ENFIN votre tour. En sortant vos produits de votre panier vous vous rendez compte que la bouteille d’huile que vous aviez choisie parmi cinquante FUIT. Et que par consĂ©quent il y a de l’huile dans le fond de votre panier, et que vous avez laissĂ© aussi un petit sillage Ă travers tout le magasin et que l’on peut donc suivre votre itinĂ©raire très facilement (une petite flaque se trouve curieusement devant le stand des rillettes de la mer).
C’en est trop. Heureusement, il y a ce jeune homme très gentil et très doux qui s’occupe de vous Ă la caisse et qui prend soin de vos achats comme si c’Ă©tait la prunelle de ses yeux. Il attrape vos produits dĂ©licatement, les oriente lĂ©gèrement pour que le scan puisse dĂ©tecter le code barre, les dĂ©pose avec attention de l’autre cĂ´tĂ© du tapis roulant en les rangeant par catĂ©gorie, et les enveloppe mĂŞme mĂ©ticuleusement dans des sacs plastique. Il fait ça avec la plus grande attention du monde; si bien que vos yaourts au bifidus 0% prennent un tout autre sens grâce Ă lui.
Le simple fait de l’observer pendant ces quelques minutes rĂ©ussit Ă vous apaiser…et c’est donc tout naturellement qu’Ă sa demande vous acceptez de lui filer vos coordonnĂ©es pour recevoir toutes les offres promotionnelles du magasin en temps rĂ©el sur votre portable. Biiip ! Damn it ! vous venez de vous faire avoir comme une bleue !
(cc)Â Kees van Mansom
posté le 14/03/2011 | 1213 vues | 3 commentaires | tags: alimentaire achats magasin caisse supermarché course Quotidien Ego trip
C’est vraiment criant de vĂ©ritĂ© ! Faisant mes courses Ă pieds, il y a aussi la galère due au poids des sacs. J’essaie d’en prendre un max pour ne pas devoir revenir au supermarchĂ© deux jours après, mais du coup les 15 min de route Ă pieds sont un vĂ©ritable enfer. A chaque fois que j’arrive en haut de mes trois Ă©tages sans ascenseur, j’hurle toute rouge et en sueur que c’est la DERNIERE fois que je fais les courses de ma vie !
Il faudrait vraiment que je teste les courses par internet !
Comme les gamins qui dĂ©testent s’entretenir au tĂ©lĂ©phone (j’Ă©tais tĂ©tanisĂ©e dans mes jeunes annĂ©es), l’Ă©preuve du supermarchĂ© est pour moi un vrai calvaire. Je vis toute seule et suis rarement chez moi, comme Plipli quand je fais les courses j’aime en prendre le plus possible, or les aliments pĂ©riment trop vite… Sans compter les oublis, mon incapacitĂ© Ă acheter des fruits et des lĂ©gumes (je ne vais JAMAIS au marchĂ©)… et pour les courses par internet, il y a un minimum de courses ! 100 euros de courses, j’ai fait le calcul, tiennent deux mois et demi. Etonnant.
Je vais ptet vraiment faire ça, en fait… Sauf si, encore une fois, ça pĂ©rime trop vite ! Je suis une cause dĂ©sespĂ©rĂ©e.
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Salut LilyParis,
Excellent! Cela me rappelle quelqu’un… euh moi!
Alors j’en suis venue aux courses par internet ;-)!
Et le garçon qui livre est super sympa…
Bon courage!