musique

What’s going on Storia’s ears #12 : Roda de samba

Hier soir, une copine qui part au Brésil ce mercredi avait donné rendez-vous à tous ses copains à l’Alimentation Générale (64, rue Jean-Pierre Timbaud, Paris XIe) pour la retrouver à la roda de samba mensuelle de Zabumba. Malheureusement, ma vie sociale étant ce qu’elle est, je n’ai pu me joindre à elle pour danser parmi les Brésiliennes qui ont du style et les Françaises qui essaient d’avoir du style.

What’s going on Storia’s ears #12 : Roda de sambaJ’ai donc découvert l’an dernier cette manière de vivre le samba, c’est-à-dire pas forcément avec les défilés de rue et les danseuses avec plumes dans… la tête. Parce que quand on parle samba, la plupart des Français pensent carnaval de Rio, paillettes et tout le tintouin. Mais on peut aussi faire du samba dans une salle et en petit comité. Cela s’appelle donc une roda de samba ou un pagode.

La roda de samba est donc un concert où les musiciens sont en rond et où les gens dansent autour. On retrouve une bonne partie des instruments de musique que l’on retrouve dans une batucada : tamborim, caixa, surdo, ganzê, agogo… Mais d’autres instruments accompagnent le plus souvent : guitare, cavaquinho (qui ressemble au ukulélé), triangle, parfois violon ou flute traversière. Le chant tient une place principale.

En cela qu’elle se tient dans un lieu public, la roda de samba se distingue du pagode, qui ressemble davantage à un apéro où tout le monde a rapporté son pandeiro et son reste de tomates-cerises dans le frigo. Non, à la roda de samba, en général, la salle est blindée, tu as du mal à faire ta choré de samba telle que tu l’as apprise en cours. Et la plupart du temps, soit tu percutes tout le monde, soit tu enfonces ton talon aiguille dans le pied de quelqu’un, soit tu heurtes avec bonheur un très beau Brésilien qui t’emmène dans un forro endiablé.

Bref, dans une roda de samba, si tu fais la gueule, et ben sors. Ce n’est pas fait pour les coincés du derche. Si, au minimum, tu ne marques pas le rythme avec la paille de ta caïpirinha (What else ?), va voir un ballet à l’Opéra. Parce qu’à voir ces corps libérés, voire très peu vêtus pour certains (car le samba est une danse qui donne très chaud), on peut constater que la joie de vivre est de rigueur, ce qui peut rendre parfois addictif. En témoignent certaines de mes copines qui font au moins une roda par semaine.

Cette hiver, pour te changer du froid ambiant, la roda de samba est donc tout à fait indiquée. Et si tu ne sais pas danser le samba, ce n’est pas grave, la moitié de la salle non plus. Mais, pris par l’ambiance, peut-être finiras-tu par bouger ton bassin et discuter avec ce chaleureux Brésilien qui sait si bien bouger ses fesses…

Pour donner un petit aperçu, voici donc un extrait avec Zabumba :

(cc) Luciana Batista

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