Love sucks… Ouais, ça ressemble fort Ă un cri d’ado boutonneuse en crise mais ne jugez pas trop vite… Love sucks, parce que je voudrais parler des filles comme moi, des filles qui ont peur de l’amour ou qui n’y croient pas, ou plus. Des filles qui trouvent que tout ça c’est que du vent, de la niaiserie, de la naĂŻvetĂ©, de celles qui prĂ©fèrent prendre la fuite avant de se prendre le mur.
Moi je suis une pro, en 26 ans j’ai cumulĂ© tout ça Ă la fois, autant dire que j’ai beaucoup couru. Pas après l’amour, jamais, j’ai plutĂ´t sprinter pour l’Ă©viter en fait. Des annĂ©es de fuite dès l’adolescence, Ă commencer Ă observer ce qui se passait autour de moi, les copines qui pleurent, les adultes qui se dĂ©chirent, toutes ces personnes qui finissent déçues, Ă ne plus y croire, Ă focaliser plus sur la souffrance que les sentiments pouvaient engendrer que sur le bonheur qu’ils pouvaient apporter.
J’ai eu des petits copains Ă l’Ă©poque, beaucoup, j’ai passĂ© mon temps Ă prendre et Ă Â jeter parce que je voulais pas finir Ă pleurnicher dans un coin comme mes copines le faisaient. Et puis surtout je voulais rester moi-mĂŞme, les sentiments, ça change trop les gens, on ne vit plus pour soi, on vit pour deux.
A force, tout cela m’a en quelque sorte “conditionnĂ©e”. L’amour ça n’existe pas, c’est juste une illusion, une quĂŞte de bonheur naĂŻve qui au fond n’a pas vraiment grand intĂ©rĂŞt. Je ne suis jamais tombĂ©e amoureuse, Ă mes yeux je n’en Ă©tais pas capable de toute manière. Mon bonheur ne dĂ©pendait que de moi et c’Ă©tait très bien comme ça.
J’Ă©tais tellement persuadĂ©e que je n’Ă©tais pas capable d’aimer que je suis restĂ©e de longues annĂ©es avec un mec que je n’aimais pas, parce que ça m’arrangeait, c’Ă©tait facile, on s’amusait, je n’attendais rien de plus d’une relation avec un homme. Puis il s’est mis Ă espĂ©rer que je change, avant de dĂ©sespĂ©rer. Il a fini par se dĂ©chirer tout seul et je suis partie parce qu’il n’y avait plus de bons moments, plus d’intĂ©rĂŞt.
Je sais, ça Ă l’air triste comme ça, mais en fait c’Ă©tait bien, très bien mĂŞme. Certainement pas pour eux mais pour moi ça l’Ă©tait. Je le vivais bien, c’Ă©tait un avantage, je finirais jamais en loque humaine Ă cause d’un mec et je regretterais presque ce temps-lĂ .
Parce qu’il y a eu lui. Mon actuel, mon double, celui pour qui je n’ai pas encore trouvĂ© la force de fuir. Et autant vous le dire, quand on tombe sur celui-lĂ , pour les filles comme moi, c’est la merde. On a des papillons qui se rĂ©veillent dans le ventre, on comprend pas ce qui se passe, on lutte, on tente de faire en sorte qu’ils se rendorment et non seulement on y arrive pas mais voilĂ qu’en plus y a des Ă©toiles qui se mettent Ă briller dans nos yeux quand on le regarde.
L’amour n’existe pas et pourtant le voilĂ qui se pointe, tel un fantĂ´me, alors on commence Ă flipper. On veut fuir, loin, très loin, mais on y arrive pas. Parce que le perdre, ça ferait aussi mal que de rester. On se retrouve paumĂ©e, Ă plus savoir quoi faire, quoi penser, Ă jouer sur le mode un pas en avant, deux pas en arrière.
Les premières images qu’on a gardĂ© de l’amour reviennent et la peur de ne plus ĂŞtre soi-mĂŞme resurgit, couplĂ©e Ă la pensĂ©e que tout va forcĂ©ment se casser la gueule un jour et que ça va faire mal, très mal. Quelqu’un influe sur mon humeur, mon Ă©tat d’esprit, je sais pas gĂ©rer mes sentiments parce que je savais mĂŞme pas qu’ils pouvaient exister et c’est le bordel dans ma tĂŞte.
On se dit qu’on est pas normale, qu’on devrait nager dans le bonheur et qu’Ă la place, on se pourrit le cerveau. Je voudrais ĂŞtre comme les autres, les rĂŞveuses, les naĂ®ves, arriver Ă mettre ma rationalité et mon cotĂ© trop rĂ©aliste de cĂ´tĂ©. Je voudrais ĂŞtre simple.
(cc) sicoactiva
posté le 10/03/2011 | 751 vues | 1 commentaire | tags: Samara fuite sentiments peur Ego trip amour
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