Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

26. mai 2012

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Plipli

La perception de l’hystérie au fil des années

Revenant du Canada, ma sÅ“ur m’a offert un petit livre qu’elle a déniché dans une friperie : les premiers soins chez soi. Ce petit livre fait partie de l’encyclopédie permanente de la vie quotidienne de la bibliothèque Marabout-Flash et date de 1959.

Je l’ai ouvert au hasard, histoire de me faire une idée de son contenu, et je suis tombée sur le paragraphe traitant de l’hystérie.

Voici comment y est décrite l’hystérie et la manière de la prendre en charge à cette époque :

“Des individus hystériques chez lesquels on ne décèle aucune trace de maladie organique convulsivante ont cependant parfois des crises de nerfs. Une personne entraînée réalise tout de suite l’absence de symptômes caractéristiques : la bouche n’émet pas de salive mousseuse et la durée de la crise – qui est assez épuisante – est relativement courte. Le secouriste se contentera de laisser la nature poursuivre son cours.”

A priori, l’hystérie ou crise de nerfs était donc considérée comme quelque chose de pas bien méchant. Il suffisait d’attendre simplement que cela passe.
Aujourd’hui, cela nous semble un peu « léger ».

J’ai donc fait une petite comparaison avec les traitements proposés aujourd’hui. Je n’ai pas pris le temps d’aller voir les livres médicaux actuels, mais j’ai fait une petite recherche sur le moteur de recherche le plus utilisé par les internautes. Voici ce que j’ai trouvé* :

“Pour certains médecins, le traitement consiste à isoler le patient de sa famille ou du public de façon à dédramatiser la situation. Il associe :
- Des anxiolytiques (médicaments contre l’anxiété).

- Un placebo (” faux ” médicament, sans activité pharmacologique) donne de bons résultats.

- Des séances de psychothérapie ou de psychanalyse, en sachant que certains patients n’hésitent pas à faire des tentatives de suicide ou à avoir recours la toxicomanie pour mettre le thérapeute à l’épreuve.”

L’hystérie semble bien plus préoccupante aujourd’hui non ?

On passe de “laisser la nature poursuivre son cours” au recours aux médicaments, à la psychothérapie et on parle même de tentatives de suicide.

Je ne tient pas à résumer ici l’histoire de l’hystérie, il existe déjà de très bons articles sur ce sujet sur le web ou ailleurs. Non ce qui m’a interpellée, c’est plutôt le poids du contexte, de l’époque sur la représentation de cette maladie. A la fin des années 50 on ne parlait peut-être même pas de maladie, alors qu’aujourd’hui on parle d’affection psychiatrique et on la prend très au sérieux.

Attendons quelques années pour savoir comment l’hystérie sera perçue et prise en charge dans les années 2060.

* source : http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/hysterie-definition-diagnostic-traitement-2468/traitement.html

 

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